Gaz à effet de serre : la pollution liée au charbon continue d'augmenter dans les pays du G20
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La centrale a charbon de weisweiler en allemagne
Wolfgang Rattay
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La centrale a charbon de weisweiler en allemagne
Wolfgang Rattay
On savait déjà que les pays du G20 sont à l'origine de 80% des émissions mondiales liées à l'énergie. Mais un rapport du groupe de réflexion dédié au climat et à l'énergie, Ember, publié ce mardi 5 septembre, révèle que les émissions de carbone liées au charbon par habitant au sein de ces pays ont augmenté de 9% entre 2015 et 2022.
Cette situation pourrait d'ailleurs perdurer. Fin juillet, les ministres de l'Environnement du G20 ont échoué à trouver un accord sur le plafonnement des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2025 pour faire face au changement climatique. Pourtant, une semaine plus tôt, ce sont les ministres de l'Énergie du G20 qui n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un calendrier de réduction du recours aux énergies fossiles.
À noter toutefois que 12 pays membres du G20, sur les 19 que compte ce forum de coopération économique internationale, ont réussi à réduire considérablement leurs émissions par habitant entre 2015 et 2022. Notamment la Grande-Bretagne, l'Allemagne et les États-Unis. Reste que parmi eux, certains continuent d'émettre bien plus que d'autres au regard de la moyenne mondiale par habitant, souligne le rapport.
La Chine et l'Inde font d'ailleurs partie des pays qui ont vu leurs émissions augmenter. Tout comme l'Indonésie, où les émissions de CO2 liées au charbon par habitant ont grimpé de 56% depuis 2015. Un groupe de pays riches et d'institutions internationales s'était pourtant engagé l'an dernier à verser à cet État 20 milliards de dollars pour réduire sa dépendance au charbon.
Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), les centrales électriques au charbon qui ne déploient pas de technologie permettant le captage du carbone doivent réduire leurs émissions de 70 à 90% d'ici à huit ans. Mais de nombreux pays du G20 n'ont pas encore dévoilé de stratégie pour réduire leurs émissions liées au charbon, selon Ember.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

À ce sujet, la France a autorisé fin août deux centrales à charbon à fonctionner plus longtemps, afin d'éviter un black-out hivernal. Pour ce faire, les plafonds d'émissions de gaz à effet de serre ont été assouplis de manière temporaire. Elles payeront néanmoins plus cher pour la compensation de leurs émissions.
Puisque les dirigeants du G20 se réunissent samedi et dimanche à New Delhi, Ember a appelé les pays membres du G20 à s'accorder sur un plan pour tripler l'utilisation d'énergies renouvelables d'ici à 2030, et réduire progressivement la production d'électricité à partir du charbon.
dans l'Union Européenne
. Entre janvier et juin, les énergies fossiles ont généré 33% du mix électrique, contre près de 36% pour l'ensemble des renouvelables, selon un rapport publié la semaine dernière.À lire également
Principale raison à ce phénomène : la demande d'électricité a chuté significativement sur le continent européen, de la part des ménages comme des usines. Et ce sont d'abord les centrales au charbon et au gaz qui ont été ralenties, réduisant leur part dans la production totale. La production d'électricité à partir du charbon a ainsi régressé de 23%, représentant pour la première fois moins de 10% du mix électrique européen en mai. Celle à partir du gaz, elle a reculé de 13%.
(Avec AFP)
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