Engie en pertes au premier semestre 2023 à cause du nucléaire belge
Juliette Raynal
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SARAH MEYSSONNIER
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Sans surprise, l'épineux dossier du nucléaire belge est venu ternir les résultats d'Engie au premier semestre de l'année. L'énergéticien accuse une perte nette part du groupe de 800 millions d'euros, contre un bénéfice de 5 milliards d'euros un an plus tôt, en raison d'une charge de 4,4 milliards d'euros liée à ses activités nucléaires en Belgique. Sans les éléments exceptionnels, le bénéfice net récurrent s'établit à 4 milliards d'euros.
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Au terme de longs mois de négociations, Engie et l'Etat belge sont parvenus à s'entendre, in extremis, le 29 juin dernier sur la prolongation de dix ans des réacteurs Doel 4 et Tihange 3, demandée par la Belgique afin de garantir la sécurité énergétique du pays face à la crainte de pénuries d'électricité. Au cœur de ce bras de fer : la définition du montant à verser pour qu'Engie puisse s'acquitter de la gestion des déchets nucléaires des sept réacteurs du royaume. Les deux parties ont trouvé un accord à 15 milliards d'euros. Une somme qu'Engie devrait verser en deux fois.
Juliette Raynal