Brussels Airlines se voit un avenir "structurellement rentable"
Fabrice Gliszczynski
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Rafael Marchante
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Brussels Airlines ne rejoindra pas l'emblématique Sabena au cimetière des transporteurs aériens. Née sur les cendres de Sabena en 2001 (emportée par la déroute de son actionnaire Swissair), Brussels Airlines survivra au Covid-19.
La Commission européenne a validé ce vendredi l'aide du gouvernement belge au transporteur aérien à hauteur de 290 millions d'euros, laquelle s'ajoute à l'enveloppe de 170 millions d'euros apportée par Lufthansa, la maison-mère de Brussels Airlines.
Egalement propriétaire de Swiss et d'Austrian Airlines, l'aide publique reçue par l'ensemble du groupe allemand s'élève à près de 11 milliards d'euros : 9 milliards d'euros de Berlin, 450 millions de Vienne, 1,2 milliard de Berne, et 290 millions de Bruxelles.
Avec ces 460 millions d'euros, la compagnie pourra financer son plan de redressement, s'est félicité son directeur général Dieter Vranckx, pour qui la compagnie "peut créer un avenir à long terme structurellement rentable".
Au premier semestre, Brussels Airlines a essuyé une perte de 182 millions d'euros. Elle s'est engagée dans un plan de restructuration qui prévoit la suppression d'un quart de ses effectifs, soit environ 1.000 postes.
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En plus de convaincre Lufthansa à jouer son rôle d'actionnaire en mettant la main à la poche, l'Etat belge en a profité pour obtenir des engagements de la part du groupe allemand.
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De quoi mettre fin aux rumeurs récurrentes depuis plusieurs années sur la disparition de la marque comme l'envisageait la direction de Lufthansa il y a deux ans. L'idée était de réunir les activités de Brussels Airlines dans le pôle low-cost du groupe Eurowings. En faisant cela, elle aurait agit comme le font les compagnies américaines lorsqu'elles se rachètent entre elles, et font disparaître la marque jugée la moins forte. Cela aurait signifié que Lufthansa estimait qu'une marque symbolisant l'identité belge de la compagnie est moins efficace en Belgique qu'une marque symbolisant le « low-cost ». Face à la levée de boucliers du patronat, des politiques et de l'opinion belges, Lufthansa n'est pas allée plus loin.
Fabrice Gliszczynski