Al-Qaïda revendique l'attentat, les Etats-Unis veulent renforcer la prévention contre les attentats à bord des avions

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(Crédits : Air France)
Al-Qaïda revendique l'attentat raté de la semaine dernière. Le président Obama exige que la liste des personnes interdites de vols vers les Etats-Unis soit révisée. La fouille systématique de tous les passagers est désormais la règle, pour une durée indéterminée.

Al-Qaïda a revendiqué ce lundi la tentative d'attentat contre un avion de Northwest Airlines. Umar Farouk Abdulmutallab, 23 ans, a tenté de faire sauter un Airbus A330 de la compagnie américaine peu avant son arrivée à Detroit . Dans son communiqué, mis en ligne sur des sites islamistes, le groupe se félicite que "le frère nigérian" soit "passé à travers toutes les barrières de sécurité pour son opération, brisant le grand mythe du renseignement américain". Le communiqué précise que ce terroriste "a utilisé une technique d'explosifs développée par les moujahidines dans les ateliers d'Al-Qaïda dans la Péninsule arabique". Mais aucune preuve tangible n'a été apportée.

Barack Obama est sorti de son silence ce lundi soir. «Nous ne baisserons pas les bras tant que nous n'aurons pas trouvé tous ceux qui sont impliqués pour les faire répondre de leurs actes" a assuré le président. La maison blanche a ordonné une révision scrupuleuse de la liste des personnes surveillées et interdites de vols vers les Etats-Unis. Outre-Atlantique, l'opinion publique s'est en effet émue qu'un jeune Nigérian bel et bien fiché ait pu monter ce vendredi à Amsterdam dans un avion en cachant des explosifs sous ses vêtements.

De fait, Umar Farouk Abdulmutallab, figurait sur une liste de 550.000 noms depuis novembre dernier. Son propre père avait à l'époque signalé sa radicalisation à l'ambassade des Etats-Unis à Abuja. Pour le moment, les "suspects" qui figurent sur cette liste font l'objet d'une surveillance apparemment sommaire. Les autorités américaines concentrent leur attention sur une autre liste comportant 18.000 noms. Enfin, pour l'heure, seules 4.000 personnes sont interdites de vol.

Aux Etats-Unis, l'opposition s'est donc saisi de ce dossier. La sénatrice républicaine Susan Collins a estimé qu'Abdulmutallab aurait dû être interdit de vol par les autorités après la mise en garde de son père ou, au minimum, être soumis à une fouille au corps à l'aéroport.  "Il y aurait dû avoir un drapeau rouge à côté de son nom", s'insurge même cette sénatrice.

Tout en refusant une politisation de cette tentative d'attentat déjouée, Barack Obama a invité le ministère de la Sécurité intérieure à se poser "la question très concrète de savoir comment quelqu'un, avec quelque chose d'aussi dangereux que de la penthrite, avait pu monter dans un avion à Amsterdam". C'est ce qu'a décalré ce lundi Robert Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche.

Le président américain entend donc, selon son porte-parole, "revoir certaines des procédures et déterminer si elles ont besoin d'être actualisées." D'ores et déjà, les Etats-Unis exigent une fouille systématique de tous les passagers voyageant à bord d'un vol à destination des Etats-Unis. Les autorités américaines exigent également des contrôles supplémentaires des bagages à main  A Roissy-Charles-de-Gaulle, depuis samedi matin, les passagers doivent enregistrer tous leurs bagages y compris ceux dont le format autoriserait de les prendre avec eux. Seuls les sacs à main de femme sont autorisés à bord. Ceux qui veulent garder avec eux des objets utiles ou précieux doivent les glisser dans un sac plastique transparent. Ces mesures de sécurité renforcées ont entraîné d'importants retards durant le week end, mais ce lundi les compagnies aériennes parvenaient dèjà à mieux gérer ces nouvelles obligations.

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