La situation se gâte : Air France veut du chômage partiel pendant deux ans. Suffisant ?
Fabrice Gliszczynski
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
REGIS DUVIGNAU
Fabrice Gliszczynski
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
REGIS DUVIGNAU
... en cours pour baisser le salaire minimum garanti des hôtesses et stewards pendant deux ans, mais aussi pour réduire leur nombre dans les cabines des nouveaux avions qui entreront dans la flotte.
Recourant depuis mars à l'activité partielle pour la quasi-totalité de ses salariés, Air France compte désormais les faire basculer dès novembre vers l'activité partielle longue durée (APLD). Le transport aérien étant éligible à ce dispositif mis en place pour aider les entreprises confrontées à une perte durable d'activité, la compagnie aérienne a commencé les négociations avec les syndicats pour trouver un accord sur les conditions d'application d'un chômage partiel à 50% d'une durée de 24 mois, lequel ne remet pas en cause le plan de suppression de 6.500 postes d'ici à fin 2022, annoncé début juillet (hors HOP, la filiale régionale).
Ce système est plus avantageux pour la compagnie qu'un chômage partiel classique. La compensation par l'État des heures chômées est notamment plus importante. L'intérêt est certain en termes de préservation de cash, même s'il y aura "un reste à charge". Le système est plus avantageux également pour les salariés qui conserveraient 84% de leur rémunération nette, contre 70% à partir de novembre dans le cadre d'une activité partielle de droit commun. Les syndicats ont un prérequis dans cette négociation : ce chômage partiel longue durée doit garantir l'absence de tout licenciement pendant la période, et même au-delà pendant six mois.
À lire également
L'équation se durcit pour la compagnie française. Le regain de la pandémie en Europe a douché les espoirs d'une reprise d'activité lente et progressive comme l'espéraient tous les transporteurs fin juin après trois mois d'arrêt quasi-total de l'activité. Avec un climat sanitaire et économique anxiogène et l'existence de restrictions de voyage dans la grande majorité des pays desservis par Air France, le trafic pique du nez et les prises de réservations pour les prochains mois s'écroulent. Le phénomène est mondial. Au point de pousser ce mardi l'Association internationale du transport aérien (IATA) à réviser à la baisse ses prévisions de trafic. La baisse au niveau mondial en 2020 ne sera pas de 63% mais de 66%.
Fabrice Gliszczynski
Parcs éoliens et solaires : l’ombre de 2027 ouvre la perspective de « rachats à la casse »
Résistance aux antibiotiques : le CHU de Lyon en première ligne de la révolution des phages
Alstom, Forvia : des usines françaises passent à la défense en Allemagne
Chute des cours : le baril de pétrole retrouve niveau d'avant la guerre en Iran