Thierry Antinori, ce Français qui réussit au sein des grandes compagnies étrangères

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Entré à Air France en 1986, Thierry Antinori a rejoint Lufthansa en 1997 où il gravit tous les échelons pour arriver jusqu'au directoire de la compagnie allemande. Depuis plus d'un an, il est chez Emirates, la puissante compagnie de Dubaï.

Thierry Antinori, 50 ans, diplômé de l'ESSEC Paris, est très connu dans le secteur du transport aérien français. Notamment à Air France où il commença sa carrière en 1986 à la direction de ventes pour la région parisienne. En 1994, à 33 ans, il prend la direction générale d'Air France en Allemagne, basée à Francfort. Deux ans et demi après, le chiffre d'affaires outre-Rhin a bondi de 70% et les coûts ont diminué de 20%. Lufthansa n'est pas insensible à ce succès et le recrute en 1997 au poste de vice-président pour l'Europe de l'ouest et du sud. Il a 36 ans. Ensuite il ne cessera de grimper les échelons au sein de la compagnie allemande, au point de devenir vice-président exécutif des ventes, du marketing et de la distribution, et membre du directoire de la compagnie Lufthansa.

Fin 2010, il est nommé PDG d'Austrian Airlines, filiale en grande difficulté de Lufthansa dans le but de la redresser. Alors qu'il doit entrer en fonction le 1er avril 2011, il annonce quelques jours plus tôt qu'il quitte brusquement Lufthansa. Pourquoi ? Silence radio. Peu de temps après, la rumeur de son recrutement par une compagnie du Golfe commence à sortir. En octobre 2011, Emirates annonce son recrutement comme Executive vice-président Passengers Sales Worldwide. Ses fonctions incluent les opérations commerciales, la distribution, les accords interlignes, l'optimisation des recettes, le développement du réseau de ventes et le programme de fidélisation Skywards. 

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Commentaires
a écrit le 18/12/2012 à 13:24 :
On se demande bien pourquoi Air France n'a pas été capable de le garder? cherchez l'erreur... il est vrai qu'il n'était pas Enarque ou Polytechnicien...
Réponse de le 18/12/2012 à 16:01 :
Sauf erreur, il avait (a ?) des attaches familiales allemandes; il était plus à son aise à Francfort plutôt que de devoir réintégrer Paris pour Air France. Quant à éviter le poste "casse g....." chez Austrian, et "se mettre à l'ombre" à Dubaï, ça requiert effectivement un certain "savoir faire".
Réponse de le 18/12/2012 à 19:43 :
Pas du tout, quand Lufthansa l'a recruté en 97, il l'ont basé...à Paris. Mais c'est vrai que c'est un malin...
Réponse de le 11/05/2013 à 22:00 :
Car la gestion de carriere n'existe pas chez AF. Un jeune ne peux monter vite. Un jeune qui est talentueux sera systematiquement ralenti. Il n'est pas rare de voir en interne, des mutations remerciements a l'etranger. Af a un certain talent a faire fuir ses stars et en ce moment, les meilleurs partent, profitant du PDV. Ce sera un objectif de MR de Juniac.

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