Air France parvient à éviter une nouvelle grève des pilotes

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Dans un communiqué, les trois syndicats assurent avoir décidé d'accepter cette main tendue en faisant le pari de la confiance.
Dans un communiqué, les trois syndicats assurent avoir "décidé d'accepter cette main tendue" en faisant le "pari de la confiance". (Crédits : © Jean-Paul Pelissier / Reuters)
Ce développement intervient après la proposition du futur PDG d'Air France-KLM, de geler l'application de certaines mesures salariales, décriées par les pilotes, en échange d'une trêve sociale de quatre mois. Après une première grève au début de l'Euro, les pilotes avaient prévu d'en faire une nouvelle ce week-end.

Il n'y aura pas de seconde grève des pilotes d'Air France pendant l'Euro. Les syndicats SNPL, Spaf et Alter, ont décidé mardi de lever le préavis de grève prévu de vendredi 24 juin à lundi 27 juin, ont indiqué à l'AFP les deux premiers syndicats.

Ce développement intervient après la proposition du futur PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, qui prendra ses fonctions le 4 juillet, de geler l'application de certaines mesures salariales, décriées par les pilotes, en échange d'une trêve sociale de quatre mois.

Dans un communiqué, les trois syndicats assurent avoir "décidé d'accepter cette main tendue" en faisant le "pari de la confiance". Mais cela "ne signifie pas donner un blanc-seing", préviennent les syndicats, attendant de voir se concrétiser les bonnes intentions affichées par la direction. En levant le préavis, "on lui démontre que nous sommes des interlocuteurs responsables", les pilotes français vont "l'accueillir avec ce message de confiance", a commenté pour l'AFP Véronique Damon, secrétaire générale du SNPL Air France, majoritaire chez les pilotes (65%).

Les syndicats ont rencontré mardi le futur PDG

Jean-Marc Janaillac a rencontré mardi matin les représentants des pilotes français pour tenter de trouver une sortie de crise.

Il leur a demandé de lever leur préavis et de ne pas "déclencher de nouveau mouvement (...) jusqu'au 1er novembre", le temps pour lui de bâtir un nouveau "projet stratégique" tourné vers la croissance, selon un document interne consulté par l'AFP.

En contrepartie de la trêve sociale réclamée, le futur patron d'AF-KLM a proposé de suspendre dans le même temps "l'application des mesures du Plan Transform 2015 qui sont entrées en vigueur le 1er juin dernier", selon la même source. Le SNPL, qui s'est opposé à leur mise en œuvre, estime qu'elles entraîneront une baisse de rémunération de 5% pour les pilotes.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 22/06/2016 à 10:36 :
Se poser c'est déjà ce qu'a pensé le futur PDG; Il sera temps après avoir disséqué l'entreprise de prendre les mesures qui fâchent en morte saison, quitte à irriter les pilotes en vendant les quinze pour cent restants appartenant à l'état.
Réponse de le 22/06/2016 à 14:17 :
Ce n'est pas Janaillac qui peut décider de vendre les 15% de l'État, ça ne peut être que l'État puisqu'il en est le propriétaire...
Les pilotes seraient très loin d'être irrités par une telle opération : l'interventionnisme permanent de l'État dans cette entreprise est insupportable pour la plupart des employés. Rappelez-vous de l'épisode de la chemise : tout en disant qu'AF était une entreprise privée et devait se débrouiller seule pour se réformer, Manuel Valls parachutait son dir-cab adjoint, Gilles Gateau, nouveau DRH d'AF. N'oubliez pas non plus que M. Janaillac est issu de la fameuse promotion Voltaire de l'ENA et que Alexandre de Juniac avait été nommé par N. Sarkozy (il était dir-cab de C. Lagarde).
a écrit le 22/06/2016 à 10:35 :
Le lachisme vaincra....
a écrit le 22/06/2016 à 9:27 :
La sagesse et l'intelligence ....belle attitude de votre futur PDG et de votre réaction mesdames ,messieurs les pilotes . Vous avez mon respect .
Bon vols .
a écrit le 22/06/2016 à 9:24 :
Il faudrait faire comprendre au nouveau directeur d'Air France que la solution consiste à prévoir le financement des charges sociales sur le travail et sur l'énergie, comme le propose la note n°6 du CAE. Cette mesure serait favorable aussi à la SNCF et à toutes les entreprises de transport et celles soumises à la concurrence internationale. Qui peut me dire si j'ai tort, et où est mon erreur!

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