Les recettes de Flo pour gagner de l'argent

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En pleine crise de fréquentation de ses restaurants, le groupe de restauration n'a pas hésité à repenser son mode d'organisation pour abaisser durablement son point mort. Les comptes 2010 se redressent, et ce n'est qu'un début, assure le président de Flo.

Les voyants du groupe de restauration sont repassés au vert en 2010. Son chiffre d'affaires consolidé réalisé sous ses différentes marques (Brasserie Flo, Hippopotamus, Tablapizza, Taverne de Maître Kanter, etc...) s'est amélioré de 3,9%, à 378,8 millions d'euros et son bénéfice net part du groupe est ressorti à 17,6 millions, contre 4,1 millions enregistrés en 2009.

"Pour le groupe Flo, 2010 est l'année de sortie de crise", a constaté jeudi matin Dominique Giraudier, PDG du groupe de restauration à thème. Les deux années de crise ont été consacrées à une remise à plat du modèle et désormais "le nouveau Flo est relancé et nous avons tous les atouts pour l'avenir", a annoncé le dirigeant. La baisse de la TVA dans la restauration a été largement mise à profits pour baisser les prix de vente dans une période d'extraordinaire sensibilité au prix des consommateurs.

En pleine crise, le groupe a repensé totalement son modèle économique. Les achats et la logistique ont été rationnalisés. Depuis sept ans, le groupe Flo organise ses achats au travers de sa propre centrale d'achat, Convergence Achats, installée au milieu de Rungis. Après des années de travail continu, le groupe explique que 70% des produits utilisés dans ses différentes enseignes de restauration sont communs. Cette centrale permettra également d'amortir l'inflation sur les matières premières constatée en ce début d'année 2011.

Les procédés de fabrication ont également été "revisités" en restant compatibles avec la qualité, assure le groupe. L'objectif est de répondre à la volonté des clients de déjeuner dans un laps de temps plus court en semaine.

Les coûts salariaux sont devenus plus flexibles aux variations d'activité, avec notamment une hausse des temps partiels. "Cela intéresse des jeunes femmes qui viennent pour faire le service ou des étudiants qui ont besoin de financer leurs études", constate Dominique Giraudier. Enfin, l'organisation décisionnelle du groupe s'est constituée en cinq pôles régionaux, avec que le management soit au plus près des clients.

Au total, "la marge sur coûts variables n'a plus rien à voir ave son niveau d'avant la crise" et le "point mort du groupe est redescendu". La marge sur coûts variables s'élève désormais à 63% contre moins de 50% il y a encore trois ans.

Concrètement, une croissance de 3,9% du chiffre d'affaires en 2010 a généré une augmentation de 39% de l'Ebitda (résultat avant taxes, intérêts et amortissements). L'Ebitda ressort en 2010 à 12, 9% de ventes, contre 9,6% un an plus tôt. "Il n'a cessé de progressé trimestre après trimestre en 2010", souligne Flo. Et sur le seul dernier trimestre, il a culminé à 15%, ce qui constitue l'objectif de rentabilité à venir du groupe.

Pour l'avenir, Flo mise sur son portefeuille de marques complémentaires dopé par sa marque vedette Hippopotamus, par son savoir faire de restaurateurs, que ce soit en tant qu'exploitant ou en tant que franchiseurs. Son nouveau modèle économique n'a pas fini de produire ses effets alors que le groupe n'a retrouvé que la moitié de l'activité perdue à cause des deux ans de crise. Le groupe commence également à travailler sur des programme de fidélité qu'il promet innovants : sur les 24 millions de clients reçu chaque année, nous visons un premier objectif d'un million de porteurs de cartes fidélité. Enfin, la trentaine de restaurants exploités sous la marque Bistro Romain ont vocation à passer d'ici fin 2012 sous les enseignes Hippopotamus et Tablapizza. "Les premiers changements se sont traduits par des hausses de 60 à 100% de la fréquentation", note le responsable de Flo.

Au total, Flo prévoit de poursuivre en 2011 "l'amélioration de sa rentabilité opérationnelle et de son modèle de création de valeur". Pour affirmer sa confiance dans l'avenir, le groupe a décidé de reprendre le versement d'un dividende (0,12 centimes) au titre de l'exercice 2010.

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Commentaires
a écrit le 11/03/2011 à 16:41 :
Flo s'est installé dans certaines régions par le biais de franchises. Malheureusement la qualité n'est pas au rendez-vous. C'est malheureusement le cas pour le restaurant de Mulhouse installé dans un Holliday inn.
a écrit le 03/03/2011 à 19:15 :
c'est vraiment la cantine

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