L'État met en compétition la SNCF sur les lignes ferroviaires Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux
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Sncf: le gouvernement prepare la concurrence pour deux lignes
REGIS DUVIGNAU
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Sncf: le gouvernement prepare la concurrence pour deux lignes
REGIS DUVIGNAU
La fin d'un monopole historique. Le gouvernement a annoncé, mercredi 9 janvier, l'ouverture effective à la concurrence de deux lignes ferroviaires classiques : Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux. Une première dans l'histoire de la SNCF qui intervient un peu plus de six mois après la promulgation de la réforme du rail au Parlement qui a vu la fin du statut des cheminots pour les nouveaux salariés embauchés.
Comment cela se traduira-t-il dans les faits ? D'abord, les autorités organisatrices, État et régions, devront publier un avis de pré-information sur l'ouverture à la concurrence de ces deux lignes au Journal officiel de l'Union européenne. Ce document aura pour objectif d'informer les entreprises qui souhaitent candidater pour administrer les lignes en question. Ensuite, d'ici un an, Etat et régions lanceront un appel d'offre pour désigner de nouveaux exploitants, leurs réseaux étant divisés par lots.
Cet appel d'offre sera agrémenté d'un cahier des charges dans lequel l'État indiquera le type de service qu'il souhaite mettre en place et notamment la fréquence des trains. Au bout du compte, État et régions pourront reconduire la SNCF, ou choisir un opérateur alternatif comme le français Transdev ou l'italien Trenitalia. Le voyageur, lui, n'aura pas le choix. Ce n'est qu'à partir de 2022 que le gagnant, la SNCF ou un concurrent, se verra confier les rênes de ces deux lignes.
Proposé en un seul lot, le choix des lignes Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux n'est pas du au hasard : elles viennent de bénéficier d'un renouvellement complet de leurs trains et les travaux prévus sur les parcours devraient être achevés dans trois ans, a expliqué le ministère. La première concerne 387.000 voyageurs par an avec deux allers-retours quotidiens, et la seconde 686.000 voyageurs avec trois allers-retours quotidiens pour un coût de 25 millions d'euros par an supporté par l'Etat.
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Parmi la poignée de lignes que doit conserver la SNCF, Paris-Clermont, Paris-Limoges-Toulouse et Bordeaux-Marseille drainent des trafics beaucoup plus importants, mais le gouvernement n'a pas jugé "opportun" de les inclure dans l'appel d'offres. Motif : elles doivent faire l'objet de travaux lourds ou de renouvellement du matériel qu'il vaut mieux achever au préalable, avance l'exécutif.
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(Avec agences)
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