La RATP, en partenariat avec le Stif et la Ville de Paris, lancera lundi la première expérimentation de navettes autonomes sur le pont Charles-de-Gaulle à Paris.
Dès lundi, des navettes autonomes rouleront sur le pont Charles-de-Gaulle à Paris. Il s'agit d'une expérimentation lancée par la RATP, en partenariat avec le syndicat des transports d'Île-de-France (Stif) et la Ville de Paris.
Un moyen pour l'industriel français d'élargir ses connaissances dans les technologies sans conducteur et de poursuivre son développement dans le domaine de la mobilité intelligente. Détenu à 20% par l'État français, Alstom siégera au conseil d'administration d'Easymile. Le groupe y côtoiera l'autre actionnaire minoritaire, la famille Ligier, dont l'entreprise de construction automobile est associée à EasyMile depuis 2014.
Cette initiative va dans le sens du récent rapport de l'Union internationale du transport public (UITP), qui appelle les autorités à préparer l'arrivée des véhicules autonomes :
"L'arrivée de véhicules autonomes sans chauffeur représente une opportunité unique de changer fondamentalement la mobilité urbaine, (...) mais uniquement si les autorités et les compagnies de transport public jouent, dès à présent, un rôle actif et intègrent les véhicules autonomes dans le réseau de transports en commun".
Pour l'heure, des essais de mini-bus sans chauffeur sont menés par des opérateurs de transports dans plusieurs pays. Outre la RATP, les français Transdev et Keolis - filiale de la SNCF - testent chacun, dans des sites fermés et dans plusieurs villes de l'Hexagone, mais aussi à Las Vegas, des navettes autonomes, conçues par les sociétés Navya et Easymile. L'opérateur ferroviaire allemand Deutsche Bahn en expérimente également, dont une développée par l'américain Local Motors. Pour sa part, Dubaï veut que 25% de son réseau de transport soit assuré par des moyens autonomes d'ici à 2030.
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