C'est un fait. Le fret ferroviaire a connu un déclin progressif en France. Une situation dont a fait état la commission d'enquête sur les effets de libéralisation du fret ferroviaire. Dans son rapport présenté en décembre dernier, elle indique en effet que la part du transport ferroviaire de marchandises s'établissait à 10,6% en 2022 en France, contre 17% dans le reste de l'Union européenne, et même 19% en Allemagne ou encore 33,6% en Suisse.
Alors que l'objectif du gouvernement est de doubler la part modale du fret ferroviaire d'ici à 2030, la faisant passer de 9% à 18%, une PME met en œuvre les moyens d'accroître le report modal et de rendre le fret ferroviaire plus attractif au regard de la route. Il s'agit de Carrières de l'Ouest (120 collaborateurs et 55 millions d'euros de chiffres d'affaires).
Cette filiale du groupe Basaltes, premier carrier indépendant français, extrait chaque année 3,2 millions de tonnes de matériaux. Elle exploite 18 sites entre la Bretagne et l'Île-de-France, dont la carrière de Voutré, en Mayenne. Celle-ci peut produire jusqu'à 3,5 millions de tonnes par an (2,6 millions en moyenne). Les matériaux sont acheminés vers des chantiers de construction (travaux publics et ferroviaires, sociétés de fabrication de béton...) : soit pour le marché local (Sarthe, Mayenne, Orne), soit pour le marché distant (de l'Ile-de-France à Chartres).