Le PDG d'Aéroports de Paris contraint de démissionner avant la fin de son mandat
Fabrice Gliszczynski
Fabrice Gliszczynski
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Pierre Graff souhaitait continuer
Selon des sources concordantes, Pierre Graff souhaitait continuer et s'est battu pour obtenir une modification des statuts qui lui aurait permis de finir son mandat, voire même, selon certains, de fixer la limite d'âge à 70 ans. L'Etat-actionnaire a refusé. Et lui a notifié. La question a été traitée à Bercy, à Matignon mais aussi à l'Elysée puisque le secrétaire général de l'Elysée Xavier Musca lui aconfirmé la décision lors d'une entrevue il y a plusieurs semaines. Dans le contexte de l'élection présidentielle, le prolongement d'un PDG proche de la majorité à la tête d'une entreprise dans laquelle l'Etat est majoritaire (50,2% du capital) n'a pas été jugé des plus opportuns. Pierre Graff a en effet été directeur de cabinet de Gilles de Robien de juin 2002 à septembre 2003, lorsque ce dernier était ministre de l'Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer Gilles dans le Gouvernement Raffarin. « Ce n'est pas une décision contre Pierre Graff, qui est apprécié », explique un proche du gouvernement Interrogée une porte-parole d'ADP n'a pas fait de commentaires.
Avec 8% d'ADP, le partenaire hollandais Schiphol Group soutient Pierre Graff
La décision a fait néanmoins des vagues. Selon une source interne à ADP, le partenaire hollandais Schiphol Group, actionnaire à hauteur de 8% dans Aéroports de Paris soutient Pierre Graff. Fin décembre, son PDG Jos Nijhuis, également membre du conseil d'administration d'ADP (avec le directeur financier du groupe néerlandais) aurait écrit une lettre à l'Agence des participations de l'Etat (APE), pour demander le prolongement de Pierre Graff. Les représentants des salariés (6 sur 18 alors qu'ils ne possèdent que 1,6% du capital) sont sur la même voie. Peuvent-ils inverser la tendance ? Officiellement oui, la question de la modification des statuts relevant de l'assemblée générale (AG) qui se tiendra le 3 mai. Mais pour qu'il y ait un vote en AG il faut qu'une résolution sur le sujet soit votée en conseil d'administration. Encore faut-il que ce projet de résolution soit inscrit à l'ordre du jour du prochain conseil, fin mars (ce qui n'est pas envisagé ) et qu'une majorité des administrateurs votent en faveur de Pierre Graff. "Aucune chance, c'est joué", martèlent plusieurs sources.
Plusieurs noms circulent pour le poste
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Qui pour lui succéder? Le nom du PDG d'Aéroports de Paris mi-novembre dépendra du résultat de l'élection présidentielle. Si Nicolas Sarkozy l'emporte, plusieurs noms circulent. Celui de celui de Marie-Claire Daveu, directrice de cabinet de Nathalie Kosciusko-Morizet au ministère de l'Écologie, celui de Jean-Paul Faugère, le directeur de cabinet de François Fillon ou encore de Didier Banquy, directeur de cabinet de François Baroin. Autant de parachutages qui verront tout espoir s'écrouler en cas de victoire de François Hollande qui priviliégera un proche de la gauche. Reste l'hypothèse interne. Celle du directeur général délégué d'ADP François Rubichon, 49 ans sera forcément étudiée.
Fabrice Gliszczynski
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