Aéroports de Paris teste des drones à Roissy

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Après un premier test en décembre pour l'inspection de la verrière de la gare TGV de Roissy, ADP passe à la vitesse supérieure. Une série de tests sur 4 ou 5 cas d'usage est prévue d'ici au troisième trimestre. Essentiellement pour mener à bien des tâches d'inspection visuelle.
Après un premier test en décembre pour l'inspection de la verrière de la gare TGV de Roissy, ADP passe à la vitesse supérieure. Une série de tests sur 4 ou 5 cas d'usage est prévue d'ici au troisième trimestre. Essentiellement pour mener à bien des tâches d'inspection visuelle. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
ADP teste l’usage des drones sur ses installations aéroportuaires pour inspecter l’état de certains bâtiments et équipements.

Des drones demain à l''aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle? Peut être. Aéroports de Paris (ADP) a décidé de tester l'usage de ces appareils sur ses installations aéroportuaires pour inspecter l'état de certains bâtiments et équipements. Une opération qui nécessite, pour chaque test, une dérogation de la direction générale de l'aviation civile (DGAC) dans la mesure où la règlementation interdit le survol de drones au-dessus des aéroports et aux alentours pour éviter tout risque de collision avec un avion. Selon la réglementation, les drones doivent être volés à vue et ne doivent pas aller à plus de 150 mètres. Dans le cas d'ADP, ils dépasseront rarement les 30 mètres, dit-on au sein du gestionnaire des aéroports parisiens.

Baisse de coûts et amélioration opérationnelle

Après un premier test en décembre pour inspecter la verrière de la gare TGV de Roissy, ADP passe à la vitesse supérieure. Une série de tests est prévue d'ici au troisième trimestre. Essentiellement pour mener à bien des tâches d'inspection visuelle. Après retour d'expérience, le groupe aéroportuaire prendra la décision ou pas de s'équiper en drones. L'usage de ces derniers peut s'avérer fort intéressante dans la mesure où ils peuvent permettre de baisser les coûts de certaines opérations mais aussi d'améliorer la performance opérationnelle en réalisant des choses impossibles ou compliquées jusqu'ici.

Inspection des pistes

La deuxième phase de tests a commencé ce mardi avec l'inspection des détecteurs de fumées situées très en hauteur dans les terminaux. Le gain de temps est conséquent puisque l'inspection par un drone prend une dizaine de minutes quand il faut une journée avec les moyens classiques.

Côté pistes, ADP veut tester les drones pour inspecter l'état des voies de circulation puis, à terme, les pistes de décollage et d'atterrissage. Aujourd'hui, ces opérations sont effectuées par du personnel qui se déplace sur les taxiways en 4x4. Ces tests sont prévus cet été. Ils nécessiteront que l'un des deux doublets de pistes de CDG soit fermé. Dans le même temps, Aéroports de Paris aimerait inspecter les servitudes aéronautiques et radios de l'aéroport, des zones où aucun encombrant ne doit se trouver sur les lieux.

Inspection visuelle

Devrait suivre ensuite, à la fin de l'été ou en septembre, un test d'inspection visuelle du balisage lumineux des pistes à l'atterrissage. C'est-à-dire le réglage des instruments d'approche (en fonction de leur couleur les feux indiquent au pilote si l'avion est dans le bon axe de la piste). En outre, un drone roulant (une sorte de petite voiture de la taille d'un quad) pourrait être testé en octobre pour mesurer l'intensité de charges des ampoules des feux d'approche, lesquels sont situés dans la pelouse en bord de pistes.

Surveillance des clôtures de sûreté

Enfin, ADP entend également tester des drones pour inspecter des équipements aéronautiques comme les passerelles d'accès aux avions. Permettant de s'affranchir d'un certain nombre de contraintes règlementaires, les drones filaires tiennent la corde.

Des drones pourraient également être utilisés pour faire fuir les oiseaux qui constituent un danger pour les avions. Avec des systèmes d'émetteurs de bruits, ils pourraient remplacer les mécanismes actuels et les patrouilles de chasseurs. Des réflexions sont également engagées pour étudier l'usage des drones pour inspecter les clôtures de sûreté.

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Commentaires
a écrit le 15/05/2015 à 10:47 :
Pour une fois, venant d'ADP, ça me parait une très bonne idée et il faut leur reconnaitre une très bonne prise d'initiative sur le sujet en intégrant ces nouvelles technologies dans leurs process de maintenance, d'entretien et de vérification des infrastructures.
On attend maintenant qu'ADP, fort de ces économies, baisse ses taxes à l'endroit des compagnies aériennes et des commerces des terminaux...

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