Les deux scénarios low-cost d'Air France

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Pour redresser son réseau moyen-courrier, la direction étudie le développement d'une compagnie à bas coûts en parallèle à la marque Air France. Transavia, la filiale mi-low-cost-mi charter pourrait servir de socle à ce projet mais en changeant de marque. Autre scénario, le maintien de Transavia et la création d'une low-cost sur les destinations loisirs en Europe et en France, toujours à côté de la marque Air France.

Restructurer le moyen-courrier d'Air France pour sauver la compagnie. C'est la priorité industrielle de la direction. Si le groupe entend modifier son système de hub pour enrayer les pertes des vols de courte distance qui aliment l'aéroport de  Roissy (voir aussi "Air France va revoir la production de son usine de Roissy"), il travaille aussi sur une riposte à la déferlante des low-cost sur les vols de "point-à-point". Alors que l'objectif est de revenir à l'équilibre sur cette partie du réseau d'ici à la fin 2013, les pistes de travail doivent être dégagées fin mars pour une décision d'ici à fin juin.

Si l'extension à d'autres aéroports de l'organisation du travail plus productiviste mise en place à Marseille, Nice et Toulouse est d'ores et déjà acquise, le développement d'une compagnie à bas coûts sur le réseau de point-à-point en Europe est également étudié, selon des sources internes. Ceci en parallèle à la marque Air France. «Tout est à l'étude, rien n'est tranché », assure t-on. Ce scénario implique donc la coexistence de deux marques. Car, alors qu'Air France cherche à monter en gamme en général, « il est difficile d'avoir sous la même marque un produit haut de gamme all inclusive (même si deux ou trois services pourraient être payants) et une compagnie un peu plus low-cost. Sinon on détruit la marque », explique t-on à un très niveau de l'entreprise.

Une extension de Transavia? 

« Si on décide d'une telle filiale low-cost, faut-il  le faire à partir de Transavia France », s'interroge une autre source ? En effet, ce projet pourrait se développer à partir du socle existant de cette filiale « touristique » d'Air France, lancée en 2007 sur le modèle mi-charter-mi low-cost de Transavia Hollande, la filiale de KLM. Mais sans pour autant conserver la marque. Un tel scénario passe par la renégociation de l'accord signé en 2006 par Air France et le SNPL (syndicat national des pilotes de ligne) qui limite à une quinzaine d'avions.

Aujourd'hui, les coûts de Transavia au siège kilomètre offert (SKO) sont inférieurs à 5 centimes d'euros, quand ceux d'Air France sur le moyen-courrier dépassent... les 11 centimes. Cette compagnie ne supporte ni les coûts de structure de sa maison-mère, ni le poids du personnel dans les aéroports dans la mesure où elle sous-traite son assistance en escale. Si sa performance est donc la meilleure du groupe Air France, elle ne lui a cependant jamais permis d'être une seule fois profitable en 5 ans.

A sa décharge, Transavia n'a pas l'autorisation d'Air France de se positionner sur les meilleures routes qui sont laissées à sa maison-mère (à l'exception de Marrakech). En outre, même si elle s'en rapproche, la structure de coûts de Transavia n'est pas au niveau de celui des grandes low-cost du secteur. «Si les coûts d'une compagnie sont supérieurs à 4 centimes au SKO (hors carburant) ce n'est pas une low-cost », estimait en début de semaine au colloque French Connect Alex Cruz, le directeur général de Vueling.

L'autre scénario

Selon d'autres sources internes, il existe un autre scénario à l'étude. Celui de laisser Transavia sur son positionnement de prédilection  (exploiter  de lignes "loisirs" vers des destinations "soleil", essentiellement vers  le bassin méditerranéen)  et de créer une autre low-cost également positionnée sur les lignes losirs mais sur les axes intras-européens et domestiques. Ceci, toujours en parallèle de la marque Air France, indispensable pour l'aimentation du hub de Roissy afin d'éviter une rupture de produits pour les passagers en correspondances. Reste que les avis sont très partagés au sein d'Air France sur la capacité de la direction à prendre de telles décisions. Un peu comme la compagnie l'a fait depuis  plus de dix ans.

Air France a sous-estimé la menace low-cost

Depuis le début de la décennie 2000 Air France a toujours réfléchi à la possibilité de lancer une low-cost. Mais à chaque fois, le danger des Ryanair et autres Easyjet a été minoré. A tel point que le PDG d'Air France-KLM Jean-Cyril Spinetta a reconnu il y a peu (devant des syndicats) s'être trompé. Dans les années 2001-2002, Air France a par exemple étudié la possibilité de baser sa filiale irlandaise Cityjet aux coûts plus bas, à l'aéroport londonien de Luton, le fief d'Easyjet qui venait défier Air France à Paris. L'objectif était de chiper à Easyjet sur le réseau britannique (Londres-Edimbourg) les passagers que lui prenait la compagnie à bas coûts sur Paris-Nice.

Appel à la grève le 30 mars

Le développement d'une l'activité low-cost au détriment de l'activité d'Air France poserait la question du personnel des aéroports d'Air France, aujourd'hui en surreffectifs. Une véritable bombe sociale, alors que la pression commence à monter chez le personnel au sol. Jeudi, la CGT, la CFDT et FO ont appelé les salariés à se mobiliser le vendredi 30 mars, de 01H00 à minuit, selon un communiqué des trois syndicats, inquiets pour leurs acquis sociaux. Les pilotes et personnels de cabines ne se sont pas associés au mouvement.

 

 

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a écrit le 23/03/2012 à 21:46 :
vol de prague sur af en classe affaire ce mardi. Les hôtesses étaient plus occupées par elle même que par leur passager. Inquiétant, misérabilisme et fainéantise. Lorsqu'au retour ce jeudi sur tcheques airlines en code partagé avec AF, les hôtesses à nos petits soins : veste placé dans un vestiaire, petite boisson avant le départ, proposition de journaux et de magazines, nappe blanche et couvert en inox pour le repas, attention régulière pour savoir si tout allait bien, il ne faut donc pas s'étonner qu'en étant plus étonné par AF que ses clients la désertent. Ok il y a des clients qui ne sont sensibles que par le prix, d'autres ont envie de vivre autre chose, l'excellence et des moments inoubliables pour sortir de la banalité. AF s"est fait amadoué par ses syndicats. Ce sont les compagnies concurrentes qui vont l'amadouer. C'est dommage car chez AF, il y a des personnes dévouées, motivées par leur travail, qui voudraient que la compagnie évoluent. Quand vous discutez avec quelques uns d'entre eux, ils ne comprennent pas pourquoi leur compagnie ne tienne pas plus compte des attentes de leur client. A ne pas faire beaucoup d'effort, ils ne resteront pas fort longtemps. C'est dommage.
Réponse de le 24/03/2012 à 2:02 :
Rassurez vous, CSA est en faillite...
Réponse de le 24/03/2012 à 7:18 :
Vraiment que des bras cassés dans cette alliance on va bientôt les appeler Failliteteam
Réponse de le 25/03/2012 à 11:46 :
@pm: rassurez vous AF n' a pas fait de benef depuis 3 ans.....
Réponse de le 25/03/2012 à 12:34 :
non depuis 4 ans
Réponse de le 25/03/2012 à 18:59 :
Fréquent voyageur en classe affaire sur Air-France je viens de goûter dernièrement au VRAI service sur Singapore Airline et sur Emirates. C'est clair il y a un monde entre les deux en grande défaveur de notre compagnie Nationale et pour le même prix. Je voyage aussi assez souvent en Europe et là je prends du low-cost, et là aussi il y a vraiment une différence de métier cette fois-ci avec Air-France. C'est un autre métier comme Porsche faisant des voitures et Dacia faisant des voitures.
Réponse de le 26/03/2012 à 21:57 :
Peux-tu préciser qui est Porsche et Dacia dans l'aérien, c'est pas évident -)
a écrit le 23/03/2012 à 17:19 :
Qui vivra,verra...Il y aura encore bien des vagues dans le secteur a
érien;mais c'est illusoire et aventureux de voir AF s'en sortir mieu
x que ses concurrents "low-coast",qui ne font que ça...C'est un trav
ail à part et tout entier...
a écrit le 23/03/2012 à 16:11 :
Dans les transports,c'est toujours comme ça:si on "bouffe" pas les au
tres,on se fait bouffer...Comme qui dirait:"Il vaut mieux faire le boucher que le veau."C'est pourtant pas difficile à comprendre:pour
faire des prix mini en transports aériens,il faut des avions à héli
ces,voilà tout...Et une gare SNCF + une gare routière au pied des em
barcadères...Voler en low-coast avec des jets,c'est complètement méga
lo!Et c'est ce qui peut faire le bonheur des petits aéroports comme
St-Etienne,Limoges,Chambéry...La "libre concurrence" en transports aé
riens,ça conduit d'abord à l'embouteillage dans le ciel européen!Et
si le low-coast,c'était aussi pouvoir voyager dans des avions avec
des sièges disponibles au pied levé,à l'appréciation du commandant
de bord,qui pourrait constituer un réseau de clientèle propre,conta
ctée juste 2 ou 3 heures avant le décollage...?Et réciproquement...
En navigation maritime,ça se fait,non?Remarque:je ne "prends" jamai
s l'avion!Train,oui;ou stop(inch up)...
a écrit le 23/03/2012 à 12:37 :
Quand on a en face de soi Mesrine on ne se pose pas de question dirait Prouteau . Air France est sous la menace croisée des low-costs , des compagnies du Moyen Orient et d'Asie . Inutile de téléphoner au Président pour réagir . Il faut mouiller la chemise pour moins cher !
a écrit le 23/03/2012 à 12:15 :
le low- cost c'est une affaire de jeunes . Sont assis sur les avantages acquis à AF c'est à dire un siège éjectable !
a écrit le 23/03/2012 à 10:58 :
AF n'a rien trouvé de mieux lors de la précédent décennie de faire chasser Ryanair de l'aéroport de Strasbourg où une ligne vers Londres fonctionnait très bien. Les Irlandais sont partis de l'autre coté du Rhin (à Baden Baden) où ils ouvert de nouvelles liaisons. AF a exploité la ligne pendant quelques mois et l'a fermée définitivement. Aujourd'hui Strasbourg est un véritable désert. Il y a une magnifique gare...sans passagers.
AF est totalement absente ou quasiment de l'aéroport franco-suisse de Bâle/Mulhouse où EasyJet fait des affaires d'or. Ce serait l'occasion d'ouvrir une ligne vers Londres City avec par exemple Cityjet (abandonnée par Swiss) voire Heathtrow ou Gatwick dans la mesure où BMI, présente sur cet axe, a été cédée par Lufthansa à Britsih Airways qui a déjà 3 vols quotidiens. Mais sans doute trop demander aux "génies parisiens" qui ne voient pas plus loin que leur cher Périphérique.
Réponse de le 24/03/2012 à 1:59 :
Vous l'avez conservé depuis longtemps, ce texte ? que vous ressortez de temps en temps... Heureusemnt que vous êtes là pour donner la solution; mais, juste une question: votre ligne Bale London city, vous pouvez nous expliquer POURQUOI Swiss ne l'a pas maintenue ???
Réponse de le 25/03/2012 à 8:05 :
La ligne Swiss a été remplacée par 3 rotations de BMI (également encore filiale de LH mais en cours de rachat par BA) sur Heathrow. City Airport est un aéroport extraordinaire et CityJet y est très actif. Mais ce n'est un secret pour personne que AF a toujours négligé les liaisons depuis les régions.Depuis qu'EasyJet y fait des affaires d'or, c?est la grande découverte...
Quant aux charters, AF a exploité dans le passé Air Charter où elle fourguait ses vieilles Caravelle pour les malheureux vacanciers se rendant dans le bassin méditerranéen. L'exotisme début déjà à l'aéroport.
Réponse de le 25/03/2012 à 11:48 :
@pm, toute l'énergie que vous montrez sur ce forum serait mieux utilisée a faire du service client: PNC AF on t' a reconnu!!!!!
Réponse de le 26/03/2012 à 19:15 :
@TAMbrasil: loupé !!!
@Gilles1; ben oui ! ne vont à London city que les avions qui le PEUVENT opérationnellement ! Rapport avec BMI (qui se vend depuis des années à qui veut bien d'elle) ? Rapport entre Easyjet et London city ???
Les français sont géniaux ! Ils rouspètent parce qu'on veut délocaliser l'aéroport de Nantes à 30km ! Ils rouspètent aussi lorsqu'ils ont un aéroport dans leur jardin qui n'a pas les bonnes liaisons... Je pense que je vais demander à la SNCF de me mettre un TGV sur Toulouse depuis la gare du Nord; c'est plus près de chez moi...
Réponse de le 26/03/2012 à 21:59 :
AF avait fait le forcing en 1999 pour rallier British Midland....
Réponse de le 03/04/2012 à 15:45 :
AGENT TAM on t a reconnu !
a écrit le 23/03/2012 à 10:09 :
Pour le nom de cette nouvelle entité réseau domestique, j'ai trouvé!
On pourrait l'appeler Air Inter par exemple....
Réponse de le 23/03/2012 à 22:42 :
Air Inter Europe, serait encore mieux et tellement vrai...
Réponse de le 25/03/2012 à 11:49 :
je propose "Interflug" le air inter d'Allemagne de l'Est pour ceux qui s'en rappellent, vu le non-niveau de service et la non-amabilité des PNC c'est plus approprié
a écrit le 23/03/2012 à 9:36 :
Tres bonne analyse de la situation dans laquelle se trouve Air France. Comment des patrons comme Spinetta n'ont pas pu prendre au serieux les menaces que representaient les Low Costs, quand il n'avait qu'a regarder de l'autre cote de la manche pour voir la situation difficile de British Airways, bien avant que les Low Cost ne debarquent en France!! British Airways, la plus exposee depuis des annees a la concurrence (et pas seulement sur le moyen courrier) a su reagir et s'adapter, qu'en sera t-il d'Air France? La question est dans les mains des salaries et dirigeants
Réponse de le 23/03/2012 à 11:44 :
Surtout des salariés qui ont depuis des décennies fait plier les directions pour toujours avoir plus plus plus ... Et voilà ou on arrive AF est dans la merde! L'intelligence du français dans toute sa splendeur
Réponse de le 23/03/2012 à 17:41 :
D'accord mais aussi "c'est qui les plus forts, c'est nous"..Air france, le Rafal, le Tgv, l'industrie automobile, même l'armement vient à être concurrencé. Des gamelles!... Heureusement il y a encore qq petites ou moyennes PME qui tirent encore leur épingle du jeu.
a écrit le 23/03/2012 à 9:01 :
Je viens de faire un voyage Paris-Miami-Paris avec CORSAIRFLY en classe Grand Large (First Class) pour un prix A-R de 1750 ? alors que le même voyage sur AIR FRANCE est à 6000 ?. Voila pourquoi AIR FRANCE va mal, sans compter les grèves à répétition et un service à bord laissant à désirer en vol intérieur qui n'incite pas à faire des vols internationaux avec cette compagnie.
Réponse de le 23/03/2012 à 16:04 :
Juste pour votre information on ne peut pas comparer le produit Grand Large avec le produit La première d'Air France ni même avec le produit Classe Affaires !!
Au mieux à titre de comparaison on s'approche du produit PREMIUM pour lequel on trouve des tarifs sur le site d'Air France actuellement pour des voyages en juin vers Miami autour de 1500 ? !!
En Classe Affaires même dates: 2900 ? .....
Comme quoi........
Merci de comparer ce qui est comparable
a écrit le 23/03/2012 à 8:25 :
Seule la qualité peut sauver AF-KLM ou d'autres compagnies en difficulté. AF-KLM doit rendre ses vols internatinaux ( hors de l'UE) irréprochables en qualité et confort offerts. Quand on prend un vol intra EU le voyageur lambda n'en fout du plateau repas proposé... ces vols sont au max de 2h.... une boisson chaude avec un biscuit, un verre de jus d'orange et le tour est joué.....Regardez les compagnies US, il pousse même la mesquinerie à suppprimer TOUT repas sur les vols même sur les vols de plus de 8h en Amerique du Nord sauf en First... mais vu la qualité médiocre des repas, ce n'est pas une perte. Il vaut acheter dans les aérogares.....pléthores de petits "fast food" pas chers....Le problème d'AF c'est que certains tarifs sont très chers sur les destinations Européennes sauf promo et internationales....et je ne parle même pas des miles offerts qui se réduisent comme peau de chagrin......Je ne sais pas si faoire le choix du low cost est bonne, Regardez Usairways aux USA, ils ont beacuoup de mal avec l'international car aux USA, US air est vraiment low cost!
a écrit le 23/03/2012 à 8:24 :
Ah, on va peut-être enfin arriver à une stratégie logique. Peut-être la fin du tunnel pour Air France ?
Réponse de le 23/03/2012 à 10:10 :
Comment avoir confiance en une compagnie dont le personnel est sans cesse en grève à tour de rôle ? Le personnel au sol sera encore plus inquiet pour ses "acquis sociaux" le jour où il volera sur "Air Pôle Emploi". Le style "bas coût" n'est pas du tout dans la culture d'AF, compagnie élitiste avec un personnel vivant sur ses splendeurs passées.
AF a toujours méprisé les régions concentrant tout sur Paris (avec Roissy le plus mauvais aéroport au monde). Maintenant il faut payer la casse. Je prends régulièrement EasyJet. No problem.
Réponse de le 23/03/2012 à 10:59 :
Et au bout du tunnel : le précipice...
a écrit le 23/03/2012 à 8:12 :
Singapore Airlines crée même une low-cost long-courrier
Réponse de le 24/03/2012 à 1:51 :
Ah ? Ils n'ont toujours pas compris, après de nombreux essais, depuis des décennies, que le "business model" low cost, en long courrier, ça ne marche pas...
Réponse de le 24/03/2012 à 7:28 :
@PM Les faits te donnent raison pour le moment. Mais personne ne s'y est lancé avec le bon avion. Quant à SQ, on peut pas dire que ce sont des manchots du transport aérien. Leur souci de la rentabilité est réel, surtout avec un fuel aussi cher. S'ils le font c'est qu'ils pensent pouvoir gagner de l'argent. Souviens toi des lcc sur le MC, AF disait toujours que ca ne marcherait jamais, qu'ils étaient protégés par le hub et plein de vérités comme les tiennes. On a vu le résultat
Réponse de le 24/03/2012 à 13:42 :
@lcc. ce n'est pas un AVIS; juste le retour d'expérience des NOMBREUSES tentatives, toutes défaillantes. NB pour l'avion, on trouve d'excellents 340 pour une bouchée de pain. Le business model moyen courrier c'est: achat des avions par des banques; sortie de la flotte avant des opérations de maintenance coûteuses (lesquelles sont proportionnelles à la durée; ratio lc/cc 2,5 à 3 au quotidien); engagement quotidien sur 1, 2 étapes de plus que les concurrents; réemploi des équipages (si possible en contrat de droit non national) aux limites de la réglementation; extorsion (naïveté des édiles régionales...) de subventions; retrait des les premiers signes de faiblesse de la demande; innovation dans le service à la clientèle (ex: faire payer l'emploi d'une CB !);... Rien qui soit aisément transposable dans le long courrier. Plus l'argument de poids: il faut que les A/R choisis puissent se faire dans un laps de +/6 22H si on veut avoir une cohérence commerciale (en fonction du faible nombre d'avions impliqués). Et... pas question de réengager les équipages... avant le passage suivant de l'avion ! Bref, à chacun son métier ! D'ailleurs Spinetta l'avait déclaré, il y a fort longtemps (lors d'une invitation à Lyon (normale sup' ?)... Il n'a pas (ou pas pu) enterprendre ce qui aurait été en cohérence.
Réponse de le 24/03/2012 à 15:24 :
@pm. Ce que tu décris comme une généralité est le modèle Ryanair qu'AF a la facheuse tendance à généraliser. Quant à Spinetta, dans une convention des cadres en 2007 ou 2008, il a avait expliqué que tôt ou tard les lcc mc (présentes sur les hubs comme Easyjet) se lancerait sur LC. Quant au modèle lcc sur le LC, on est tous d'accord pour dire que le modèle MC n'est pas transposable (notamment sur la productivité avion). Pour autant, les vérités d'un jour ne sont pas celles du lendemain. L'article a raison, la vérité d'AF au début des années 2000 c'était, çà ne marchera jamais. On a vu le résultat
Réponse de le 26/03/2012 à 11:12 :
@bill années 2000 ? LAKER, ça vous parle ? Openskies "low cost business", réussite éclatante ? Personne ne dénigre (aux dérives sociales près) les low costs. Mais LE modèle économique n'est pas transposable en long courrier. Rien d'autre.
a écrit le 23/03/2012 à 7:12 :
Mais oui, C'est ca qui faut faire.
Je prends l'example de Singapore airline (Meilleur compagnie au monde), Ils ont cree 2 compagnies SilkAir et Tiger.
Tiger c'est du Low cost a la ryanair et Sylkair c'est un peu mieux avec des miles a la cle. Ca marche du tonnerre, Ils achetent des Airbus tellement y a de la demande. Pourquoi Airfrance ne fait pas pareil?????
Réponse de le 23/03/2012 à 9:44 :
Oui ca marche du tonnerre parce que:
1/la demande explose en Asie
2.Silkair et Tigerair existent depuis deja quelques annees, et sont les Easyjets d'Asie. Ils n'ont pas attendu 15 ans avant de se poser la question de faire du low cost
a écrit le 23/03/2012 à 7:03 :
après la renégociation des accords, les charettes
a écrit le 23/03/2012 à 6:45 :
Le personnel au sol a du souci à se faire.
Réponse de le 23/03/2012 à 9:47 :
Oui a cote de ca une compagnie s'adapte ou elle meure. Air France a ete protege pendant pas mal d'annees de la concurrence des low cost a une epoque ou KLM, Lufthansa et BA eux etaient en reel concurrence sur leur sol. Ces compagnies ont du s'adapter a marche forcee et ca leur a plutot bien reussi.

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