British Airways va couper à la hache dans les effectifs de BMI

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1.200 emplois sur un total de 2.700 pourraient être supprimés au sein de la compagnie britannique BMI que vient de racheter BA à Lufthansa.

British Airways confirme qu'elle ne fait pas dans la dentelle sur le plan social. Et que si certains en doutaient, que le rachat de BMI (ex British Midland) ) à Lufthansa n'avait que pour objectif de mettre la main sur l'imposant portefeuille de créneaux horaires de BMI à l'aéroport londonien de Heathrow, complètement saturé. Ce lundi, British Airways (BA) a en effet annoncé qu'elle prévoyait jusqu'à 1.200 suppressions d'emplois au sein de BMI. "BMI perd plus de 3 millions de livres (3,6 millions d'euros) par semaine et son rachat permettra de sauver 1.500 emplois au Royaume-Uni sur un total de 2.700" a affirmé dans un communiqué British Airways. C'est en effet en raison de ces pertes chroniques malgré une restructuration importante que Lufthansa a jeté l'éponge moins de deux ans après l'avoir rachetée. BMI était pourtant attirante. Avec plus de 10% des créneaux horaires à Heathrow, elle aurait pu permettre à Lufthansa (qui en possédait 4% environ) de défier son rival British Airways sur les juteuses lignes transatlantiques au départ de Londres. Avec la crise, l'expérience n'a jamais été tentée.

"BMI réalise de lourdes pertes et n'est pas viable sous sa forme actuelle. Notre proposition permettrait de pérenniser environ 1.500 emplois qui auraient sinon été perdus", a déclaré Keith Williams, le directeur général de BA. "Alors que nous nous efforçons de restructurer l'activité et de restaurer la rentabilité, les pertes d'emplois sont profondément regrettables mais inévitables", a-t-il fait valoir. En 2011, BMI avait engendré une perte de 285 millions d'euros sur les opérations non poursuivies de Lufthansa.

La fin de la marque BMI

British Airways indique avoir engagé des discussions avec les syndicats sur son projet d'intégrer BMI à ses propres activités à l'aéroport londonien d'Heathrow. Environ 1.100 hôtesses et stewards, pilotes et ingénieurs de BMI basés à Londres seraient ainsi intégrés à British Airways, plus un maximum de 400 personnels au sol. Les pertes d'emplois seraient en revanche concentrées au siège de BMI à Castle Donington, dans les Midlands (centre), ainsi que dans les aéroports régionaux. BA assure par ailleurs essayer de trouver des opportunités d'emplois pour les personnes affectées dans les Midlands, par exemple chez le motoriste Rolls-Royce. La compagnie veut aussi créer des emplois à Glasgow à partir de 2014, quand le contrat actuel de maintenance de certains avions à l'étranger aura expiré. Interrogé, un porte parole confirme que la marque BMI va disparaître. Ce sera donc la fin de cette compagnie qui a toujours joué les trublion dans le ciel britannique.

BA uniquement intéressée par les droits d'atterrissage

La Commission européenne avait approuvé fin mars le rachat de BMI par British Airways pour 172,5 millions de livres (207 millions d'euros), payés en cash. Une condition avait été posée : que cette dernière s'engage à offrir plusieurs créneaux horaires par jour à l'aéroport de Londres-Heathrow de manière à faciliter l'arrivée de concurrents. L'objectif était alors clair, ce n'était pas la marque BMI qui intéressait le groupe, mais ses droits d'atterrissage à l'aéroport d'Heathrow. D'autant que BMI en possèdait 56. Avec cet achat, International Airlines Group (IAG), le holding qui regroupe BA et Iberia, disposait désormais de 53% des droits d'atterrissage à Heathrow, contre 45% avant le rachat de BMI.

 

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Commentaires
a écrit le 13/04/2012 à 17:46 :
intéressant mais mal écrit

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