Les chaînes de restauration veulent redorer le blason du secteur

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Le SNRTC veut devenir une alternative aux deux grands syndicats patronaux de la restauration dont les dissensions nuisent à l'image de la profession. Ce syndicat vient d'être rejoint par le Groupe Flo et le groupe Bertrand.

Un nombre croissant de restaurateurs affirment ne plus se reconnaître dans les syndicats patronaux UMIH et Synhorcat, qui occupent désormais l?actualité en raison de leur dissensions internes. Philippe Labbé, qui dirige la chaine Courtepaille et préside le SNRTC, estime que ce syndicat est désormais à même de représenter les intérêts des professionnels. Les adhérents de ce syndicat sont affligés par la dégradation de l?image des restaurateur auprès du grand public, et donc de leurs clients, depuis la baisse de la TVA.

 

« Si certains restaurateurs n?ont pas joué le jeu et n?ont pas baissé leurs prix, ce n?est pas le cas de nos adhérents », assure Philippe Labbé. Depuis cinq mois, les baisses de prix dans les restaurants des adhérents du SNRTC s?élève à 4,5 %, à comparer à 1,5 % pour l?ensemble du secteur. Cela signifie que les adhérents du SNRTC sont allés au delà des recommandations de répercutions de la TVA, souligne Dominique Giraudier, président du groupe Flo, qui a appliquer des baisse prix dans la totalité de ses restaurants. Ces baisses de prix ont été bien perçues par les clients puisque la fréquentation des adhérents du SNRTC remonte de 3%.

 

Ce syndicat réunissait auparavant des chaînes de restaurants. Il veut fédérer plus large et s?ouvrir aux indépendants. Son intitulé (Syndicat National de la restauration thématique et de chaine) est modifié en conséquence. Le mot chaîne dans son intitulé est désormais remplacé par restauration commerciale afin d?accueillir également des indépendants. « Que nous soyons petits ou grands, nous avons les mêmes problématiques tout les jours lorsque nous recevons nos clients », font valoir les adhérents de ce syndicat.

 

Jusqu?à présent, ce syndicat avait une faible représentation mais il vient d?être rejoint par deux acteurs de poids : les 283 restaurants du groupe Flo et le groupe Bertrand (150 millions d?euros de chiffre d?affaires). Des adhérents disposant d?un petit nombre de restaurants viennent également d?annoncer leur adhésion.

 

Fort de cette nouvelle surface qui cumule 1500 restaurants affichant un chiffre d?affaires de 2 milliards d?euros, le SNRTC espère prochainement pouvoir représenter les intérêts de ses adhérents auprès des pouvoirs publics. Le nouveau SNRTC devrait déposer une demande auprès du ministère du Travail pour être retenu comme représentatif dans les négociations salariales, un statut qui lui a été refusé jusqu?à présent. La réponse à sa demande ne sera pas connue avant plusieurs mois. Le SNRTC ne participera donc pas aux négociations en cours en cours sur l?évolution des salaires et l?instauration d?une mutuelle dans la restauration.

 

A l?occasion de ces négociations, qui devraient aboutir le mardi 15 décembre, les avantages consentis aux salariés pourraient se chiffrer entre 1 et 1,3 milliard d?euros par ans. Cela représente la moitié de l?avantage dégagé par les restaurateurs grâce à la baisse de la TVA. Philippe Labbé souligne que la restauration sera certainement l?unique secteur qui augmentera ses salariés alors que son activité reste en décroissance.

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