BlaBlaCar lève 97 millions d'euros et vise la Bourse en 2022

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(Crédits : BlaBlaCar)
Le géant français du covoiturage cherche à financer une stratégie de croissance très offensive à l'international. Il s'agit de surfer sur la vague des déconfinements qui doit de nouveau libérer les voyages. BlaBlaCar espère consolider son modèle économique avec pour ligne de mire, une entrée en Bourse en 2022.

C'est l'une des premières licornes françaises... BlaBlaCar vient d'annoncer une levée de fonds de 97 millions d'euros. Le leader mondial des plateformes de covoiturage veut "accélérer sa stratégie de croissance", d'après un communiqué de presse.

Le groupe fondé par Frédéric Mazzella et Nicolas Brusson veut se mettre en ordre de marche alors que la crise sanitaire touche à sa fin et ainsi saisir la balle au bond du retour des déplacements par la route (covoiturage ou autobus).

Valorisé 1,6 milliard d'euros

Avec cette émission d'obligations convertibles, BlaBlaCar se valorise autour de 1,6 milliard d'euros. Le groupe a confirmé qu'il réflechissait à une introduction en Bourse en 2022.

 "Aujourd'hui, avec ce plan de financement, on se retrouve avec plus de 200 millions de cash, ce qui nous permet d'être agressifs", a déclaré Nicolas Brusson dans une interview à l'AFP. BlaBlaCar essuie des pertes depuis le rachat de Ouibus en 2018, avant que la crise sanitaire vienne de nouveau replonger les comptes dans le rouge.

D'ailleurs pour Nicolas Brusson, BlaBlaCar est ressorti "clairement renforcé" de la crise sanitaire. Le PDG du groupe met en avant la résilience de son modèle "fondé sur une communauté de confiance, avec un réseau flexible et sans coût fixe".

"BlaBlaCar est au transport ce qu'Airbnb est à l'hébergement", déclare de son côté, cité par le communiqué, Pietr Brilioth, PDG de VNV Global, un fonds qui remet au pot en participant de nouveau au tour de table.

Lire aussi : PODCAST « 40 nuances de Next » avec Frédéric Mazzella, co-fondateur de Blablacar

Pas de coûts fixes

De fait, les voitures utilisées pour le transport de voyageurs sont partagées par des propriétaires particuliers. Ce qui réduit considérablement les coûts fixes. En outre, le développement de l'activité bus qui a démarré en novembre 2018 après le rachat de Ouibus à la SNCF est également conduit sous une forme de sous-traitants exploitant des flottes de bus.

BlaBlaCar veut accélérer sa croissance à l'international, notamment hors-Europe où il réalise déjà la moitié de son activité. Parmi les marchés les plus importants visés par le groupe, il y a l'Inde, le Brésil et le Mexique.

Le groupe annonce d'ailleurs le rachat de la société ukrainienne Octobus qui permet de digitaliser la billetterie de bus. Dans plusieurs pays, BlaBlaCar a ainsi développé une activité de "marketplace" ou une plateforme de billetterie de lignes de bus indépendantes.

Sur l'offre BlaBlaBus, la licorne française veut étendre son emprise européenne en consolidant son offensive en Allemagne. Enfin, le groupe devrait annoncer prochainement de nouvelles initiatives sur le segment du covoiturage courte-distance.

"La crise a rebattu les cartes dans le jeu de la mobilité, et nous voyons des opportunités intéressantes pour accélérer notre ambition de développer notre offre multimodale", déclare Nicolas Brusson dans un communiqué. "La levée de fonds, qui s'ajoute à un bilan financier déjà solide, nous permettra de mener une stratégie offensive alors que nous sortons renforcés de cette année de crise sans précédent. Nous étions dans une position confortable avant cette levée de fonds, désormais nous sommes dans une très bonne position pour prendre des risques, être offensifs et voir les choses en grand" lance-t-il.

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a écrit le 21/04/2021 à 21:05 :
BlaBlaCar annonce des indicateurs choisis mais ne divulgue pas le montant de son chiffre d'affaires, ni aucun de ses résultats financiers dont aucun n'a été bénéficiaire depuis sa création ! Ces startup et l'argent magique récolté avec leurs discours de prédicateurs évangéliques sont pénibles ! Et risque de moins faire rire assez rapidement car les concurrents et les réseaux sociaux contournant leur service de mise en relation sont de plus en plus nombreux et aucunes compagnies de Bus n'est à ce jour durablement rentable avec des prix low cost non subventionnés sans l'usage de chauffeurs rémunérés et venant quasi exclusivement d'Europe de l'est ou de la péninsule ibérique comme pour la majorité du transport routier de marchandises en Europe ! Maintenant vous avez plus d'informations avant d'investir dans ces licornes creuses et à durée de vie faible qui n'espèrent qu'être rachetées ou absorbées par un grand groupe voulant simuler de la fausse croissance externe sans rien créer ! Merci aux masses de liquidités des banques centrales à taux faibles presque gratuites qui permettent le montage de ces bulles néfastes pour tous à long terme (Sauf pour les banquiers qui s'en tirent toujours ...) !

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