Américains et Britanniques appellent à "dénuder" les passagers

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Plusieurs parlementaires américains ont demandé ce lundi la généralisation des portiques de sécurité capables de déceler objets et substances cachés sous les vêtements. Londres étudie, de son côté, l'éventualité du déploiement dans tous les aéroports du royaume de cette technologie controversée. Ces scanners diffusent sur l'écran des personnes chargées de la sécurité une image en noir et blanc de l'anatomie des passagers.

Faut-il généraliser l'installation de scanners capables de "déshabiller" les passagers dans les aéroports pour mieux lutter contre le terrorisme ? C'est le débat du moment aux Etats-Unis. Plusieurs membres du Congrès ont appelé les autorités à ne plus tergiverser sur le sujet. Le sénateur Joe Liberman, en rupture de ban avec les démocrates, a assuré ce lundi dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Fox que, même si le recours à ces appareils constitue une forme d'atteinte à l'intimité des passagers - on devine leurs attributs sexuels -, "il fallait faire fi de ces objections dès lors que ces machines rendent possible la détection de substances explosives".

L'autorité en charge de la sécurité dans les aéroports américains, la Transportation Security Administration (TSA), teste depuis un an cette technologie.  A Los Angeles, Baltimore, Denver, Albuquerque et New York-JFK, certains passagers, choisis de façon aléatoire, sont invités à passer dans la machine.

Le gouvernement britannique envisage également d'équiper rapidement l'ensemble des aéroports britanniques de ces portiques de sécurité, dont les scanners permettent de reproduire, en noir et blanc sur un écran, les détails de l'anatomie de ceux qui les traversent. Mais, en Europe, le recours systématique à ces appareils, au demeurant très coûteux, est loin de faire l'unanimité. L'an passé, les députés européens s'étaient majoritairement opposés à leur déploiement dans les aéroports de l'Union. Comble de l'ironie, l'un des premiers aéroports à s'être équipé de ce type de portique est justement... Amsterdam Schiphol. Des appareils conçus par la société américaine Safeview (groupe L3 Communications) y sont testés depuis mai 2007.

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