Pétrole : Total annonce une "découverte majeure" dans le Golfe du Mexique

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Total a acquis une participation de 40% dans Ballymore en septembre 2017, dans le cadre d'un accord d'exploration avec Chevron (60%, opérateur) portant sur sept zones de prospection dans le Norphlet (partie orientale du Golfe du Mexique) et dans le Wilcox (partie centrale).
Total a acquis une participation de 40% dans Ballymore en septembre 2017, dans le cadre d'un accord d'exploration avec Chevron (60%, opérateur) portant sur sept zones de prospection dans le Norphlet (partie orientale du Golfe du Mexique) et dans le Wilcox (partie centrale). (Crédits : Stephane Mahe)
"Le puits a été foré à une profondeur finale de 8.898 mètres, et a traversé une colonne de pétrole de 205 mètres nets dans un réservoir Norphlet de haute qualité", souligne le groupe pétrolier français dans un communiqué. Cette découverte sur le site de Ballymore serait la plus importante jamais réalisée par Total dans une zone déjà très prolifique en hydrocarbures. Mais, apparemment, pas de quoi émouvoir les investisseurs au vu du tout petit sursaut de l'action du pétrolier ce matin à la Bourse (autour de 0,40%).

[Article publié le 31.01.2018 à 13h37, mis à jour à 14:04 avec cours de Bourse ]

Total a annoncé mercredi une découverte "majeure" avec le puits d'exploration de Ballymore, situé en eaux profondes dans la partie Est du Golfe du Mexique américain.

"Le puits a été foré à une profondeur finale de 8.898 mètres, et a traversé une colonne de pétrole de 205 mètres nets dans un réservoir Norphlet de haute qualité", souligne le groupe pétrolier français dans un communiqué.

Un puits dévié à partir du puits de découverte est actuellement en cours de forage pour évaluer l'ampleur de cette découverte majeure, ajoute-t-il.

Situé à près de 2.000 mètres de profondeur d'eau et à 120 kilomètres des côtes de la Louisiane, la zone de Ballymore couvre quatre blocs dans la formation du Norphlet, dont le bloc MC 607 où la découverte a été faite.

Total possède 40% du gisement de Ballymore

Total a acquis une participation de 40% dans Ballymore en septembre 2017, dans le cadre d'un accord d'exploration avec Chevron (60%, opérateur) portant sur sept zones de prospection dans le Norphlet (partie orientale du Golfe du Mexique) et dans le Wilcox (partie centrale).

"Ballymore est la plus grande découverte réalisée par Total dans le prolifique Golfe du Mexique et conforte notre nouvelle stratégie d'exploration mise en place depuis 2015", a commenté Kevin McLachlan, directeur Exploration de Total.

Total est présent dans l'Exploration-Production aux Etats-Unis depuis 1957.

Des participations avec Chevron et Petrobras

Dans le Golfe du Mexique, Total est concentré sur l'offshore profond avec une participation dans deux champs en production, Tahiti avec 17%, opéré par Chevron, et Chinook avec 33,33%, opéré par le groupe brésilien Petrobras.

Total détient également une participation de 40% dans la découverte de North Platte, opérée par Cobalt International, et 12,5% dans la découverte d'Anchor, opérée par Chevron.

Dans le cadre de l'acquisition de Maersk Oil, Total deviendra partenaire à 25% dans le champ de Jack opéré par Chevron. Total possède aussi une participation dans plus de 160 permis d'exploration.

Maersk Oil, la plus grosse acquisition de Total depuis Elf Aquitaine

Le groupe français a annoncé en août dernier le rachat du danois Maersk Oil pour 7,45 milliards de dollars (6,3 milliards d'euros), signant sa plus grosse acquisition depuis celle d'Elf Aquitaine en 2000.

Dans l'onshore, Total opère près de 100.000 barils équivalent pétrole par jour (production de gaz de schiste) dans la formation du Barnett et participe à hauteur de 25% dans une joint-venture opérée par Chesapeake dans les gisements de gaz de schiste de l'Utica.

Vers 9h20, l'action Total gagne 0,41% à 46,69 euros, tandis que l'indice CAC 40 progresse à la même heure de 0,28%. A 14 heures, le cours, après quelques cahots, affichait une progression aux alentours de 0,45%

(avec Reuters)

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a écrit le 01/02/2018 à 16:20 :
en tant que petit acionnaire je ne peux que me réjouir de ce succès.!
a écrit le 01/02/2018 à 11:20 :
Tous les jours nous avons droit au couplet "la planète va mourir", les automobilistes notamment avec leurs bagnoles qui fonctionnent au pétrole sont responsables, alors il faut taxer, taxer et encore taxer pour financer la fameuse transition énergétique....et EN MÊME TEMPS, TOTAL poursuit ses recherches en matière d'extraction d'hydrocarbures......et super! TOTAL trouve de nouveau sites....ne nous prendrait-on pas pour des C..?
a écrit le 01/02/2018 à 9:14 :
Comme quoi encore une fois, les spécialistes du peak oil se sont fichu le doigt dans l’œil. Je suis de ceux qui pensent qu’aucune personne à ce jour, même dans le milieu pétrolier ne peut prédire ce que sera le monde dans 10 ou 40 ans. A fortiori ce que seront les réserves pétrolières. Depuis les années 70 on nous prédit la fin des réserves pétrolières, et la technologie aidant, on en retrouve toujours de nouvelles réserves. Ne parlons même pas de la théorie russe du pétrole abiotique !!!
Tout n’est que suppositions dans un monde qui resterai celui que nous connaissons depuis 40 ans. La situation mondiale évolue trop rapidement dans le domaine géostratégique et macro économique pour faire des projections fiables à échéance + 5 ans. Les technologies dites alternatives (électriques, pile a combustibles voire d’autres à venir peuvent évoluer très rapidement) et les cours du baril peuvent très bien passer à 200, 300, 500 dollars baril comme ils peuvent également redescendre a des cours beaucoup plus bas qu’aujourd’hui. A 35 dollars / baril, les compagnies font encore des bénéfices.
Le pétrole, que certains veulent clouer aux piloris au fait de la de décarbonisation, restera encore longtemps une arme économique majeure pour bien des pays, de ce fait tout pays producteur et toutes compagnies pétrolières ne peuvent qu’entretenir le doute sur les réserves exactes.
a écrit le 31/01/2018 à 18:27 :
Tout le monde aura remarqué la contradiction, mais bon, il semble normal qu'un groupe pétrolier exploite du pétrole...
En dehors des engagements ou accords internationaux et des bons sentiments, parfois peu efficaces en tant qu’arguments de prise de décision (je ne sais qui avait prédit, que quoi qu'il arrive on brulerait du pétrole jusqu'à la dernière goute ?) il faut compter sur les critères économiques.
Il y a bien un moment où l’énergie fossile sera trop chère, ou pas assez rentable, mais dans ce cas on a vu que les producteurs étaient en mesure de faire remonter les prix. Cela oblige à rendre les énergies renouvelables encore plus compétitives.
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Réponse de le 31/01/2018 à 21:59 :
le problème n'est pas la production bon marché d'électricité renouvelable mais son stockage à coût raisonnable et sans causer des dommages environnementaux considérables... pour stocker un ou deux jours d'électricité pour la France il faudrait noyer la moitié des Alpes sous des réservoirs de barrages STEP. Quand on voit le raffut qu'a provoqué la petite flaque de Sivens...
a écrit le 31/01/2018 à 14:45 :
Même si c ' est une bonne nouvelle pour les finances de Total, il reste à noter que Total est seulement partenaire et non opérateur sur ce block.

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