Un pôle syndical réformiste émerge à la SNCF face à la CGT

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Les syndicats UNSA et CFDT, en progression aux dernières élections, vont désormais pouvoir signer des accords d'entreprise. Seule la CGT pouvait le faire auparavant.

Les dernières élections des représentants du personnel  vont profondément rebattre les cartes du dialogue social au sein de la SNCF. La CGT reste, de loin, le premier syndicat de l'entreprise, avec 37,37% des suffrages, un chiffre en recul cependant de près de 2 points. Mais surtout ces élections voient l'émergence d'un pôle réformiste. Les deux syndicats qui progressent le plus sont en effet l'Unsa qui obtient 21,46% des voix (+3,41 points), confortant sa place de deuxième syndicat du groupe, et la CFDT avec 13,76% (+2,17 points).

Ces deux syndicats vont désormais avoir la possiblilité de s'allier pour signer des accords d'entreprise. Les nouvelles règles sur la représentativité syndicale, en vigueur depuis le 1er janvier 2009, stipulent en effet qu'un accord, pour être valable, doit recueillir la signature de syndicats représentant au moins 30% des salariés de l'entreprise. Depuis les dernières élections, en 2009, seule la CGT avait cette capacité. Avec près de 35% de voix cumulées, le couple Unsa-CFDT pourra désormais faire entendre une voix commune - s'ils arrivent à s'entendre - dans les grandes négociations, et faire contrepoids à la CGT.

Or dans le cadre de l'ouverture prochaine à la cocnurrence du trafic voyageurs, voulue par Bruxelles, les grands sujets ne manqueront pas. A commencer par la mise au point d'une réglementation unique, une revendication forte de la SNCF, entre salariés du public et du privé.

Un autre indicateur reflète la poussée du sentiment réformiste au sein de la SNCF, après deux grèves dures en 2010 sans grand résultat. L'effritement de la CGT ne profite pas à Sud-rail, troisième syndicat du groupe, qui perd 0,3 point de pourcentage des suffrages et obtient 17,38% des voix.

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a écrit le 27/03/2011 à 7:43 :
D'une manière générale, tous les nouveaux syndicats, non inféodés à la gauche, auront un rôle à jouer dans les décennies à venir.
a écrit le 26/03/2011 à 12:01 :
L'avenir des syndicats de salariés n'est certainement pas dans les entreprises d'Etat dites de "service public"
a écrit le 25/03/2011 à 20:19 :
toujours aucune nouvelles des SABOTTEURS du reseau SNCF ?????????
a écrit le 25/03/2011 à 14:22 :
premiere action valable a entreprendre faire interdire la cgt ,c'est le pire destructeur d'emplois qu'il existe
Réponse de le 25/03/2011 à 15:21 :
tu plaisantes ?heuresement qu'il y a la CGT: les membres des CE sont leurs femmes ,leurs enfants et leurs amis,tout ca c'est des chomeurs en moins ....
Réponse de le 26/03/2011 à 1:30 :
Les membres des CE et du CCE sont les salariés présents sur les listes et élu donc difficile d'y faire figurer famille et ami. Ce qui marche en politique avec la nomination de ministres amis, ... n'est pas valable pour les entreprises.
a écrit le 25/03/2011 à 14:04 :
Pour être valable les accords d'entreprise doivent être signés par une ou des organisations syndicales représentant plus de 30 % des salariés et ne pas recevoir l'opposition d'une ou plusieurs organisations syndicales représentant plus de 50%. A la SNCF, la CGT + SUD (54.75%)pourront toujours s'opposer à des accords qu'ils jugeront pénalisants pour les cheminots (ouf!).
Réponse de le 25/03/2011 à 14:27 :
le plus pénalisant c est de ne rien signer du tout
et de rater le train (si je puis dire) de réformes nécessaires....

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