Michael Rake quittera les commandes d'Easyjet l'été prochain

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Le britannique a communiqué à la compagnie son choix d'abandonner son poste de président et directeur non-exécutif. Il restera tout de même en fonctions jusqu'à ce qu'un successeur soit désigné.

Michael Rake jette l'éponge. Le conflit avec le fondateur de la compagnie, Stelios Haji-Ioannou, aura eu raison de son engagement en tant que président d'Easyjet. Le britannique s'apprête en effet à laisser sa place d'ici six mois.

"Le conseil d'administration d'EasyJet annonce que Sir Mike Rake l'a informé de son intention de démissionner comme directeur non-exécutif et président d'EasyJet à l'été 2013", a indiqué la compagnie dans un communiqué publié dimanche. Michael Rake , président du conseil d'administration d'Easyjet depuis janvier 2010, a accepté d'occuper son poste jusqu'à ce qu'un remplaçant soit trouvé.

Easyjet à la Bourse de Londres

"EasyJet a, à tous points de vue, connu ces trois dernières années une période de succès et de croissance", a estimé le président démissionnaire. "Alors que la compagnie aérienne est sur le point de faire son entrée dans l'indice Footsie-100 (des principales valeurs de la Bourse de Londres), c'est le bon moment pour partir", a-t-il estimé.

Le fondateur souhaitait son départ depuis août 2012

Le fondateur d'Easyjet, Stelios Haji-Ioannou, avait tenté sans succès en août dernier d'obtenir le départ de Michael Rake, qui est également vice-président de la banque Barclays impliquée dans le scandale du Libor.

Stelios Haji-Ioannou, qui a quitté le conseil d'administration d'Easyjet au printemps 2010 et a adopté depuis une posture d'investisseur activiste, s'inquiétait des répercussions de l'affaire du Libor sur l'image d'EasyJet. Monsieur Stelios, qui a fondé EasyJet en 1995, s'est aussi affronté à plusieurs reprises avec la direction à propos de sa stratégie. Lui et sa famille avaient récemment vendu 600.000 actions, franchissant à la baisse le seuil de 37% du capital, et menacé de continuer à se désengager si la direction passait une nouvelle commande d'avions.

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