Nucléaire : ce calcul financier d'EDF qui a poussé la France à recycler son uranium en Russie
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Le redemarrage de la centrale de cruas pourrait etre retarde, indique edf
Robert Pratta
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Le redemarrage de la centrale de cruas pourrait etre retarde, indique edf
Robert Pratta
C'est un paradoxe étonnant. Alors qu'EDF réutilise une partie de l'uranium consommé par ses centrales nucléaires, afin d'inscrire la filière dans des pratiques vertueuses d'économie circulaire, ce choix risque aujourd'hui d'écorner son image. Sur le papier, l'idée semble pourtant louable, puisqu'il s'agit de recycler des matières issues des combustibles déjà irradiés une première fois en réacteur, de manière à produire de l'électricité sans creuser à nouveau dans les mines. Seulement voilà : c'est la Russie, et plus particulièrement la filière Tenex du géant Rosatom, qui réalise l'opération de retraitement pour le compte de l'électricien tricolore. Un partenariat qui passe mal en ces temps de guerre en Ukraine.
Il faut dire que ni la France, ni aucun autre pays d'Europe de l'Ouest, ne disposent de l'outil industriel nécessaire pour recycler cet uranium, qui constitue près de 95% des combustibles usés dits « valorisables ». Aujourd'hui, la seule usine capable de s'en charger se trouve dans la région de Tomsk, en Sibérie. Mardi 29 novembre, la France a ainsi réceptionné la fameuse matière transformée en Russie, afin d'alimenter sa centrale de Cruas (Ardèche), la seule certifiée pour utiliser cet uranium de retraitement enrichi (URE).
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