Emirates augmente ses capacités à Paris grâce à des A380 densifiés

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(Crédits : © Louis Nastro / Reuters)
La France refusant d'accorder des droits de trafic supplémentaires, la compagnie de Dubaï va positionner sur l'un des trois vols quotidiens entre Dubaï et Paris un A380 de 615 sièges à partir du 1er juillet. Combinée à la mise en service d'un A380 sur Nice à partir de la même date, cette décision lui permettra d'augmenter ses capacités en France de 11,5%.

Malgré le refus de Paris de lui accorder plus de vols tant qu'un accord global entre Bruxelles et les Emirats arabes unis n'inclura pas des clauses de conditions de concurrence équitable, Emirates utilise tous les moyens règlementaires à sa disposition pour augmenter ses capacités sur la France.

Un des trois vols quotidiens sur Paris en A380 densifié

A défaut de droits de trafic supplémentaires, la compagnie de Dubaï essaye de positionner sur ses lignes françaises des avions de plus grande capacité. Un A380 de 517 sièges remplacera un B777 sur la ligne Dubaï-Nice, à partir du 1er juillet et permettra ainsi d'augmenter la capacité en sièges sur cette ligne de 44%. Entre Dubaï et Paris, un tel procédé est plus compliqué dans la mesure où les trois vols quotidiens de la compagnie du Golfe sont déjà assurés par des A380, toujours de 517sièges. Mais pas impossible. Car Emirates a décidé, selon nos informations, de positionner sur le vol du matin un A380 densifié, de 615 sièges, permettant d'augmenter la capacité de près de 100 places. Testé l'été dernier sur quelques vols, cet A380 effectuera l'un des trois vols quotidiens de la compagnie sur Paris de manière continue à partir du 1er juillet prochain. Sans première classe, cet appareil dispose en revanche de 130 sièges supplémentaires en classe économique.

Jamais un avion d'une aussi grande capacité ne s'est posé à Roissy-Charles de Gaulle. Résultat, avec cet A380 à Paris et celui qui effectuera les vols sur Nice, Emirates va augmenter ses capacités de 11,5% en France.

Stratégie par défaut

Cette stratégie par défaut a ses limites. Si le transporteur de Dubai peut en théorie assurer toutes ses rotations sur Paris avec un A380 biclasse de 615 sièges, un tel programme, (sans première classe qui n'existe pas sur cette version) et avec une classe affaires réduite, peuvent en effet lui faire perdre des parts de marché sur le segment haut de gamme.

A terme, Emirates ne pourra compter que sur un dégel des droits de trafic. Compliqué aujourd'hui. Car les Emirats arabes unis ont boycotté jusqu'ici les négociations proposées par Bruxelles sur la définition d'un accord de ciel ouvert entre les deux pas, en contrepartie de l'introduction dans les accords aériens régissant les deux pays d'une clause garantissant des règles de concurrence équitables. Selon des sources françaises, le boycott des Emirats provient plus d'Abu Dhabi que de Dubaï, Emirates ne profite pas ou très peu de subventions contrairement à la compagnie d'Abu Dhabi Etihad. Emirates a toujours déclaré qu'elle ne touchait pas de subventions.

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Commentaires
a écrit le 15/05/2017 à 12:40 :
En attendant, les syndicats bloquent toute adaptation d'Air France ... !!!
Réponse de le 20/05/2017 à 18:13 :
remarque très pertinente, qui pose la question du droit de grève dans les établissements publics ou assimilés.
Que des employés d'une Sté privée fassent le bras de fer avec leur patron, au risque de tout perdre, c'est le principe de la grève... mais pour des établissements soutenus par l'Etat, il n'y a à peu près aucun risque, puisque l'Etat met la main à la poche si les comptes sont dans le rouge. Alors certains syndicats ne se gênent pas pour pratiquer une politique du pire. Résultat, c'est facile de bloquer les initiatives pour améliorer la productivité, la qualité et la rentabilité (indispensables pour envisager un avenir de la Sté), trois aspects qui font cruellement défaut à Air France depuis déjà longtemps...

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