Des navettes autonomes débarquent à Paris

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Cette expérimentation menée par la RTAP, le Stif et la mairie de Paris va dans le sens du récent rapport de l'Union internationale du transport public (UITP), qui appelle les autorités à préparer l'arrivée des véhicules autonomes.
Cette expérimentation menée par la RTAP, le Stif et la mairie de Paris va dans le sens du récent rapport de l'Union internationale du transport public (UITP), qui appelle les autorités à préparer l'arrivée des véhicules autonomes. (Crédits : RATP)
La RATP, en partenariat avec le Stif et la Ville de Paris, lancera lundi la première expérimentation de navettes autonomes sur le pont Charles-de-Gaulle à Paris.

Dès lundi, des navettes autonomes rouleront sur le pont Charles-de-Gaulle à Paris. Il s'agit d'une expérimentation lancée par la RATP, en partenariat avec le syndicat des transports d'Île-de-France (Stif) et la Ville de Paris.

Concrètement, les usagers pourront circuler gratuitement tous les jours de 14 heures à 20 heures entre les gares d'Austerlitz et de Lyon, dans le 12e arrondissement de la capitale, pendant cette période de test, jusqu'au 7 avril, à bord de ces navettes construites par la jeune pousse toulousaine Easymile, créée en 2014 par Robosoft et Ligier, et dans laquelle le constructeur Alstom vient d'investir 14 millions.

Un moyen pour l'industriel français d'élargir ses connaissances dans les technologies sans conducteur et de poursuivre son développement dans le domaine de la mobilité intelligente. Détenu à 20% par l'État français, Alstom siégera au conseil d'administration d'Easymile. Le groupe y côtoiera l'autre actionnaire minoritaire, la famille Ligier, dont l'entreprise de construction automobile est associée à EasyMile depuis 2014.

Cette initiative va dans le sens du récent rapport de l'Union internationale du transport public (UITP), qui appelle les autorités à préparer l'arrivée des véhicules autonomes :

"L'arrivée de véhicules autonomes sans chauffeur représente une opportunité unique de changer fondamentalement la mobilité urbaine, (...) mais uniquement si les autorités et les compagnies de transport public jouent, dès à présent, un rôle actif et intègrent les véhicules autonomes dans le réseau de transports en commun".

Préparer le cadre réglementaire adéquat

L'UITP appelle donc les autorités publiques à préparer le cadre réglementaire de l'arrivée des véhicules autonomes, à prendre des mesures pour limiter l'autosolisme (la circulation de véhicules avec un seul occupant), et à permettre aux opérateurs de transports de mener des expérimentations.

Pour l'heure, des essais de mini-bus sans chauffeur sont menés par des opérateurs de transports dans plusieurs pays. Outre la RATP, les français Transdev et Keolis - filiale de la SNCF - testent chacun, dans des sites fermés et dans plusieurs villes de l'Hexagone, mais aussi à Las Vegas, des navettes autonomes, conçues par les sociétés Navya et Easymile. L'opérateur ferroviaire allemand Deutsche Bahn en expérimente également, dont une développée par l'américain Local Motors. Pour sa part, Dubaï veut que 25% de son réseau de transport soit assuré par des moyens autonomes d'ici à 2030.

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Commentaires
a écrit le 20/01/2017 à 15:31 :
Une confirmation pour tout ceux qui disent que le plus dangereux métier du monde c'est piéton à Paris...

Courage.
Réponse de le 21/01/2017 à 9:33 :
Un piéton sur un trottoir ou passage clouté ne craint, en général, rien.

Faudrait savoir l'économie (salariale) pouvant être fait sur ce type de transport en commun et autonome, afin de voir si le coût d'usage pour les clients peut être fortement réduit (abonnements etc.), si non, alors cela fera que des emplois en moins sans grande avancées.
Réponse de le 21/01/2017 à 18:43 :
Je ne comprends absolument pas votre raisonnement ,essayez de supprimez vos ressentiments quand vous écrivez vous serez bien plus clair, merci.

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