Conforama supprime 1.900 postes : le symptôme de la mutation du commerce, selon Pannier-Runacher

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(Crédits : Reuters)
La chaîne de distribution de meubles bon marché, de décoration et d'électroménager, propriété du groupe sud-africain Steinhoff, va fermer 32 de ses 235 magasins en France, a-t-on appris lundi de source syndicale, au moment où le géant du commerce en ligne Amazon annonce la création de 1.800 emplois dans l'Hexagone.

L'annonce de 1.900 suppressions d'emplois à Conforama illustre une transformation profonde du commerce traditionnel, a estimé mardi la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher.

La chaîne de distribution de meubles bon marché, de décoration et d'électroménager, propriété du groupe sud-africain Steinhoff, va fermer 32 de ses 235 magasins en France, a-t-on appris lundi de source syndicale, tandis que quasi au même moment, ce mardi 2 juillet, le géant du commerce en ligne Amazon annonce la création de 1.800 emplois dans l'Hexagone.

Lire aussi : Amazon annonce la création de 1.800 emplois, des écologistes bloquent trois de ses sites

"Les magasins traditionnels font face effectivement à une transformation très profonde", a déclaré Agnès Pannier-Runacher à Sud-Radio. "Et c'est vrai que la coïncidence des deux chiffres, 1.800 recrutements chez Amazon, 1.900 suppressions d'emplois chez Conforama, montre bien cette transformation."

"Conforama paye un peu les pots cassés", selon la secrétaire d'État.

Elle a cependant fait valoir que la situation de Conforama et de ses 14.000 salariés, dont 9.000 salariés français, était "particulière".

"La maison mère est une société sud-africaine qui vient de traverser beaucoup de difficultés qui n'ont rien à voir avec Conforama mais dont Conforama paye un peu les pots cassés", a dit la secrétaire d'État.

Le gouvernement très attentif au plan social

"On les a accompagnés pour éviter la cessation de paiement ces deux dernières années ; aujourd'hui le pouvoir a été repris par les créanciers", a ajouté Agnès Pannier-Runacher, pour qui Conforama reste malgré tout "une très grande enseigne".

L'objectif du gouvernement est maintenant d'essayer de réduire le plan social et de s'assurer qu'un maximum de personnes pourront retrouver un emploi, a-t-elle encore dit.

"Donc on sera extrêmement attentif à ça avec les équipes de (la ministre du Travail) Muriel Pénicaud."

Le commerce traditionnel en mutation

De façon plus générale, les commerces traditionnels sont en train de basculer vers le numérique, a-t-elle souligné.

"Dans les cinq ans qui viennent, il est absolument indispensable, pour les indépendants comme pour les grandes enseignes, d'avoir a minima un canal de communication sur internet pour pouvoir attirer les clients", a poursuivi la secrétaire d'Etat. "Il faut absolument accompagner les commerçants. C'est ce qu'on fait."

Elle conclut:

"C'est une transformation des emplois (...) avec un risque de casse sociale et c'est pour ça qu'on est extrêmement attentif à pousser les entreprises à anticiper ces situations. (...) Le magasin physique a de l'avenir, mais il doit transformer sa façon d'accueillir le client et il doit avoir nécessairement une continuité en ligne."

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Commentaires
a écrit le 02/07/2019 à 15:41 :
" de difficultés qui n'ont rien à voir avec Conforama mais dont Conforama paye un peu les pots cassés "
Si ça c'est pas de euphémisme.
Le scandale qui touche Steinhoff, 8 milliards d'euros de facturation fantôme, le prive de fond de roulement et de moyens de financement.
Le reste du discours est de l'enfumage
a écrit le 02/07/2019 à 14:55 :
Disons que d'un coté on a une société qui se cache derrière des paradis fiscaux, et qui font vivre un enfer a ceux qui travaillent dans leur entrepôt..
De l'autre conforama, une entreprise plus traditionnelle, de proximité..

A vous de choisir.. Est ce que le nouveau modèle va être de choisir un produit sans le voir, voulons nous des villes sans magasins, des villes mortes ?

Pour ma part j’évite autant que possible ceux qui se cache derriere les paradis fiscaux, ne paye pas d'impots mais profite allègrement par contre de nos services et infrastructures.

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