« Une industrie vertueuse, c’est possible ! » (Christophe Le Bihan )
Eva Roque
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Il a le sourire dans la voix. Heureux d'évoquer son entreprise, les salariés, les producteurs avec qui il travaille depuis vingt ans. Satisfait - sans aucune arrogance - de pouvoir parler industrialisation, écologie et innovation. Ému aussi de rendre hommage à l'homme qui lui a fait confiance en 2003 pour créer et développer Mytilimer, Charles de Beaulieu, décédé en décembre 2021.
« valeur ajoutée »
et de« juste rémunération »
. En deux décennies, Mytilimer s'est ainsi hissé au sommet européen du secteur de la production et de la distribution de moules, huîtres et coquillages. En chiffres, ça donne : 160 salariés, une centaine de producteurs partenaires, 60 millions d'euros de CA et un projet dont la facture s'élève à 35 millions d'euros.« Construire cette usine est un acte politique. Saint-Malo est un fleuron du tourisme. Je veux qu'il y ait de l'industrie aussi dans notre région »
affirme le directeur général. Et de répéter qu'il faut se battre pour des projets qui font sens.À lire également
... « Ça nous responsabilise »
dit Christophe Le Bihan, « nous incite à faire mieux. Et cette usine va permettre d'améliorer ce bilan sur un plan énergétique avec notamment une concentration logistique (et donc moins de transport). Nous allons travailler à réduire l'emballage plastique encore trop important. Et ce bâtiment, le plus vertueux possible, permet à tous les salariés de participer à ce projet. »
L'occasion de renforcer une activité de recyclage des petites moules : Mytilimer a développé une solution permettant d'obtenir un hydrolysat, un jus de coquillage destiné notamment à l'alimentation animale. Quant aux coquilles, une fois broyées, elles peuvent, notamment, être utilisées pour des bioplastiques, de la cosmétologie, ou encore dans des matériaux de construction... Christophe Le Bihan raconte ce futur proche comme si tout cela était de l'ordre de l'évidence. Et on n'est pas loin de le penser...Eva Roque
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