Le rapprochement Arnault-Lagardère acté pour début septembre
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Photo d'illustration
Christian Hartmann
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La surprise n'est pas totale puisque le rapprochement Arnault-Lagardère a déjà été annoncé le 25 mai dernier. Il devrait se concrétiser « début septembre » comme l'annoncent les deux entreprises dans un communiqué commun. « Le conseil d'administration de Financière Agache (filiale de Groupe Arnault) s'est réuni pour approuver l'investissement au sein de Lagardère Capital & Management », peut-on lire. Il est également précisé que la finalisation se fera « après levée des dernières conditions suspensives en cours de finalisation ».
À l'issue de l'opération, Financière Agache détiendra une participation « représentant environ 27% du capital » de Lagardère Capital & Management. Selon une source proche du dossier, cette prise de participation se chiffre autour de 80 millions d'euros pour le groupe de Bernard Arnault.
Bernard Arnault confirme donc son soutien à Arnaud Lagardère en portant secours à sa holding personnelle, endettée à hauteur de 214 millions d'euros et dans le rouge en 2019. La solvabilité d'Arnaud Lagardère est importante du fait du statut atypique du groupe Lagardère, qu'il dirige, en société en commandite par actions (SCA). Ce modèle lui permet de contrôler l'ensemble des activités du groupe alors qu'il ne possède que 7% du capital, le rendant indéboulonnable mais également responsable indéfiniment des dettes de l'entreprise sur ses biens propres.
Arnaud Lagardère a par ailleurs été reconduit lundi pour quatre ans à son poste de gérant du Groupe Lagardère dans le cadre d'un renouvellement anticipé. Il a à cette occasion annoncé la mise en œuvre d'une nouvelle « feuille de route stratégique » et une évolution de sa gouvernance.
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L'annonce du rapprochement Arnault-Lagardère survient dans un contexte très tendu entre l'héritier de Jean-Luc Lagardère et les deux premiers actionnaires de son groupe. D'un côté, le géant des médias Vivendi contrôlé par l'homme d'affaires Vincent Bolloré et, de l'autre, le fonds activiste Amber, détenant respectivement 23,5% et 20% des parts. Ce dernier avait tenté, en mai, de mettre fin à la structure de gestion en commandite qui permet à Arnaud Lagardère. De nouveaux rebondissements ont eu lieu ces derniers jours : les deux actionnaires s'étaient alliés avec pour objectif d'obtenir des sièges au conseil de surveillance et peser sur la gouvernance de l'entreprise. En vain.
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(Avec Reuters)
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