Renforcer la cohérence des filières industrielles

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(Crédits : DR)
Après une analyse stratégique, six filières énoncent les grandes lignes des solutions à mettre en place. D'autres devraient suivre.

Une chose est sûre, Bruno Le Maire est intarissable sur le sujet des filières industrielles.

« Elles me font rêver, car ce sont des aventures industrielles, mais aussi des aventures humaines [...]. Je crois à cette logique de filières et je [les] défendrai bec et ongles, à l'image du coq bleu de la French Fab. »

Le ton est donné.

Après l'analyse de six filières (aéronautique défense, automobile, construction, agroalimentaire, ferroviaire, construction navale) étudiées par l'Alliance industrie du futur (AIF) dans le rapport d'Accenture, EY et Roland Berger de juin dernier, des appels d'offres seront lancés avant la fin d'année. En ligne de mire, le cofinancement d'études pour la mise en oeuvre opérationnelle des solutions de l'industrie du futur préconisées dans les filières volontaires. Bien sûr, « chacune d'elles a ses propres problématiques », explique Philippe Darmayan, président de l'AIF.

Une industrie à réinventer

Ainsi la filière aéronautique devra-t-elle, par exemple, virtualiser ses lignes de production en utilisant le jumeau numérique (avatar), digitaliser les flux, mettre à profit la «cobotique» et développer tout le potentiel de la fabrication additive pour les prototypes, les moules et les pièces de rechange.

Quant à l'automobile, elle souffre d'une trop faible profitabilité qui pénalise l'investissement. Ses enjeux majeurs consistent à améliorer sa compétitivité, préparer le véhicule et les services du futur et se développer à l'international. L'amélioration de la compétitivité globale de sa chaîne de valeur requiert aussi d'accroître l'efficacité de l'engineering et des lancements de nouveaux modèles, d'améliorer la compétitivité industrielle globale et d'accroître la flexibilité de sa logistique.

De son côté, la construction est en train de se réinventer autour du BIM (maquette numérique 3D partagée et enrichie par tous les acteurs du même chantier), des matériaux augmentés (connectés et/ou écoresponsables), des travailleurs et des équipements augmentés (mobilité, capteurs, drones, cobotique, réalité augmentée...) et de l'analytique couplée au big data.

Autre exemple, l'agroalimentaire doit métamorphoser l'expérience consommateur dans un monde où les frontières du réel s'estompent, accélérer l'expérience sociale contribuant à la maîtrise des impacts environnementaux et sociétaux, flexibiliser les opérations de l'entreprise pour favoriser l'agilité et la proactivité nécessaires à la personnalisation de l'expérience consommateur.

« Nous allons ouvrir d'autres filières dans les prochaines semaines. Comme la chimie, les matériaux, les industries et les technologies de santé », confie le président de l'AIF, qui annonce pour mars prochain le regroupement de tous les grands salons de l'industrie (Midest, Smart, Industrie...) en un seul grand événement.

Ainsi que, le 12 décembre, l'Agora Industrie, sur les changements organisationnels des entreprises et de leurs besoins en compétences. « Enfin, il y aura également un programme de certification French Fab sur le modèle de celui de la French Tech. »

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Commentaires
a écrit le 01/11/2017 à 10:59 :
Je suis pétrifié devant tant d’orgueil surtout qu'entre les lignes ce sont les "CAC40" qui vont profiter de la manne gouvernementale : je propose donc que les aides, dotations et autres financements soient attribués à toutes les structures de moins de 500 personnes et de plus de 2 ans d'existence.
(l'exemple-exemplaire du plan Giscard de 80 Mfrs qui a financé 90% des grands groupes, les miettes ont été distribuées au PME, enfin ce qu'il en restait diminuées des "frais de personnel et de gestion" est la meilleure expérience-leçon qui ait été).
Je sais parfaitement qu'il est bien plus facile à un haut fonctionnaire d'attribuer une aide globale d'un milliard d'€uros que de se fatiguer à cibler de 1000 à 10 000 petites entreprises de 100 000 à un million d'€uros nécessitant de mobiliser du personnel endormi sauf à confier (moyennant finances) aux banques le soin de régler ces "misérables" problèmes qui non seulement les enrichissent alors qu'il y a tant de fonctionnaires désœuvrés qui ne demanderaient qu'à travailler.
ps. surveiller les enveloppes pour bonnes œuvres destinées aux acteurs de cette distribution y compris et surtout banquiers au dessus de tous soupçons.
a écrit le 30/10/2017 à 12:56 :
Je n'ai jamais lu un article avec un jargon technico-futuriste aussi poussé, le tout couplé avec un fil conducteur autour des enjeux de société. Tous les mots à la mode dans le marketing y passent. Le journaliste a raté sa vocation et doit faire une école de commerce.
a écrit le 30/10/2017 à 12:23 :
Les filières ? C'est comme les silos c'est pas transversal non?
Une filière des fillons ?
J'ai l'impression qu'on va encore toucher la barre transversale et s'en prendre aux poteaux carrés...
Réponse de le 01/11/2017 à 11:01 :
faute involontaire ?
filière des filous ?
a écrit le 30/10/2017 à 10:08 :
Encore des mots, toujours des mots, accompagnant les mêmes maux qui ont ruiné ce pays, le bla bla et l' absence de vision politique qui est confinée dans ce pays à la sujétion allemande elle-même bruxello dépendante ..!


https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/jean-michel-quatrepoint-macron-va-74917
Réponse de le 31/10/2017 à 1:33 :
on se fout des filières, on devrait faire l'Europe des entreprises plutot que faire l'UE de Bruxelles !!!!
a écrit le 30/10/2017 à 9:09 :
la france est un pays socialiste, il fait donc la chasse au grand capital............ l'industrie est intensive en capital, elle a donc ete mise dehors...... si certains changent d'avis apres avoir constate les degats de leur ideologie, ils n'ont qu'a se mobiliser tout seuls pour reparer, avec leur temps, leur argent et en sacrifiant eux memes leur vie de famille................. pour les jeunes il est temps de faire sa vie a l'etranger, pour les gens competents
Réponse de le 30/10/2017 à 10:12 :
La France n' est pas un pays socialistes puisque quasiment tous les socialistes ont rejoint la politique néolibérale de l' UE portée par les GOPE et reprise par MACRON dans son ..programme ...
https://www.upr.fr/actualite/europe/gope-nos-gouvernements-subordonnes-a-commission-europeenne-preuve

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