Masques, gel... : les entreprises augmentent très fortement la production Made in France

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Au début de la crise du Covid-19, les besoins étaient dix fois supérieurs à la production française, fait observer le directeur général de France Industrie Vincent Moulin Wright. Depuis, la France a triplé la production de masques
"Au début de la crise du Covid-19, les besoins étaient dix fois supérieurs à la production française, fait observer le directeur général de France Industrie Vincent Moulin Wright. Depuis, la France a triplé la production de masques" (Crédits : ANN WANG)
Les sites de production de masques, de gel hydroalcoolique, de respirateurs, de matériels médicaux consommables ont fleuri ces dernières semaines en France. En peu de temps, la production de masques a triplé en France et celle de gel hydroalcoolique a été multiplié par 10.

Comme quoi, les entreprises françaises, peuvent se mobiliser et être très réactives dans une situation complètement inédite. De nombreux industriels tricolores ont reconverti en très peu de temps leur outil de production pour se lancer dans la fabrication de masques de protection, de gel hydroalcoolique, de matériels médicaux comme les respirateurs, ou de consommables pour le secteur de la santé (blouses, seringues, charlottes, lunettes...). Selon le directeur général de France Industrie, Vincent Moulin Wright, les cadences de production se sont fortement renforcées en peu de temps dans les usines qui en produisaient, et des usines ont modifié leurs lignes de production pour répondre aux pénuries.

"La crise Covid 19 aura démontré que le secteur industriel demeure la clé de voûte d'une économie, et au-delà, un formidable gisement de solutions technologiques et d'innovations pour parer les ravages des crises, qu'elles soient sanitaires, climatiques ou écologiques", estime Vincent Moulin Wright

Multiplication des sites de production de gel hydroalcoolique

En quelques semaines, la production de gel hydroalcoolique est passée en France de 50.000 litres par jour avant la crise déclenchée par le Covid-19 à plus de 500.000 litres, confie à La Tribune Vincent Moulin Wright, l'organisation professionnelle représentative de l'industrie en France. "On devrait atteindre rapidement le point d'équilibre entre la demande et l'offre", précise-t-il. Un grand écart industriel incroyable. Car en moyenne, la consommation annuelle dans la grande distribution atteint à peine 450.000 litres (pour 11 millions d'euros de chiffre d'affaires), et 4 millions dans les hôpitaux. La solidarité, mais aussi l'opportunité de rouvrir des usines de production dans un contexte extrêmement déprimé a permis de démultiplier les sites de production de gel hydroalcoolique.

Des entreprises du luxe et de cosmétiques aux entreprises de la chimie, de détergents et de produits de désinfection, en passant par les entreprises alimentaires, les fabricants de peinture ou d'alcool (Bio éthanol), ont reconverti une partie de leur outil de production pour fabriquer du gel hydroalcoolique, qui avait trop vite disparu des stocks de pharmacies et de la grande distribution dès le début de la crise. Ainsi, les groupes de luxe LVMH et L'Oréal ont été les premiers à se lancer, puis Shiseido a remis dès la fin mars en route des usines situées dans le Loiret pour produire du gel hydroalcoolique. Le groupe britannique Ineos du milliardaire Jim Ratcliffe doit de façon imminente ouvrir une unité de production de gel hydroalcoolique dans le complexe pétrochimique de Lavéra dans le sud de la France. C'est aussi le cas de la filière chimie où de nombreuses entreprises (grands groupes, ETI et PME) se sont mises en capacité de produire un total de 100.000 litres par jour, soit environ l'équivalent des besoins de 100 hôpitaux publics de couverture régionale.

Par ailleurs, les producteurs français d'alcool agricole comme Tereos se sont mobilisés pour satisfaire la demande des fabricants de gels hydro-alcooliques. La principale substance active biocide utilisée pour la fabrication de ces gels est l'alcool éthylique (ou éthanol) dont la France est le premier producteur en Europe (25% des volumes) : 1,8 milliard de litres chaque année, soit près de 5 millions de litres par jour.

Masques : triplement de la production "Made in France"

Pour les masques, la production a également très fortement augmenté grâce à la mobilisation des entreprises. Mais la France est partie de loin, de trop loin pour atteindre un point d'équilibre entre la demande et l'offre. "Au début de la crise du Covid-19, les besoins étaient dix fois supérieurs à la production française, fait observer Vincent Moulin Wright. Depuis, la France a triplé la production de masques". La production de masques FFP1 et 2 "Made in France" s'élevait avant la crise à 3 millions par semaine. Elle était assurée par seulement quatre entreprises qui peinait face à une concurrence asiatique plus compétitive car produisant des milliards de masques.

"La production a déjà doublé, précise le directeur général de France Industrie. Elle devrait atteindre 10 millions de masques par semaine à terme via de nouvelles lignes de production mise en route. Les machines permettant la fabrication de masques sont également françaises, issues du groupe CERA Engineering près de Saint Étienne, qui accroît aussi ses cadences".

D'anciens fabricants ont rouvert des lignes et de nouveaux industriels ont multiplié les initiatives ces dernières semaines. Le groupe Michelin va lancer la production d'une nouvelle génération de masques FFP2, à base de caoutchouc et à destination du milieu hospitalier. Le groupe espère en produire quelques millions. De même, l'équipementier automobile Faurecia, filiale de PSA.

La production de masques textiles (catégorie 2), qui sont moins protecteurs, s'est également envolée. Des centaines de PME et d'ETI dans le secteur du textile, de l'habillement et de la mode, notamment, "travaillent d'arrache-pied" et se sont lancées dans la production de masques conformément à un cahier des charges défini par quelques pionniers et validé par la direction général de l'armement (DGA). Un cahier des charges qui circule d'ailleurs de façon très solidaire entre les entreprises. Certaines d'entre elles ont même reconverti leur site de production.

Selon Vincent Moulin Wright, la production est passée de quasiment zéro à 6 millions de masques par semaine en seulement 15 jours. Elle pourrait encore monter jusqu'à 10 millions d'unités voire au-delà, estime-t-il. "Un tour de force pour cette industrie très concurrencée par l'Asie", souligne-t-il. Sans compter que ces masques sont lavables et pourraient donc servir plusieurs fois de suite. Mais cela ne suffira pas. Car la production atteindra seulement 20% du besoin national, qui est évalué à 100 millions de masques par semaine (hors besoins futurs de la population).

D'où le recours massif à l'importation, via des commandes publiques passées à la Chine par la France pour près de deux milliards de masques. Une cinquantaine de grandes entreprises industrielles ont également passé commande (100 a 200 millions de masques) depuis 15 jours. Ces achats bénéficieront aussi à leurs fournisseurs après approvisionnement du secteur santé. Des commandes ont été par ailleurs passées par des groupements d'achats montés par les filières industrielles pour leurs PME. "La solidarité s'organise", souligne Vincent Moulin Wright.

Respirateurs, matériels de protection : de nombreuses initiatives

Certains industriels se sont lancés dans la production d'autres équipements de protection comme des sur-blouses. Le groupe d'emballages ménagers Sphère a par exemple réorganisé une partie de sa production, avec l'objectif de livrer 10 millions de sur-blouses et manchettes aux hôpitaux. Des groupes de confection ont également proposé des blouses en coton lavables. Des groupes de la plasturgie proposent des visières plastiques très efficaces pour pallier la pénurie de lunettes. En revanche, la production de gants de protection reste très marginale en France. "On est très en retard dans ce domaine où quasiment toute la production a migré vers l'Asie", confirme le directeur général de France Industrie

Sur le marché des respirateurs qui compte heureusement le poids lourd français Air Liquide qui a décuplé sa production, des initiatives ont également surgi. Un consortium réunissant Air Liquide, Schneider Electric, Valeo et PSA doit fabriquer d'ici mi-mai 10.000 respirateurs pour les hôpitaux. "Air Liquide fait un travail remarquable et tente de dupliquer sa production auprès d'intégrateurs industriels de l'automobile voire de l'électroménager", note Vincent Moulin Wright. Le CNES (Centre national d'études spatiales) élabore quant à lui des prototypes, notamment des diviseurs de flux permettant de brancher jusqu'à trois patients sur un même respirateur. Beaucoup d'entreprises de la mécanique ou de la plasturgie proposent aussi d'utiliser leurs capacités d'impression 3D pour fabriquer des équipements (valves pour respirateurs...). C'est le cas par exemple de nombreuses PME et ETI françaises ou d'Airbus en Espagne.

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Commentaires
a écrit le 09/04/2020 à 20:16 :
Il serait temps de s'y mettre, on a combien de chômeurs partiel qui préfèreraient touche 100% de leur salaire et faire ces masques de chez eux?
Réponse de le 10/04/2020 à 10:14 :
"Faire ces masques de chez eux"? Bonjour le respect des conditions selon les normes d'hygiène et d'étanchéité. Vaut mieux pas de masque qu'un masque frelaté même avec de bonnes intentions. Du reste, une écharpe lavée avant de sortir et bien serrée; sans être la solution idéale, me semble préférable.
a écrit le 09/04/2020 à 17:20 :
Inovie, qui ouvre 40 centres de dépistage du virus, dénonce la pénurie d’écouvillons En pleine crise du covid-19, Inovie, acteur indépendant de biologie médicale français rassemblant 340 laboratoires en France, ouvre 40 centres de dépistage, sous forme de « drive », à destination du personnel soignant. Le groupe estime avoir la capacité de réaliser à partir de la semaine prochaine 5 000 tests par jour. Source : les Échos -26 mars-.

Pénurie de masques, pénurie de médicaments et pénurie d’écouvillons… mais qu’est donc devenu l’État stratège ? Tandis que l’Allemagne, prenant le taureau par les cornes, fait 500 000 dépistages par semaine, le gouvernement français laisse des entreprises privées faire ce qu’elles peuvent pour pallier la défaillance étatique.. CQFD_
a écrit le 09/04/2020 à 17:17 :
Le directeur de l’ARS Grand Est limogé pour avoir appliqué la politique du gouvernement Macron. Ainsi, Christophe Lannelongue avait provoqué un tollé en disant, en pleine crise du coronavirus, qu’il n’y avait pas de raison d’interrompre les suppressions de postes au CHRU de Nancy..

Alors qu’une crise sanitaire et économique inédite paralyse la France et fait peser un risque de mort sur chaque Français et chaque entreprise et alors que nous sommes confinés et ne pouvons pas nous exprimer, la politique d’austérité dictée par l’UE (GOPÉ) se poursuit, inexorablement, comme si de rien n’était. C’est ce même aveuglement, ce même refus de voir la réalité en face qui ont provoqué l’agonie et l’explosion finales de l’URSS.. La Revue de Presse UPR_
Réponse de le 09/04/2020 à 22:44 :
Ca, c'est de la soupe franco-française dont vous parlez !!
Encore une fois, l'UE n'a rien à voir.
Pourquoi y avait il tout ce qu'il fallait en stock pour lutter sereinement contre la grippe H1N1 en 2009 ( 1 mds de masques, des vaccins, des test de dépistage...) imposé par la ministre de la santé de l'époque Roselyne Bachelot ??
Elle se foutait pas mal des soi disant obligations bruxelloises sur les réductions budgétaires relatives à la santé. Et Sarko encore moins.
D'ailleurs, l'UE n'a jamais reproché à la France d'entretenir à gd frais et en solitaire une force de dissuasion nucléaire pléthorique alors que la guerre froide est terminée depuis 30 ans, justement avec la mort de l'URSS.
L' économie d'un seul de ces joujoux à plusieurs mds d'euro résoudrait pour longtemps une bonne partie des maux budgétaires de l'hôpital.
Cette soupe franchouillarde et tte la gabegie qui l'a précédé depuis 40ans, nous engage nous seuls à nous foutre ts seuls ds la m..de !!
Réponse de le 09/04/2020 à 23:01 :
Cette révocation est une sonnerie. Les propos tenus ont été montés en épingle.

Le mec a juste été honnête sur le fond, le regroupement des structures sera fait et donc des postes vont sauter... mais pas forcément soit à te...
a écrit le 09/04/2020 à 14:12 :
Voter M.Macron les souverainistes : un moyen pour attirer les futurs électeurs
Cette pandémie n’est il pas un moyen pour faire peur aux populations ?
Le mensonge finit toujours par remonter à la surface ...tôt ou tard
Réponse de le 09/04/2020 à 15:49 :
Maintenant avec ce nouveau commentaire vous devenez franchement irrécupérable.
Réponse de le 09/04/2020 à 17:43 :
Je n’écris pas de commentaire pour être récupérable ou irrécupérable...
qui êtes pour juger ?
a écrit le 09/04/2020 à 14:07 :
Est ce que les chiffres du Covid 19 inclut les décès par la grippe saisonnière ?
Je souhaite l’élection d’une commission de citoyens libres pour «  voir » réellement ce qui se passe sur le terrain ...
À quelle point si c’est vrai si cette pandémie n’est pas exagérer à cause des remontées de bourses impressionnantes comme si la pandémie n’a pas eu lieu pour les bourses mondiales surtout US
Nous avons droit à savoir la vérité sans passer par l’état ...et leur gestion ...
Réponse de le 10/04/2020 à 10:21 :
vous NE COMPRENEZ PAS OU VOUS LE FAITES EXPRES! Le problème n'est pas de savoir si les décès sont imputables à la grippe saisonnière ou au COVID 19, le problème est que des personnes développent des symptômes et se retrouvent en réanimation pendant souvent des semaines et le système hospitalier n'est pas dimensionné pour accueillir en réanimation des dizaines de milliers voire plus de patients: actuellement la capacité à l'origine était de 5000 lits et elle a été étendue à 9000 éventuellement si les autorités ne pouvaient faire autrement en "poussant les murs" 14 000. Mais ce virus lui ne sait pas compter, il frappe peu importe les capacités hospitalières. C'est cela le noeud du problème. Préféreriez-vous que faute de capacité, vous ou l'un de vos proches soit abandonné agonisant dans un couloir en attendant la mort?!!
a écrit le 09/04/2020 à 14:04 :
Vous pourriez saluer aussi la production non-industrielle de gel hydro-alcoolique répondant aux normes qui s'est mise en place, notamment dans les facultés de pharmacie qui fournissent souvent les généralistes de leur secteur ... Il n'y a pas que le privé qui se mobilise !
Et en attendant le résultat de ce formidable élan industriel, les soignants du CHU de ma ville se fabriquent des masques de fortune avec des restes de sur-bouse ...
Réponse de le 10/04/2020 à 10:23 :
si ce que vous annoncez concernant les soignants du CHU est vrai, c'est proprement honteux, bientôt on nous donnera des leçons de protection individuelle en venant de pays en voie de développement comme le Vietnam qui a offert 500 000 masques à l'Europe dont la France: on marche à l'envers!
a écrit le 09/04/2020 à 12:39 :
Oui l'Entreprise CHARGEURS va produire des millions de masques Made in France.
Le port de masque doit être déclaré obligatoire en France ,on assez cafouillé comme ça.
J'espère que la Mairie de Paris ainsi que toutes les villes de France vont distribuer des masques gratuitement devant les supérettes de quartier comme Monoprix,Franprix etc comme cela se fait déja en Autriche .
a écrit le 09/04/2020 à 12:01 :
Trop peu, trop tard... l'industrie française à été détruite en moins de 25 ans (part de l'industrie passé de 23% du PIB à moins de 10% entre 1995 et aujourd’hui) par l'alliance objective et diablement efficace de 4 forces : 1) les néoliberaux qui ne voulaient plus avoir à gérer d'usine (Alcatel la 'fabless company) et trouvaient plus profitable de délocaliser la production en Asie 2) les financiers qui trouvaient que l'industrie exigeait trop de capitaux et n'avait donc qu'un retour sur investissement médiocre (d'où le développement exagéré des emplois de service peu qualifiés et précaires) 3) les partis politiques de gauche et à tendance écologiste, qui n'aiment ni les ouvriers de l'industrie (des salariés manuels qualifiés qui gagnent bien leur vie : autant dire des social-traîtres) ni les usines (de sales lieux productivistes où l'on fabrique de vrais choses utiles plutôt que des idées fumeuses: à interdire d'urgence) 4) l'Education Nationale, qui a toujours eu en horreur les études techniques et scientifiques et pour laquelle une licence de psycho à toujours eu infiniment plus de valeur qu'un bac PRO ou même qu'un BTS opérationnel (vous n'y pensez pas Madame : vous ne voulez tout de même pas que votre enfant travaille un jour dans une usine, il vaut mieux qu'il "apprenne à penser" en lettres classiques...).
Félicitations à tous les participants à cette entreprise de destruction: leur alliance à fonctionné au delà de leurs espoirs, la France le pays le plus désindustrialisé d'Europe (nous sommes passés après l'Italie et même l'Espagne !). Eh bien, dansez maintenant...
Réponse de le 09/04/2020 à 12:51 :
(vous n'y pensez pas Madame : vous ne voulez tout de même pas que votre enfant travaille un jour dans une usine)

Mais aussi beaucoup de parent qui ne veulent pas que leur gosse fasse un métier manuel. Le CAP soudeur a été fermée par l’éducation nationale en 1988.
a écrit le 09/04/2020 à 12:01 :
Pourquoi le gouvernement a laissé fermer en 2018 l'entreprise des Côtes d’Armor qui fabriquait des masques jusqu’à 200 millions par an. Même chose pour l'entreprise du Puy de Dôme fermé en 2019 qui fabrique des bouteilles d’oxygène pour les hôpitaux. Ensuite ce gouvernement va nous dire qu'il fait tout ce qu'il faut.
Réponse de le 09/04/2020 à 13:53 :
Une usine ne fabrique pas quand elle n'a pas de commande!!!! Vous n'allez pas fabriquer des masques si personne ne vous les achète!!! Auriez vous acheté des masques avant cette épidémie? Idem pour l'oxygène. La fabrication française était suffisante en temps normal. Avez vous entendu dire qu'un patient avait manqué d'oxygène pour soigner à son domicile sa maladie? Une usine s'équipe en fonction de la demande présente ou de son évolution possible, mais pas au cas où. Qui aurait prévu la situation actuelle, il y a même six mois? Comme quoi, le principe de précaution édicté dans la constitution ne sert strictement à rien.
Réponse de le 09/04/2020 à 13:59 :
Une usine ne fabrique pas quand elle n'a pas de commande!!!! Vous n'allez pas fabriquer des masques si personne ne vous les achète!!! Auriez vous acheté des masques avant cette épidémie? Idem pour l'oxygène. La fabrication française était suffisante en temps normal. Avez vous entendu dire qu'un patient avait manqué d'oxygène pour soigner à son domicile sa maladie? Une usine s'équipe en fonction de la demande présente ou de son évolution possible, mais pas au cas où. Qui aurait prévu la situation actuelle, il y a même six mois? Comme quoi, le principe de précaution édicté dans la constitution ne sert strictement à rien.
a écrit le 09/04/2020 à 11:43 :
Où l'on voit que l'industrie n'est pas morte en France, malgré ts ces Cassandre experts qui cherchent à nous démontrer le contraire.
Pouvoir s'adapter aussi rapidement, y compris ds des matériels HT de gamme comme les systèmes de rea, c'est bien le signe d'un tissu industriel vigoureux et dc réactif ds l'électro mécanique, l'électronique, la chimie de spécialité , la pharmacie, et même le textile et la confection.
Évidemment, les besoins actuels sont immenses et cet ensemble productif en plein démarrage qui devra être conforté ne suffira pas loin de là, à répondre à la crise.
Mais, devenu stratégique comme le complexe militaro industriel, il va devoir se structurer ss la houlette de l'Etat ( tel une DGA sanitaire) autour de qcqs fournisseurs de rg 1 qui alimenteront par les cdes de l'Etat ( santé, armées, autres) des entrepôts de stockage gérés par le ministère de la santé ou pourquoi pas la défense.
De tels entrepôts pourraient satisfaire immédiatement des ddes de collectivités locales, en période de crise, comme actuellement les villes de Nice et Cannes qui imposent désormais le port du masque qu'elles fournissent à leurs habitants et aux qcqs visiteurs en déplacement autorisé.
Rien n'interdit du reste d'avoir qcqs ss traitants européens ds la supply chain, mais en ts cas, il faut en finir définitivement avec des appros venus du bout du monde.
Tte cette production devra être bien entendu homologuée aux normes UE.
a écrit le 09/04/2020 à 11:31 :
On ne fait pas tourner une économie avec des masques en papier et du gel.

Il faut dès maintenant repenser à nos fournisseurs, dans tous les domaînes et voir si on peut faire la même chose (ou mieux) chez nous en descendant le critère prix dans nos priorités.
a écrit le 09/04/2020 à 11:22 :
On se reveille, mais un peut tard. Et puis ces nouvelles unites de productions une fois les stocks constitues et entreposes, que vont-elles devenir ?
Le court-terme est une notion francaise souvent employee de nos jours, un feu de paille quand tout sera rentre dans l'ordre ?. Ne pas se faire d'illusion sauf a tout chambouler, ce qui est hautement improbable dans cet etat omnipotent et jacobin.
a écrit le 09/04/2020 à 11:12 :
Le manque de masques est le sujet favori des chaines d'information continue, mais ce qui marche, comme par exemple la fourniture d'oxygène, qui n'est pas quelque chose allant pourtant de soi, c'est silence radio.
a écrit le 09/04/2020 à 10:50 :
Bonne nouvelle que des entreprises françaises investissent sur des produits d'usage courant devenus indispensables à la cohabitation avec le virus sars-cov qui vient de d'émerger pour la deuxième fois en vingt ans, sous une nouvelle version. Espérons que la troisième version ne se fera pas trop attendre pour rentabiliser cet investissement.
Car déjà la moitié de la population a été infectée et guérie, sans présenter aucun symptôme, selon certains experts américains.
a écrit le 09/04/2020 à 10:19 :
l abandon de l industrie a détruit les écosystèmes locaux, source de résilience et d adaptation dans l innovation
le pdg de safran disait il y a trois ans, il faut des usines en france, à coté de nos centre de recherches, car on réfléchit en même temps innovation et processus industriel...

le patron d'un célèbre groupe telecom, Alcatel, se vantait il y a 20 ans d être la première entreprise mondiale sans usines... on a vu le résultat, groupe vendu à Nokia il y a deux ans

nos politique on déclaré sous l ère Mitterand que en france, on pensait, et que les usines étaient pour les pays pauvres....

le mot intelligence collective, en france,est un gros mot

peut être est on entrain de changer de vision et de comprendre que tout est dans le tout

ce qui se passe est une sorte d ouverture de chacun, à l'autre, ou l on s aperçoit que le voisin fait des choses qui peuvent très bien s adapter à la demande de l autre, et de nouvelles collaborations sont entrain de s initier.... c 'est peut être le plus grand bénéfice de ce moment assez... ahurissant.... le monde a moitié a l arrêt, se reconfigure à vitesse grand v
Réponse de le 09/04/2020 à 11:24 :
Effectivement, l'industrie française à été détruite en loibs de 25 ans par l'alliance objective et efficace de 4 forces : 1) les néoliberaux qui ne voulaient plus avoir à gérer d'usine (Alcatel la 'fabless company) et trouvaient plus profitable de délocaliser la production en Asie 2) les financiers qui trouvaient que l'industrie exigeait trop de capitaux et n'avait donc qu'un retour sur investissement médiocre (d'où le développement exagéré des emplois de service peu qualifiés et précaires) 3) les partis politiques de gauche et à tendance écologiste, qui n'aiment ni les ouvriers de l'industrie (des salariés manuels qualifiés qui gagnent bien leur vie : autant dire des social-traitres) ni les usines (de sales lieux productivistes où l'on fabrique de vrais choses utiles plutôt que des idées fumeuses: à interdire d'urgence) 4) l'Education Nationale, qui a toujours eu en horreur les études techniques et scientifiques et pour laquelle une licence de psycho à toujours eu infiniment plus de valeur qu'un bac PRO ou même qu'un BTS opérationnel (vous n'y pensez pas Madame : vous ne voulez tout de même pas que votre enfant travaille un jour dans une usine, il vaut mieux qu'il "apprenne à penser" en lettres classiques...). Félicitations à tous les participants à cette entreprise de destruction: leur alliance à fonctionné au delà de leurs espoirs, la France est pratiquement désindustrialisée. Eh bien, dansez maintenant...
a écrit le 09/04/2020 à 9:19 :
Nous allons devoir fabriquer ou faire fabriquer nos masques de protection.
Les autorités sanitaires et politiques révisent leurs positions sur le port du masque, un virage à 180°. Il est désormais recommandé à tous les citoyens français de porter un masque à l’extérieur des logements en permanence. Or, ce souhait s’oppose à une réalité : le nombre de masques nécessaire pour faire appliquer une telle disposition. En considérant que 60 millions de français changent de masque une fois par jour, il faudrait 1milliard et 800 millions de masques pour un mois (30 jours), pour 2 mois, 2 fois plus et ainsi de suite.
Si le « stock Bachelot » de 1 milliard de masques avait été disponible, il aurait été épuisé au bout d’environ 17 jours, soit le 02 avril si cette disposition avait été appliquée à partir du début du confinement le 17 mars.
La capacité de production des masques en Chine est de 100 millions d’unités par jour, celle de la France de 10 millions par semaine. La demande étant mondiale et simultanée, elle ne pourra donc pas être satisfaite. Les autorités vont d’abord privilégier les soignants et les « 1ères lignes » (caissières, chauffeurs routiers, livreurs, policiers et gendarmes, pompiers, etc.), il nous faudra donc fabriquer ou faire fabriquer des masques dits « alternatifs ». C’est le seul choix.
Réponse de le 10/04/2020 à 10:31 :
masques alternatifs oui sans doute mais une écharpe lavée et bien serrée peut faire l'affaire. Le masque a lui seul ne fait pas tout. Combien de personnes dans la rue à Paris qui portent un masque chirurgical ou FFP2 l'on changé depuis 8 heures?! Surement très peu voir aucune donc ces personnes sous "couvert" de masques portent un dispositif de protection qui contient des bactéries puisque les masques sont jetables c'est qu'il y a une raison. Les masques alternatifs devront pour avoir une utilité être lavés avant de sortir, combien vont y penser?
a écrit le 09/04/2020 à 8:32 :
quand on voit comment ils gerent la future crise du medicament qui arrive, on se dit que les incompetents qui dirigent la france vont decouvrir avec stupefaction que quand les appros s'arretent, les usines s'arretent aussi......
laissez encore 3 semaines au soviet supreme, et on en reparle, de la stupeur de l'effroi et de l'etonnement........
a écrit le 09/04/2020 à 8:12 :
comme nos politiciens compare toujours la France et l'Allemagne ..
pour quelle raison nos voisin d'outre Rhin ont une bien plus faible mortalité
avec un budget plus faible mais plus de lit il semble que chaque Français doit savoir
ou est ce décalage
et qui est responsable
Réponse de le 09/04/2020 à 9:11 :
Des éléments de réponse lus dans un article du Figaro :

1/ 35% des emplois du secteur réalisent des tâchent administratives en France contre 25% en Allemagne. Cf : La colère des chefs de service qui ont démissionné de leur fonction administrative il y a quelques semaines. Encore un résultat d'être dirigé par des bureaucrate gratte papiers plutôt que de prendre de réelles décisions.

2/ La direction du secteur hospitalier sous la resposnabilité en Allemagne de l'échelon d'élus régionaux (les land) alors que chez nous c'est l'ARS, sous les ordres centralisés de Paris. Cela dilue la prise de décision et les responsabilités dans des organigrammes à mille strates terminant à Paris. Il faut bien les payer pour enfin l'efficacité douteuse qu'on peut constater.

La solution ? C'est pas un manque de moyen mais un réel besoin de revoir l'efficience et l'efficacité des ressources afin de recentrer l’hôpital sur les soins et non sur la gestion comptable. Seulement voilà, la gestion des ressources humaines dans la fonction public est une catastrophe, surtout dans les fonctions d'administration et de direction.
Réponse de le 09/04/2020 à 10:27 :
Tous ces administratifs gratte-papier ne sont pas juste improductifs, ils nuisent véritablement à la production, en pondant des règles et des normes débiles !

Cette crise sanitaire a le seul mérite de nous révéler la vérité crue sur la situation réelle et catastrophique de la France...masquée jusqu'à présent par les gouvernements PS-LREM-LR et les médias (tv, radio, journaux).
Réponse de le 10/04/2020 à 10:38 :
Le décalage entre l'Allemagne et la France se lit dans les statistiques: l'Allemagne pratique une politique de dépistage ou test depuis le début de la pandémie donc la plupart des cas avec ou sans symptômes peuvent être détectés et recevoir des conseils de prévention: rester à l'isolement, porter un masque, observer les gestes de distanciation et aussi se rendre à l'hôpital. En France, on ne teste que les cas symptomatiques faute de tests suffisants ou bien certains personnels de santé récemment: c'est la différence majeure avec nos voisins d'outre Rhin. Actuellement, la moitié des cas diagnostiqués ont été déclarés "en rémission" en Allemagne alors qu'en France on en est à un tiers... cela ne veut pas dire pour autant que l'Allemagne a aussi une progression du nombre de cas "critiques". Toutefois, la France: 12 200 décès à ce jour, l'Allemagne: 2 200 décès avec 15 millions d'habitant en plus...

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