Les VTC en grève pour un tarif minimum

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La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a annoncé en décembre le lancement d'une mission de réflexion. Mais depuis, l'État continue de ne rien faire, dénonce l'Union des VTC.
La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a annoncé en décembre le lancement d'une mission de réflexion. Mais depuis, "l'État continue de ne rien faire", dénonce l'Union des VTC. (Crédits : Allocab)
A Paris, Nice, Bordeaux et Marseille des rassemblements, barrages filtrants ou manifestations sont prévus. Les chauffeurs réclament un plancher de 12 euros la course.

Une grève "illimitée" pour un tarif minimum dans la profession VTC a débuté samedi 17 février. A l'origine du mouvement, l'Union des VTC, composée essentiellement de chauffeurs CFDT, qui reproche à l'État de freiner l'instauration d'une tarification minimale dans la profession et revendique un plancher de 12 euros la course, 2 euros la prise en charge, 1,50 euro le kilomètre et 0,50 euro la minute. La précarité des chauffeurs et des charges trop élevées  qui amputent de "35%" leur revenu sont mises en avant par les grévistes.

La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a annoncé le 8 décembre le lancement imminent d'une mission de réflexion abordant notamment la question de "la mise en place d'une tarification minimale". Mais depuis, "l'État continue de ne rien faire pour éviter qu'en France un travailleur puisse être payé 4,50 euros de l'heure!", dénonce l'Union des VTC.

Les manifestants parisiens à Bercy

Samedi matin, un rassemblement aux abords de l'aéroport de Roissy et un barrage filtrant aux entrées de l'aéroport de Nice s'étaient formés dès les premières heures de la journée. Des rassemblements devaient aussi se tenir à partir de 10H00 devant les gares de Bordeaux et Marseille.

"On laisse passer les taxis et les particuliers mais on empêche les VTC d'aller charger ou décharger", a expliqué à l'AFP Mimoun Zarioh, un représentant de la section CFDT-VTC des Alpes-Maritimes.

A Roissy Charles-de-Gaulle, la police a néanmoins empêché la mise en place d'un tel barrage, a constaté une journaliste de l'AFP. Les manifestants parisiens ont prévu de se diriger dans la journée vers Bercy avant de terminer leur parcours au ministère des Transports où une délégation espère être reçue.

Une mission de réflexion déjà en place

Dans un courrier aux acteurs du transport public particulier de personnes (taxis, VTC, plateformes), Elisabeth Borne a rappelé mercredi que la mission de réflexion, menée par les inspections des ministères des transports (CGEDD) et des affaires sociales (IGAS), "a engagé ses travaux".

"Elle prendra contact avec vous prochainement pour recueillir, le cas échéant, votre contribution", précisait la lettre.

La ministre dit "envisager" une réunion plénière début mars "pour partager l'information sur les actions engagées, rendre compte des travaux des deux missions d'inspection et poursuivre le débat sur l'évolution du secteur".

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Commentaires
a écrit le 19/02/2018 à 12:22 :
Si les conditions sont si défavorables, comment cela se fait-il qu'il y a autant de VTC?
En tant que client occasionnel, je trouve que c'est pas forcément donné, en en discutant avec les chauffeurs il y en a qui lâchent que 3000-4000€ par mois ce n'est pas assez. Donc je pense qu'il faut relativiser.
Totalement inacceptable en revanche de bloquer la circulation. La Préfecture devrait mettre une fin à cela en retirant les cartes professionnelles aux fauteurs de troubles.
a écrit le 17/02/2018 à 21:58 :
Chez Tindrive nous avons un tarif de €0.8/km qu'en pensez vous ? (il s'agit de location de vehicule de point a point, pas de VTC)

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