Amazon expérimente le drive pour faire ses courses

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Pour l'instant, le service est en phase de test dans deux endroits de la ville de Seattle.
Pour l'instant, le service est en phase de test dans deux endroits de la ville de Seattle. (Crédits : LUCY NICHOLSON)
Le géant du commerce en ligne teste actuellement, aux États-Unis, un service de drive-in où les clients viennent chercher leurs courses après avoir fait leur commande en ligne.

Le spécialiste du commerce en ligne poursuit son programme d'ouverture de magasins grandeur nature aux Etats-Unis. Cette semaine, Amazon a annoncé le lancement de son drive appelé AmazonFresh Pickup, dans la ville de Seattle où est situé le siège de la firme. Si la phase de test s'avère concluante, cette initiative pourrait s'élargir au grand public.

Une phase de test

Pour l'instant, ce service n'est réservé qu'aux salariés de la firme implantée dans la ville de l'état de Washington. Mais il devrait être élargi aux abonnés du programme Prime ( qui paient 99 dollars par an) ou Premium en France qui offre des avantages comme la livraison rapide et presque gratuite.

AmazonFresh Pickup doit permettre aux clients de choisir parmi des milliers de produits en ligne et de les réserver pour ensuite venir les chercher aux points de distribution. Les commandes pourront être prêtres en moins de quinze minutes et la compagnie précise qu'il n'y pas d'achat minimum. Amazon s'engage à aller chercher les produits sélectionnés au préalable, les mettre en sac et les livrer à l'approche du véhicule des clients comme l'illustre la vidéo ci-dessous.

Les produits proposés concernent surtout l'alimentation (produits frais, viande, légumes, pain) et la vie quotidienne (produits d'entretien pour la maison, shampoing, déodorant).

Un marché de plusieurs centaines de milliards de dollars

Avec cette initiative, l'enseigne veut s'attaquer au marché de l'épicerie en ligne et de l'alimentaire déjà bien occupé par la multinationale de la distribution Wal-Mart ou la chaîne de supermarchés Kroger Co qui a développé son propre réseau de drives. Selon des estimations du cabinet d'études et de conseils Kantar Retails, le marché de l'épicerie aux Etats-Unis pourrait s'élever à 674 milliards de dollars par an. Mais les dépenses en ligne pour ce type de produit restent très marginales. Elles représenteraient seulement 1% du total des achats d'épicerie aux Etats-Unis. Même s'il y a un potentiel intéressant pour le groupe de Jeff Bezos, le manque de magasins physiques a pendant longtemps représenté un désavantage, comme le souligne le Wall-Street Journal. C'est pourquoi le spécialiste du commerce électronique cherche à combler son retard sur ce segment déjà bien occupé.

>> Lire aussi : Amazon peut-il croquer le marché de la distribution alimentaire ?

Un changement clair de stratégie ?

Cela fait plusieurs années qu'Amazon se lance dans la distribution de produits par le biais de points de vente mais certains projets ont connu des retards. En décembre dernier, la firme américaine a annoncé l'ouverture de son premier supermarché connecté à Seattle, où les clients paient avec leur smartphone, dans le but de limiter les caisses mais également le nombre d'employés. Testé depuis plusieurs semaines, le magasin devait ouvrir ses portes au grand public avant la fin du mois de mars. Cependant, Amazon a rencontré des difficultés lors de son expérimentation. Plusieurs bugs ont été constatés notamment au niveau du système de paiement. Au delà de 20 personnes, le système n'est plus capable d'assurer les transactions. Par ailleurs, les capteurs installés dans les magasins seraient incapables de retrouver les produits une fois qu'ils sont déplacés sur les étagères des magasins.

>> Lire aussi : Amazon repousse l'ouverture de son supermarché connecté sans caisses

Si certaines expériences n'ont pas toutes étaient immédiatement concluantes, certaines connaissent plus de succès. Amazon prévoit notamment de nombreuses ouvertures de librairies sur le sol américain (cinq sont déjà ouvertes au grand public) et le groupe projette d'ouvrir 400 points de vente de ce type outre-Atlantique.

>> Lire aussi : Amazon envisagerait d'ouvrir près de 400 librairies physiques aux Etats-Unis

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