Deux commandes tombent à l'eau pour les ex-Chantiers de l'Atlantique

Après une année presque dépourvue de commande, les STX France (ex-Chantiers de l'Atlantique), annoncent ce jeudi avoir perdu deux chantiers pour des navires de croisière, la compagnie Viking River Cruises ayant décidé d'annuler un contrat passé fin 2011.

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Nouveau coup dur pour les chantiers navals STX France (ex-Chantiers de l'Atlantique). Les anciens Chantier de l'Atlantique ont annoncé ce jeudi avoir perdu la commande de deux navires de croisières de luxe. La compagie Viking River Cruises, dont le siège se situe aux Etats-Unis, a rompu un accord signé fin 2011. Ces deux bateaux de 230 mètres devaient pouvoir accueuillir 888 passagers et 444 membres d'équipage. Ils devaient être livré en 2014 et 2015.

Une entreprise italienne, le constructeur Fincantieri, aurait fait une offre plus intéressante, selon le magazine spécialisé Mer et Marine. Le quotidien Ouest-France évoque pour sa part des difficultés financières et une défiance des banques pour l'armateur.

Chômage partiel

L'entreprise détenue en partie par le groupe sud-coréen STX Shipbuilding et par la France (qui détient 33,3%), emploie quelque 2.000 personnes peine à trouver de nouvelles commandes depuis 2008. Face à cette pénurie, elle vient d'annoncer des mesures de chômage partiel pour cette année. En mai et juin 9.000 jours non travaillés sont ainsi prévus.

Dans son carnet de commandes il reste encore un paquebot de croisière luxe pour cinq cents passagers ("Europa 2"), pour l'allemand Hapag Lloyd croisières, deux navires pour l'italien MSC, livrables en mai 2012 et mai 2013 et enfin deux navires porte-hélicoptères pour la Russie.

(Créé le 05/04/2012 à 07h19, mis à jour à 12h30)

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Commentaires 12
à écrit le 05/04/2012 à 20:43
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Le groupe public italien est parvenu, malgré la crise et des difficultés sur le plan de charge de ses chantiers en Italie, à demeurer bénéficiaire en 2011. Fincantieri a, ainsi, dégagé un EBITDA de 138 millions d'euros et un revenu net de 10 millions...

à écrit le 05/04/2012 à 12:18
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J ai cru comprendre que l annulation était due au fait qu un chantier italien À fait une offre bien meilleure!! Vive notre système social que nos concurrents nous envient autant que les 35 heures

le 05/04/2012 à 13:13
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Oui c'est vrai. Supprimons toutes les aides sociales. Et laissons les pauvres crevés dans le caniveau. Tiens, Clovis? Ca n'est pas un roi qui s'est fait décapité. Tu le vaux bien si ce n'est déjà fait pour faire une telle démagogie.

le 05/04/2012 à 14:00
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Clairement KCM préfère le CHÔMAGE...

à écrit le 05/04/2012 à 12:11
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La vraie question à se poser c'est : "pourquoi les chantiers ont perdu ces deux commandes" ? Pourquoi, comment ? A cause de quoi ?

le 06/04/2012 à 9:37
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Naguère le ministère des affaires étrangères (appuyé par les finances) aidait à la négociation de tels contrats: la méprisence à l'égard de cet organisme affichée par le président Sarkozy semble être à l'origine de la perte de plusieurs gros contrat ...

à écrit le 05/04/2012 à 11:57
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pourtant les croisières, même à risques, ont toujours autant de succés, à ce qu' on lit par ailleurs ??? Peur de ne pas être livrés, avec l ' agitation sociale que l' extrême gauche prépare, quel que soit le résultat du 2° tour !!!

à écrit le 05/04/2012 à 11:43
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plouf plouf. ces bateaux de luxe allaient donner des emplois. mais en France on n'aime pas les riches je crois ! .......tant pis alors.............. on va dire ça comme ça !!!!!!!!!!!

à écrit le 05/04/2012 à 11:10
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Si c'est pour redonner confiance aux passagers c'est plutôt raté. Embarquer et l'autre rive vous attend plus sûrement? mais ça fait cher de l'enterrement.

à écrit le 05/04/2012 à 11:10
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A quand la désintégration de ces syndicats qui monopolisent le travail coûteux. A quand des politiques énergiques qui arrêteront de s'émouvoir sur les pays émergents qui n'ont de cesse que de nous imposer leurs lois économiques. A quand une prise de...

à écrit le 05/04/2012 à 9:06
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Ca s'appelle la mondialisation. Un capitaine italien envoi son bateau sur les rochers, et ce sont les ouvriers français qui payent les pots cassés. La non qualité à des retombées insoupçonnée. Si les autorités n'avaient pas fermé les yeux sur certain...

à écrit le 05/04/2012 à 8:44
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Les entreprises en France tentent de concurrencer les rivales en ayant pieds et poings liés par une bureaucratie exponentielle et des contraintes dites "sociales" absolument insupportables, comment voulez vous qu'il en soit autrement ?

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