Augustin de Romanet devrait être reconduit à la tête d'ADP

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(Crédits : BLOOMBERG NEWS)
Le premier mandat d'Augustin de Romanet à la tête d'Aéroports de Paris s'achèvera le 15 juillet. Il devrait ête reconduit pour 5 ans.

Le premier mandat d'Augustin de Romanet à la tête d'Aéroports de Paris s'achèvera le 15 juillet, dix neuf mois seulement après sa prise de fonction en novembre 2012. Une durée courte qui correspond à la fin du mandat de son prédécesseur, Pierre Graff, contraint par la limite d'âge à quitter ses fonctions avant la fin de son mandat.

Augustin de Romanet devrait être reconduit pour une durée de cinq ans. «Sauf coup de théâtre, il sera reconduit », explique un connaisseur du dossier. Ce n'est pas une surprise.Réunis en assemblée générale le 15 mai, les actionnaires (parmi lesquels l'Etat, avec 50,6% du capital, est majoritaire) ont voté à 89% le renouvellement de sa fonction d'administrateur au conseil d'administration. Une étape décisive dans la mesure où le futur PDG sera nommé par le conseil parmi les administrateurs.

Le cours de Bourse au plus haut

Augustin de Romanet a donc déjoué les pronostics de ceux qui, lors de sa nomination, voyaient en cet ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et proche de Jacques Chirac, un PDG de transition. Or, même si Augustin de Romanet n'est pas de gauche, le gouvernement n'a pas l'intention de chambouler une entreprise qui fonctionne bien, dégage de gros bénéfices, améliore sa qualité de services, distribue de gros dividendes, et rassure les marchés. Le cours de Bourse a bondi durant son mandat passant de moins de 60 euros fin 2012 à près de 100 euros. ADP vaut 9,5 milliards de dollars en Bourse, 3,5 fois plus que son chiffre d'affaires.

Trois dossiers débloqués

Par ailleurs la présidence d'Augustin de Romanet a été marquée par trois grosses décisions prises en étroite relation avec l'Etat-actionnaire : le lancement d'un plan de départs volontaires portant sur 370 personnes; le déménagement du siège social de Paris à Charles de Gaulle, à l'été 2016; et la relance du projet CDG Express, au point mort depuis une quinzaine d'années. Trois dossiers qui étaient bloqués jusqu'ici.

Négocier le prochain contrat de régulation économique

Le gros chantier du prochain mandat sera de négocier avec l'Etat le contrat de régulation économique (CRE) pour la période 2016-2020. Le montant des redevances que devront acquitter les compagnies seront au coeur des négociations. Le dossier est très sensible. Il est monté en intensité ces dernières années avec les difficultés financières rencontrées par les compagnies françaises, qui demandent à l'Etat une modération. Depuis un an, le ministre des Transports fait état de sa volonté de "partager de manière équitable la valeur et le risque entre l'aéroport et les compagnies aériennes". C'est ce qu'il avait dit avoir réalisé lors de la signature du CRE avec l'aéroport de Toulouse en décembre dernier, précisant que ce compromis "préservait une juste rémunération de la société aéroportuaire". Reste à voir comment cette approche va se manifester dans le cas d'ADP.

 

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Commentaires
a écrit le 04/07/2014 à 16:25 :
ADP devrait idéalement fusionner avec VINCI pour éviter les directions inutiles. Romanet ferait bien de prendre la direction d'une entreprise dans un secteur nouveau et montrer sa capacité à gérer : cela redorerait un peu son blason passablement terni.

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