Nucléaire : le groupe Gorgé se lance dans la course aux mini réacteurs pour chauffer les villes
Juliette Raynal
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Raphaël Gorgé, PDG du groupe.
Reuters
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Raphaël Gorgé, PDG du groupe.
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Un nouvel acteur vient de faire son entrée sur le marché émergent des petits réacteurs nucléaires. Entre le projet phare Nuward mené par l'électricien national EDF et la petite dizaine de startups qui a fleuri au cours des derniers mois, le groupe familial Gorgé, spécialisé dans les hautes technologies industrielles, entend bien se faire une place. Son objectif : décarboner les réseaux de chaleur urbains grâce au déploiement de « mini réacteurs » de 30 mégawatts thermiques en périphérie des villes. « Le projet Calogena, porté par notre ETI, constitue un bon compromis, qui combine assise industrielle et l'agilité d'une structure capitalistique familiale qui permet un circuit de décision plus court », fait valoir Raphaël Gorgé, le PDG du groupe.
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L'entreprise de taille intermédiaire, essentiellement présente dans l'aéronautique, la défense, via sa société cotée Exail technologies qui développe des drones et des robots, n'est pas complètement étrangère au secteur nucléaire. Depuis 2007, le groupe a développé deux activités autour de l'atome civil : l'une dédiée à la production de portes qui équipent aujourd'hui toutes les centrales françaises et la seconde autour de prestations d'ingénierie. « Au total, quelque 300 personnes travaillent sur ces activités nucléaires, qui représentent 10% du chiffre d'affaires du groupe Gorgé SAS, [soit près de 50 millions d'euros, ndlr] », précise le dirigeant.
Juliette Raynal