Guerre des prix, participations croisées, infox… C’est "Dallas" chez les VTC parisiens

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(Crédits : Allocab)
La pandémie de coronavirus a plongé le juteux marché francilien des VTC dans une grave crise qui pourrait connaître un nouveau round. Bolt a provoqué la colère de ses concurrents en baissant le prix de sa course minimale alors que les chauffeurs souffrent de charges très lourdes. En réalité, les plateformes se livrent à une bataille acharnée pour prendre la place de numéro deux face à un Uber qui truste encore les deux tiers du marché. Sans parler des liens capitalistiques quasi-incestueux qui réunissent plusieurs de leurs grands actionnaires.

C'est la guerre ! Cinq ans après celle qui opposa les plateformes VTC aux compagnies de taxi, c'est un nouveau conflit qui semble surgir en cette période de crise sanitaire, et oppose d'ores et déjà les plateformes VTC entre elles. C'est Bolt qui a tiré le premier cet été en annonçant une offre de course minimum à 5 euros... Contre 7,5 euros sur le marché. Un coup de tonnerre qui a fait sortir Teddy Pellerin, fondateur de Heetch, de ses gonds, interrogé par La Tribune: "Nous sommes à un tournant, soit le marché se stabilise y compris sur les prix, soit l'Etat va s'en mêler et imposer aux plateformes de salarier les chauffeurs VTC. Le prix minimum doit absolument augmenter si on veut que les chauffeurs puissent accéder à une protection sociale. Il faudra peut-être en passer par des prix réglementés. Pour l'heure, on ne va pas dans la bonne direction".

L'activité nocturne n'a jamais repris

Il faut dire que le marché des VTC a été durement frappé par la crise sanitaire. Le premier confinement au printemps a littéralement réduit l'activité à néant: -94% ! Si le marché a rebondi lors du déconfinement, il manque encore 20% de volumes de courses à fin août... Pour Antoine Lieutaud directeur général de Free Now, "le marché ne reviendra pas à son niveau d'avant-crise tant que l'activité nocturne ne reprendra pas". Les boîtes de nuit, elles, n'ont en effet jamais été déconfinées. En outre, les bars ont été remisés au placard, et l'établissement des couvre-feux a largement restreint les plages horaires d'activité. Mais en journée, le marché est aussi complexe en l'absence de touristes et de clientèle business.

Sur le marché très libéralisé des VTC où la loi de l'offre et la demande s'impose, il existe donc trois leviers: le nombre de chauffeurs (l'offre), la clientèle (la demande) et donc le prix. D'après Teddy Pellerin, la variable offre a été...

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Commentaires
a écrit le 30/10/2020 à 8:06 :
Le monde nouveau promis par napo micron est merveilleux. On en voit des a present le debut des effets nocifs. Une exploitation coute que coute.
Une pensee pour les 20/30 ans qui vont arriver / le marche du travail bardes de diplomes inutiles.
a écrit le 29/10/2020 à 9:55 :
Derrière la mégalomanie de ces sociétés financières de dumping social, des hommes et des femmes qui en bavent chaque jour un peu plus en travaillant vraiment eux.

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