Alitalia : Lufthansa met la pression sur Air France-KLM

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Lufthansa évoque l'éventualité d'acheter SAS
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Alors qu’Air France-KLM s’interroge sur une montée au capital d’Alitalia, Lufthansa évoque l’éventualité de mettre la main sur le transporteur scandinave SAS

« Je ne peux pas imaginer une pure coïncidence », plaisante un cadre d'Air France. Alors qu'Air France-KLM s'interroge sur une montée au capital d'Alitalia, Lufthansa évoque l'éventualité de mettre la main sur le transporteur scandinave SAS.

"Le directeur général Rickard Gustafson a vraiment fait un boulot impressionnant. SAS a amélioré beaucoup de choses en son sein. Cela fait que nous pouvons éventuellement examiner si une acquisition pourrait être réalisable", a déclaré ce jeudi le président du directoire du groupe allemand, Christoph Franz, au quotidien suédois Svenska Dagbladet.

Sachant que l'un des enjeux pour Air France-KLM dans le dossier Alitalia est de ne pas se laisser distancer dans la course à la consolidation, Lufthansa voudrait pousser Air France-KLM, déjà fortement occupé à se restructurer, à se lancer sur Alitalia dont le risque d'exécution est réel, qu'elle ne s'y prendrait pas autrement. Autre point de vue : « la compagnie allemande a la certitude que l'opération Air France-KLM-Alitalia va se concrétiser et montre qu'elle ne veut tout simplement conserver une longueur d'avance », explique un observateur.

La Suède, le Danemark et la Norvège détiennent 50% de SAS.

Quoi qu'il en soit, les déclarations de Christoph Franz, montrent que Lufthansa est à nouveau prêt à bouger après avoir écarté, ces deux dernières années, tout nouveau projet d'acquisition. Ceci afin de digérer les rachats d'Austrian et de BMI en 2009. Austrian étant aujourd'hui restructurée et BMI vendue, Lufthansa peut désormais se lancer sur une nouvelle proie.

Après le remède de cheval qu'elle a subi, SAS ne nécessiterait pas de grosse  restructuration. En revanche, un tel projet sera forcément compliqué sur le plan politique en raison de la présence de trois États, la Suède, le Danemark et la Norvège, dans le capital de SAS. Ces trois Etats  contrôlent en effet 50% du capital.

 

>>  Lire aussi  Air France-KLM doit-il sauver Alitalia?

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Commentaires
a écrit le 27/09/2013 à 11:08 :
La Tribune adore les séries à rebondissement ;ça alimente le suspense sauf que là on parle de milliards d'euros alors que AF est déjà lourdement endettée et en pleine restructuration. On ne joue plus et l'Etat français n'est plus là pour remplir le tonneau des danaides, heureusement. Alitalia est mal barrée, je le crains.
a écrit le 27/09/2013 à 8:34 :
Alitalia, excellente compagnie: une seule année bénéficiaire ( 1998 ) en 65ans d'existence!
a écrit le 27/09/2013 à 8:34 :
Alitalia, excellente compagnie: une seule année bénéficiaire ( 1998 ) en 65ans d'existence!
a écrit le 26/09/2013 à 18:53 :
Si LH reste à l'écart d'Alitalia, Air France restera en capacité de négocier de bonnes conditions de reprise (restructuration financée et avalisée, dette reprise par un tiers -l'état?- ou annulée,...) Quand à SAS ou d'autres, les possibilités d'acquisition en Europe restent nombreuses, sans parler de reprendre ou créer un hub en Amérique du sud ou en Asie, marchés qui sont déconnectés de l'Europe et qui seraient peut-être plus complémentaires (rythme de croissance, saisonnalité,...) ...!?!
Réponse de le 26/09/2013 à 20:44 :
Il reste que tout cela coûte cher et AF n'en a pas pas moyens. La concurrence par contre se renforce comme Lufthansa ( un peu) et Emirates et co. ( beaucoup)
Réponse de le 27/09/2013 à 5:40 :
LH n'a aucune intention de reprendre Alitalia. En revanche croire que la dette d'Alitalia sera annulée en cas de reprise par AF est naif. Que AF ne veuille pas la reprendre c'est une chose, de la a croire que les créanciers vont annuler purement et simplement c'en est une autre. Croire que des institutionnels vont effacer purement et simplement la dette d'Alitalia est assez naif ...
Réponse de le 27/09/2013 à 11:22 :
Les dettes d'Austrian ont été effacées avant la reprise de la compagnie autrichienne par LH : la naïveté ne serait-elle pas de croire que rien est possible ?

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