En pleine grève SNCF, la région PACA vote l'ouverture à la concurrence des TER

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(Crédits : Gonzalo Fuentes)
L'exécutif régional, dirigé par Renaud Muselier (LR), a voté une "procédure de délégation de service public" d'une partie de ses TER. Début 2020, la région compte lancer les appels d'offres pour deux lots de liaisons, Marseille-Toulon-Nice d'une part, et les lignes autour de Nice d'autre part.

En pleine grève de la SNCF contre la suppression des régimes spéciaux de retraite, la région Provence Alpes-Côte-d'Azur est venue rappelée que l'ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire français se rapprochait. Vendredi, la région s'est lancée concrètement  dans l'ouverture à la concurrence de ses TER, une première en France.

"On va avoir des prix canonissimes"

L'exécutif régional, dirigé par Renaud Muselier (LR), a voté une "procédure de délégation de service public" d'une partie de ses TER. Début 2020, la région compte lancer les appels d'offres pour deux lots de liaisons, Marseille-Toulon-Nice d'une part, et les lignes autour de Nice d'autre part, a précisé Renaud Muselier en séance plénière.

Provence-Alpes-Côte-d'Azur, qui clame depuis des mois vouloir être la première région à ouvrir ses trains à la concurrence, n'a pas perdu de temps : la loi ne permet que depuis le 1er décembre de passer des appels d'offre pour confier les TER à d'autres opérateurs que la SNCF.

"On va avoir des prix "canonissimes" proposés par les opérateurs publics ou privés, français ou étrangers, qui répondront à ces appels d'offres, a-t-il affirmé : "On va avoir les trains à l'heure, on va avoir des rabais, avec une qualité de service! Je vous le parie aujourd'hui!".

La région Paca consacre chaque année 285 millions d'euros à ses transports ferroviaires et l'ouverture à la concurrence permettra de "récupérer de l'argent public" sans "supprimer aucune ligne, ni aucune gare", a-t-il promis.

Renaud Muselier a détaillé la suite du calendrier: le choix de l'opérateur retenu pour chaque lot en juin 2021, le démarrage de l'exploitation l'année suivante sur Marseille-Nice (7 allers-retour quotidiens actuellement) et en 2024 autour de Nice (58 allers-retours sur différentes dessertes).

Les contrats seront signés pour 10 ans, et représentent une valeur estimée sur la période d'environ 1,78 milliard d'euros. Huit opérateurs, dont deux français, ont déjà fait part de leur intérêt pour les lots ouverts par la région.

Mise en concurrence obligatoire pour toutes les régions fin 2023

En ouvrant le marché intérieur du transport ferroviaire de passagers à la concurrence, la France se conforme ainsi au droit européen, en optant pour une suppression progressive du monopole de l'entreprise publique dans les transports ferroviaires régionaux. La mise en concurrence sera obligatoire pour toutes les régions à partir de décembre 2023, à la fin du contrat les liant au groupe public.

"Les autres régions sont à l'affût pour voir ce qu'il se passe", a assuré Renaud Muselier qui est également président de l'Association des régions de France. "On veut être les premiers", et "on veut payer le bon prix, pour le bon service", a-t-il ajouté.

La CGT bondit

Une vision qui fait bondir les cheminots de la CGT: "L'ouverture à la concurrence n'apportera aucune amélioration. On a pu voir dans d'autres pays que ça signifiait moins de trains, des trains plus chers, et moins de trains à l'heure", a réagi auprès de l'AFP Rémy Hours, le responsable local du syndicat.

"Les profits seront privatisés pour des actionnaires, mais les coûts d'investissement dans les infrastructures resteront pour le contribuable", un point sensible dans une région où elles sont saturées et vieillissantes, a-t-il dénoncé. "Comme pour la réforme des retraites, il s'agit d'une casse du service public", a ajouté le syndicaliste qui redoute une remise en cause des conditions d'emploi des cheminots si les lignes sont privatisées.

Au-delà de la région Paca, l'enjeu est de taille pour la SNCF. Trois autres régions sont susceptibles de suivre : Grand Est, les Hauts-de-France, et les Pays de la Loire. L'État, qui est soumis à la même règle pour les Intercités qu'il subventionne, veut de son côté ouvrir les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon à la concurrence.

Les concurrents seront présents 

En tous cas, plusieurs compagnies pourraient répondre aux appels d'offres de l'Etat et des régions, ou lancer directement leurs trains sur les rails français, face à la SNCF. Parmi elles, Transdev, très présente notamment en Allemagne où le marché est ouvert, ou la RATP, qui a déjà répondu présent à l'appel à manifestation d'intérêts de la région PACA. Elle vient de s'allier à Getlink (l'ancien Eurotunnel) pour répondre aux appels d'offres dans le Grand Est et les Hauts-de-France.

La compagnie ferroviaire publique italienne Trenitalia,a déjà indiqué qu'elle souhaitait participer aux appels d'offres des TERet se lancer sur le marché de la grande vitesse en France. Elle est déjà un opérateur ferroviaire en France via sa filiale Thello (une ancienne coentreprise avec Veolia/Transdev), qui fait rouler un aller-retour par nuit entre Paris et Venise et une poignée de trains entre Marseille, Nice et Milan.

La Deutsche Bahn (DB) et sa filiale Arriva suivent le dossier. Ils exploitent déjà des trains régionaux en Allemagne, au Danemark, au Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, au Royaume-Uni, en Suède et en République tchèque. Moins connue, Abellio, filiale des chemins de fer néerlandais NS exploite des trains régionaux en Allemagne et au Royaume-Uni.

Il ne faut pas écarter non plus l'opérateur du métro de Hong Kong, MTR. Ce dernier a fait son entrée en Europe en 2009 en reprenant l'exploitation du métro de Stockholm, et fait actuellement rouler des trains en Australie, au Royaume-Uni et en Suède.

Pour contrer ces concurrents, la SNCF peut compter sur Keolis, filiale de transports publics qu'elle détient à hauteur de 70% Keolis exploite des trains en Allemagne, aux Etats-Unis, au Pays-Bas et au Royaume-Uni. La SNCF pourrait la faire répondre à des appels d'offres pour des lignes suburbaines, afin de présenter une offre moins chère.

Lire aussi : SNCF : la fin du monopole signifie t-elle vraiment plus de concurrence?

Lire aussi : TER et ouverture à la concurrence : ce qu'en attend la Région Sud

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a écrit le 16/12/2019 à 21:36 :
En paca les trains c'est une catastrophe cela ne fonctionne pas et il n'y a pas un mois sans un jour de grève et plus le billet à l'unité revient plus cher que prendre sa voiture. Donc si c'est privé cela ne pourra pas etre pire.
a écrit le 16/12/2019 à 18:28 :
Les personnels des transports collectivistes issus de 1946 doivent être mis à plat ou supprimés
a écrit le 16/12/2019 à 0:58 :
Quand je lis ça: "On va avoir des prix "canonissimes" proposés par les opérateurs publics ou privés, français ou étrangers, qui répondront à ces appels d'offres, a-t-il affirmé : "On va avoir les trains à l'heure, on va avoir des rabais, avec une qualité de service! Je vous le parie aujourd'hui!". Je suis plié en quatre voir en huit.
Il faudrait rappeler à ce Monsieur quelques principes de bases du système ferroviaire:
Qu'ils soient publics ou privés, les trains circulent sur les mêmes voies. et les problèmes restent les mêmes: Saturations, manque infrastructure pour assurer la circulation de tous les trains, vétusté du réseau etc... Donc, toujours autant de retards.
Le matériel sera exactement le même que celui d'aujourd'hui puisqu'il appartient aux régions. Et pour faire plus de profits, il y a fort à parier que l'entretien de ce matériel sera fait au rabais.
Le personnel sera le même puisque la loi prévoit que le personnel SNCF devra être repris par le nouvel exploitant.
Quand au prix, pas sur que ce soit moins cher. Quelle entreprise privée acceptera de travailler pour un bénéficie final de ...2% ce qui est à peu prés celui de la SNCF sur les TER?
Au final, il n'y aura de privatisé que ce qui n’intéresse pas la SNCF. Et puis dans quelques années, ces présidents de région s'apercevront de leur erreur, que ça n'a rien changé parce que le chemin de fer ça coute cher. En 1936, ce sont les entreprise privées qui sont venue voir l'état pour demander leur nationalisation parce qu'elles étaient en faillite. On risque de revivre la même situation dans quelques années. A moins que les règles de la concurrence soient faussées pour favoriser les entreprises privées. Avec ces gens de droite, obsédés idéologiquement, il faut s'attendre à tout. Au final comme toujours, le contribuable paiera.
Réponse de le 16/12/2019 à 10:41 :
il y a quand meme un avantage : moins de greves !
Surtout dans la region marseillaise ou c est parmi les plus virulents.
Donc meme si on paie autant, pourrouler dans les memes trains, on est quand meme gagnant si les trains roulent tout le temps au lieu d etre en greve au moins 1 fois par an
Réponse de le 16/12/2019 à 18:26 :
il faut supprimer la SNCF (3 inactifs pour 1 actif)
a écrit le 15/12/2019 à 16:01 :
Cher Mr ou Mme LuFo
je crois avoir qq raisons de penser que je connais ce sujet assez bien..
Le GSM, c'est juste la norme qui dominait quand l'Europe dominait le monde. Point. après on a eu UMTS, dont les enchères ont quasi ruiné les opérateurs puis 4G-LTE et maintenant 5G. Les enchères, c'était pas un choix stratégique des équipementiers me semble-t-il, et on continue avec la 5G.
Si l'arcep n'a pas encore finalisé l'attribution du spectre, c'est aussi par manque d'intérêt des acteurs à court terme. Tout est lié voyez vous. Demandez à Mr Soriano combien il a reçu de déclaration d'intérêts de la part des industriels hors télécom auxquels la 5G est sensée s'adresser... vous serez surpris..Quant à dire que Siemens n'a jamais été dans le domaine.. Vous ignorez sans doute la norme 3G TD-SCDMA développée par les Chinois avec les brevets de Siemens, et tout leur investissements dans la norme TDMA. Ils ont été rachetés par Nokia..Quant à penser que les politiques n'ont rien à voir avec la marche de l'écosystème télécom. Bon.. vaut mieux pas commenter. Si je dis un ramassis de conneries (ce qui est insultant, tout comme de dire que les gens ne savent pas de quoi ils parlent), je ne suis certainement pas le seul. Quant aux investissements des opérateurs, il est parti de tellement bas, qu'on peut pas dire que c'est rutilant. Le gap investissements en Europe est estimé à plus de 100 milliards d€ alors si vous pensez que tout va bien, tant mieux pour vous. Bientôt, vous allez me dire que le marché télécom est en croissance à 2 chiffres. Je vous laisse à vos certitudes, heureux homme (ou femme). Le sectarisme, il est pas que du côté de la CGT..
Je précise que je ne refuse pas du tout l'évolution ni une certaine forme de concurrence. ce qui me défrise, c'est la concurrence idéologique comme remède à tous les maux. Le discours sur la valeur ajoutée qui nous permet de contrer les Chinois, je l'ai déjà entendu en 1995 sous le Commissaire Bangemann qui disait que l'Europe n'avait rien à fiche de l'industrie de la chaussure mais qu'en se concentrant sur la high tech, on ferait la différence. Discours méprisant dont la suite a montré ce qu'il valait. Quant à conserver des filières d'excellence pour nos ingénieurs si on a plus d'industrie mais juste des opérateurs en concurrence qui achètent au moins cher, ça va être coton cher Monsieur.
Mais bon, je vais pas perdre plus de temps, il fait beau et j'ai autre chose à faire.
bien à vous.
a écrit le 15/12/2019 à 11:21 :
Ces entreprises privées vont recruter des conducteurs…. et qui va postuler: les futurs retraités de la SNCF …..
a écrit le 15/12/2019 à 9:44 :
@LuFo, Tototiti et autres thutiféraires de la concurrence libre et non faussée.
Cher Monsieur (ou madame) il n’est peut être pas utile d’insulter les gens, surtout s’agissant d’un sujet dont vous ne maitrisez peut être pas toutes les facettes. Au cas où vous l’ignoreriez, Nokia vendait il y a 20 ans 400 millions de téléphones mobiles par an. Dans les infrastructures, il y avait 4 équipementiers Européens, Alcatel, Siemens, Ericsson et Nokia (qui je le précise est Finlandais et non Suédois comme vous l’indiquez), tous en bonne santé et en position de force. Aujourd’hui ile ne reste effectivement que Ericsson et Nokia, mais dans quel état. Inexistants sur le marché des Smartphones où Apple et Samsung règnent en maîtres, ils ne gagnent quasiment aucun argent avec la 4G, en perdent avec la 5G et brûlent du cash. Signe de leur excellente santé, il ne se passe pas 10 mois sans qu’ils n’annoncent un plan social pour dégager des emplois par milliers. Ils ont toutes les difficultés à survivre face aux Chinois de Huawei qui malgré les misères US fait un chiffre d’affaire 4 fois supérieur et des bénéfices record, mais dont les pratiques commerciales sont peut être sujettes à débat, et vraisemblablement pas trop en ligne avec la concurrence libre et non faussée que vous appelez de vos vœux. J’ajoute qu’aujourd’hui ces sociétés sont largement dépendantes des fournisseurs US comme Qualcomm, (pas ex-Lucent, je connais, merci) dans la mesure où par manque de vision à la fois des pouvoirs publics et des actionnaires, aucune d’entre elles ne maitrise les chipsets e autres composants critiques, domaine où Qualcomm a le quasi monopole des processeurs multi bandes. Pareil pour les infrastructures virtualisées, nouveau graal des télécoms à base de technos utilisées dans le cloud computing, et qui dépend en quasi totalité des composants Intel, quasi seuls à pouvoir fournir les fonctions temps réel nécessaires depuis leur acquisition des FPGA de Altera. Ils suffirait que Trump décide de ne pas laisser ces sociétés commercer avec l’Europe parce qu’il n’aime pas notre fromage pour envoyer Nokia et Ericsson dans le décor et laisser la place à Cisco et autres Mavenir au moins dans le réseau cœur. Et n’oublions pas Samsung, qui commence à se faire une place dans les infrastructures 5G, suite aux choix stratégiques faits par le gouvernement Coréen. Lesquels n’ont, soyez en sûr, rien à voir avec une approche de concurrence.
Passons à Orange, « leader mondial ». Certes, mais de quoi ? D’un marché en stagnation chronique à croissance zéro, dont la concurrence forcenée a laminé les marges et empêché les opérateurs de dégager suffisamment de cash pour investir, fragilisant d’autant plus la filière des équipementiers. Oui, on a la concurrence en Europe, avec plus de 110 opérateurs, alors qu’il y en a 4 aux US (dont 2 sont en train de fusionner) et 3 en Chine, avec 2 qui mutualisent leur infrastructures pour faire face aux investissements colossaux de la 5G. Alors oui, on a peut être des coûts de communications les plus bas du monde, la moitié de ceux des US, mais le résultat est une incapacité à investir et à fournir les services. Ce n’est peut être pas un hasard si AT&T et autres Verizon ont déjà la 5G lorsque notre « leader mondial » ne l’envisage que mollement après 2020, et pareils pour les autres opérateurs EU, privant les écosystèmes Européens des services avancés de cette techno. Il est aussi curieux de noter que malgré cette concurrence acharnée, il me faille aller au fin fond du jardin d’une propriété à 2km d’Uzès où je me trouvais récemment pour pouvoir passer ne serait ce qu’un texto. Je passe sur les multiples zones blanches existant en France, que ce soit pour le mobile ou l’internet. Au lieu de faire une fixation idéologique sur la concurrence, les régulateurs auraient été bien inspirés d’imposer des contraintes de couverture, ce qui aurait peut être un peu satisfait les gilets jaunes…Il est aussi piquant de citer Orange comme parangon de la vertu concurrence quand on sait que la société emploie plus de 100000 personnes, dont encore un bon paquet de fonctionnaires.
Mais revenons au ferroviaire, objet de cet article. Il y a 50 ans, la SNCF faisait l’admiration du monde entier en réussissant le record du monde de vitesse sur rail, 331km/h dans les Landes avec une CC7107 (machine fabuleuse). Au début des années 80, Mitterrand pouvait inaugurer le TGV que les Coréens venaient nous acheter avec force admiration. Ceci n’avait pas grand-chose à voir avec la concurrence. Par contre, on avait des politiques visionnaires capable de comprendre les enjeux des infrastructures stratégiques (transport, nucléaire, spatial, télécom, énergie) en terme d’indépendance et de retombées commerciales. Aujourd’hui, ceci n’existe plus et a été remplacé par les dogmes des marchés et de la concurrence. C’est beaucoup plus facile et ça permet de pas penser, le marché le fait à notre place. Très bien, mais faut peut être pas s’étonner si la part de l’industrie dans le PIB est passée de 20% en 1980 à 10% aujourd’hui. Les Américains doivent bien rigoler. On en est à pleurer pour regretter la fusion manquée d’Alstom et Siemens au nom de la concurrence alors que les Chinois mettent en place un géant mondial à coups de subventions et de marchés protégés. Mais nous, on est heureux de foutre en l’air nos filières industrielles.
Mais bien sûr on a baissé les coûts pour le brave usager. Est-ce si sûr ? J’ai payé 6 Livres pour faire 6km en Angleterre récemment pour me rendre à une conférence à l’université de Surrey. Il devrait au moins être permis de se poser la question sans se faire insulter. Surtout si on regarde l’exemple de l’énergie où on a réussi le coup de génie d’à la fois augmenter les coûts tout en désorganisant la filière industrielle. J’ajoute que si l’objectif ultime de notre société c’est d’avoir en tout les coûts les plus bas, nous ne méritons vraiment pas le sacrifice des poilus de 14, des résistants de 40, et les efforts de tous ceux qui dans ce pays travaillent 60 h par semaine pour essayer de faire que ce pays conserve une industrie digne de ce nom et une relative indépendance. Mais pour les coûts des billets et les services, rassurez vous ils seront bientôt gratuits et offerts par Google et autres Facebook en échange de vos données de transport et de quelques publicités ciblées. On aura atteint le nirvana rêvé de la concurrence, ironiquement fourni par des sociétés qui ignorent la concurrence et opèrent en situation de quasi monopole. Car aujourd’hui, c’est bien ce type de sociétés qui est le plus performant et innovant, sans respecter aucunement les règles de concurrence (pas besoin, il n’y en a pas). Peut être à méditer. Bien sûr, pour la valeur ajoutée, on peut parier qu’elle sera plus produite à Santa Clara et à Shenzen plutôt qu’en France. Mais bon, on aura tout gratuit, avec des trains complètement automatiques et des contrôleurs robotisés, super !...Quant à nos enfants, dont le sort semble fortement préoccuper Tototiti, ils seront sans doute heureux de pouvoir faire le ménage chez les riches Chinois. Je ne vous le souhaite pas notez.
Bonne journée à tous.
Réponse de le 15/12/2019 à 15:05 :
Soyez bref et on vous lira .
Réponse de le 15/12/2019 à 15:05 :
Premièrement, je n'ai insulté personne, j'ai simplement dit que vous écriviez un ramassis de conneries, ce qui est vrai.

Deuxièmement, vous parliez de GSM, un mot qui finalement ne veut rien dire, preuve de votre maîtrise du sujet abordé, j'en ais donc conclu que vous parliez d'infrastructure en parlant d'une industrie Européenne n°1, hors vous parliez des téléphone cellulaire, d'accord sauf que si Nokia est passé de n°1 à rien du tout, c'est à cause de SES propres décisions stratégiques, tout comme les autres acteurs, les politiques n'ont ABSOLUMENT rien à voir avec cela !

Vous arrangez tout à votre sauce c'est terrible quand même, les smartphones suivent des modes, seuls ceux qui investissent sur les bonnes choses sont gagnant, on pourrait citer LG, pourtant Coréen, qui a subi une chute vertigineuse aussi dans les smartphones, Sony, Japonais, qui n'est pas mieux, quant à Siemens je ne vois même pas ce qu'il vient faire là, il n'a jamais véritablement investi ce secteur, pas plus qu'Alcatel d'ailleurs qui a vite jeté l'éponge et s'est concentré sur les infrastructures.

Après vous parlez des investissements des opérateurs, vous devriez peut-être revoir vos chiffre d'urgence, ils n'ont jamais été aussi haut que ces dernières années avec le déploiement de la fibre, quant à la 5G, si dans notre pays elle n'est pas encore disponible, c'est que le gouvernement n'a même pas encore ouvert la revente des fréquences, signe encore de votre méconnaissance totale du sujet, les opérateurs ne peuvent pas déployer un réseau alors qu'ils n'ont même pas de fréquences !

Pour la libre concurrence, vous parlez des prix en Angleterre et je ne vais pas vous contredire, après sur ce point précis, c'est aux régions de mener des négociations, libre à elles de prendre l'opérateur de service voulu, c'est donc elles qui ont la responsabilité de prendre les bonnes décisions. Elles pourront donc garder la SNCF si elles le souhaite et si celle-ci est la meilleure sur le service rendu et les prix.

Et si les trains sont automatisés, ils faudra tjs des hommes pour les construire, ainsi que toute l'infrastructure qui va avec, tout comme la maintenance des infrastructures et des ingénieurs pour toute la partie automatisé, c'est donc sur ces points qu'il faut continuer à nous développer par exemple, il ne faut pas vouloir aller contre l'évolution à tout prix, mais plutôt l'accompagner et faire parti des leaders de demain sur ces secteurs si l'on souhaite vendre. Le jour où la planète entière aura tout automatisé dans ce secteur, vous les vendrez à qui vos trains obsolètes ?

Si l'on veut concurrencer les Chinois par exemple, on ne pourra jamais le faire sur les prix, c'est donc sur la valeur ajouté et la qualité qu'il faudra le faire, ou dans les secteurs de pointe, c'est la réalité.
a écrit le 15/12/2019 à 8:59 :
La Méditerranée est la mère des civilisations. Le mot "guerre" vient étymologiquement du Nord. Ici accueillir la concurrence est un geste naturel !
a écrit le 15/12/2019 à 1:47 :
Je préfère manger des pâtes à l'eau pendant 3 mois et bloquer tout plutôt que d'avoir une vieillesse de misère, bloquons tout , reprenons les ronds points samedi partout ! c'est le moment, et exigeons 1000 embauches à Bercy pour récupérer les 80 milliards de la fraude fiscale, (c'était 3 milliards de francs en 1980) exigeons la fin immédiate de l'optimisation fiscale LEGALE soit 60 milliards par an,la fin du CICE qui nous coûte 100 milliards par an . Il ne manque que 10 milliards pour nos retraites ,l'argent est là 1000 contrôleurs on veut de suite! et on exige l'interdiction immédiate de tout trafic avec les "paradis fiscaux" sous peine de retrait des licences bancaires ,Merkel l'avait proposé ce n'est même pas de gauche...
Réponse de le 15/12/2019 à 15:01 :
C'est bien de penser à faire régime après les excès des fetes .
a écrit le 14/12/2019 à 20:24 :
Il y a 2 transitions à faire : la transition énergétique pour remplacer l'énergie fossile par une énergie plus propre mais il y a aussi une transition pour transformer les cerveaux fossilisés restés bloqués à l'époque soviétiques qui refusent toute réforme depuis des lustres en vivant à crédit au dépend de leurs enfants et petit enfants à venir.
a écrit le 14/12/2019 à 20:05 :
Fabuleux... de lire ces commentaires de staliniens bornés nous expliquant que le monopole c'est le bonheur... oui c'est le bonheur des staliniens, c'est sur, mais pas celui des clients. Vive la concurrence et vive les trains qui roulent
Réponse de le 15/12/2019 à 1:55 :
Aucun économiste sérieux ne défend la validité de monopoles privés, cela conduit toujours aux pires abus, on le voit pour les autoroutes et pour l'énergie c'est une fausse concurrence qui est instaurée . Pour la SNCF Macron veut privatiser les lignes rentables et laisser le non rentable au public pour qu'il coule c'est d'un cynisme délirant .Un monopole de fait n'a pas à être privatisé: les mutuelles privées coûtent de 12 à 27 % de frais de gestion contre 3,6% pour la sécu , les nationaliser ferait économiser 50 milliards ...par an ...
a écrit le 14/12/2019 à 18:51 :
La concurrence dans les télécoms vantée par un lecteur ci dessous a eu pour conséquence de faire d'une industrie Européenne qui était numéro un mondiale avec le GSM une industrie en quasi faillite, à la merci des grands industriels Chinois, Coréens et US. Bravo! Perso, oui je regrette cette concurrence. On peut ne pas apprécier la CGT tout en pensant que la concurrence ne sera pas la panacée, loin de là. Les trains en Angleterre coûtent un maximum malgré la concurrence. Tout ça est une vaste farce idéologique. Pareil pour l'énergie. On avait la moins chère d'Europe mais on a ouvert à la concurrence. Quel intérêt? La réalité, c'est qu'on abandonne toute ambition industrielle avec une chaîne intégrée fournisseur- opérateur, i.e le modèle qui avait fait les grandes heures de la France Gaulliste. On déstructure à tout va, on va vers le moins disant et in fine on délocalise en Pologne ou ailleurs. Tout a un coût, malheureusement...
Réponse de le 14/12/2019 à 19:12 :
Quel ramassis de conneries, un grand industriel US, vous parlez de Lucent, racheté par Alcatel (Français), lui même racheté par Nokia ?

Dans le GSM comme vous dîtes, les 3 plus grosses entreprises sont Huawei (Chinois), Nokia et Ericsson (Suédois), le reste se partageant des miettes, on a donc deux entreprises Européennes, donc arrêtez un peu de mettre les choses à votre sauce !

Quant aux télécom, Orange se porte très bien et fait partie des poids lourd Européens voir mondiaux.

Les seul problème est le réseau, RFF, la SNCF on ne va pas pleurer dessus, elle n'est ni peu chère, désolé de vous l'apprendre, ni irréprochable (grève récurrentes, retards constamment pointés du doigt ect...), en quoi une autre entreprise, mieux géré,e ne pourrait pas faire aussi bien sinon mieux sur le service, pour le même prix ?
Réponse de le 15/12/2019 à 14:24 :
Vous avez confondu industrie et service. Il faut distinguer le service de la conception et fabrication des équipement comme dans l'aérien où nous ne pouvons pas confondre Air France et Air Bus. La concurrence dans le service nous a fait grand bien. C'est la seule façon à garantir un service à son juste prix. Quant au problème industriel que vous évoquez, il y a différentes raisons au déclin de l'industrie en France, mais c'est un autre débat.
Réponse de le 16/12/2019 à 7:11 :
Les télécoms renationalises et vos tarifs explosent. Quant à désigner du doigt les chemins de fer anglais parce que privatisés, on voit que vous ne les avez jamais empruntés. Ce sont des modèles d'exactitude au regard de notre poussive et archaïque SNCF
a écrit le 14/12/2019 à 17:10 :
C'est coquasse, la CGT qui nous promet en cas de privatisation des tarifs élevés et des retards, effectivement ça va être une grande nouveauté pour les usagers des TER du sud est de la France.
a écrit le 14/12/2019 à 16:16 :
Il serait très souhaitable que SNCF et RATP ne participent pas aux appels d'offres.
Cordialement
a écrit le 14/12/2019 à 15:45 :
On a connu ca avec l'aérien.
Low cost = avions surbookés, billets à options ruineuses, avions pas à l'heure voire annulés à la dernière minute quand l'opérateur estime qu'il n'y a a pas assez de monde... et finalement faillite retentissante et l'état doit affréter des avions pour aller rechercher des clients en rade à l'autre bout du monde.

Estrosi risque d'en revenir... et connaissant le pédigré de sa formation politique et la région il faudra surveiller de près les contrats et les pots de vin.
Réponse de le 14/12/2019 à 18:46 :
Pourrait on une seconde etre objectif? .
quand l'aérien était le monopole d'Air France , combien de français moyens voyageaient en avion ??
Depuis l'arrivée des compagnies low cost , leur nombre a été multiplié par 10;
Et pour ma part, français moyen , à chaque fois que j'ai pris ces compagnies , je n'ai eu aucun des problémes évoqués ....
Maintenant , si des français veulent continuer à payer des billets chers, avec des trains en retard, et un personnel peu aimable, ils ont bien sur le droit ......... de continuer à voyager avec la Sncf
Réponse de le 14/12/2019 à 23:26 :
Je ne vois pas Ryanair, Easyjet, Vueling en faillite....En revanche, beaucoup de compagnies non low-cost, Aigle Azur, XL; Adria, Monarch....
a écrit le 14/12/2019 à 14:34 :
Les syndicats en France vont faire le malheur de leur ouailles. La concurrence est souhaitée, et va permettre de juguler les pertes terribles de la SNCF, qui a réussi la performance de cumuler 50 milliards de dettes (laquelle dans le même temps, selon certains, n'aurait pas investi...), et les couts faramineux des TER couverts par les régions. Ouverture franche à la concurrence et liquidation de la SNCF!
Réponse de le 14/12/2019 à 16:19 :
"BH" , petite correction , les 50 MILLIARDS que vous évoquez sont ceux de SNCF Réseau qui est le gestionnaire d'infrastructure ferroviaire Français qui est face à un mur d'investissements depuis plusieurs années .Quant à faire miroiter une baisse des coûts des TER (sans aller au Royaume-Uni où j'étais dernièrement) , je vous engage à regarder du côté de Lyon où la desserte Rhônexpress opérée par le consortium Transdev/Vinci/Caisse des dépôts et consignation entre Lyon et son aéroport (St Exupéry) sur 23 km coûte ...15,20€ l'aller malgré une infrastructure payée à 80% par la collectivité !
L'herbe est toujours plus verte ailleurs parait-il, raison de plus de regarder attentivement !
a écrit le 14/12/2019 à 14:13 :
Ça fait des années qu'on attend cette évolution !!
Et il va encore falloir attendre 4 longues années pour bénéficier d'un service digne de ce nom, à un prix abordable sur le 06.
Le nbre de trains annulés au dernier moment pour absence inopinée du conducteur ou chef de train !!!...
Trajet RER Aller Grasse-Nice: 8€ / 45 km
Trajet Bus local m parcours : 1.5 €
La greviculture ça un coût qui se paye un beau jour Cash, en dépit des cris au scandale de la CGT.
a écrit le 14/12/2019 à 13:49 :
Espérons que ce sera un plein succès pour démontrer qu'un autre modèle ferroviaire est possible.
a écrit le 14/12/2019 à 13:35 :
Ceci devrait être fait depuis des décennies. Ces nanties qui ont tout pouvoir en paralysant le pays ne devraient plus exister, c’est dépassé et on ne peut plus se le payer. Que l’ouverture à la concurrence prenne de grosses parts de marché et les pousse au boulot ou à disparaître.
Pour les grèves en cours, mais bien entendu qu’ils vont perdre des choses, comme tout le monde !!
La communication du gouvernent, et de tout le monde au global, n’est pas la bonne.
Tout le monde a tout à gagner avec cette réforme (ou tout autre d’ailleurs). Si l’on ne change rien, personne n’aura de retraite, le système va exploser et sera impossible à financer. Donc nous devons tous accepter que gagner moins que prévu pour toucher quelquechose !!
a écrit le 14/12/2019 à 13:30 :
Pourquoi pas,

RFF va trouver l'argent indispensable

Muselier et ses "amis" généreux du privé vont peut devoir payer la remise à niveau du Réseau Ferré de France que l'Etat a laissé se dégrader durant plus 15 ans ...!

les opérateurs privé sont riches et espèrent de gros bénéfices, DONC ils ont les MOYENS DE PAYER DES PEAGES à la hauteur des travaux à faire pour sécuriser le rail, supprimer les passages à niveau ... !

S'agissant de péages, RFF n'a qu'à prendre exemple sur les péages d'autoroutes et les taxes aéroports privatisés,

allez y gaiement RFF,

les opérateurs privés se bousculent pour le gateau, et ils sont richissimes à Milliards d'€uros....
a écrit le 14/12/2019 à 13:03 :
Enfin la concurrence. Regrettons nous la concurrence dans le télécom ? Non. Il nous faut donc et au plus vite la même concurrence dans le transport sur rail. Réformons ces systèmes fossilisés.
Réponse de le 14/12/2019 à 14:10 :
Si personne ne regrettent la concurence dans les Télécom, comment expliquez-vous l'explosion spectaculaire des contentieux judiciaires ! C'est contradictoire, vous ne trouvez pas ?
Réponse de le 14/12/2019 à 14:11 :
Si personne ne regrettent la concurence dans les Télécom, comment expliquez-vous l'explosion spectaculaire des contentieux judiciaires ! C'est contradictoire, vous ne trouvez pas ?
a écrit le 14/12/2019 à 12:41 :
C'est la voie de l'avenir, le démantèlement de cette entreprise qui a rendu un service longtemps adapté avec ses cheminots mais qui est aujourd'hui désuète , à reconstruire sur des bases , des services, des besoins bien changés. Et surtout le fret ridiculement sous développé pour des raisons, en ces temps de développement durable,qu'il faudrait nous expliquer.
a écrit le 14/12/2019 à 12:22 :
La CGT ne bondit pas lorsque la SNCF s'exporte dans d'autres pays.
a écrit le 14/12/2019 à 12:08 :
C'est vrai qu'en région PACA le trafic TER fonctionne mal surtout entre Toulon et Nice. Mais on voit mal ce que la privatisation va améliorer. Les disfonctionnements du trafic sont dus à l'insuffisance des infrastructures dans une région très peuplée ce qui conduit à la saturation du trafic.
a écrit le 14/12/2019 à 11:23 :
Le seul vrai levier pour lutter contre ces bolcheviques de syndicalistes qui ont pris en otages nos sociétés publiques en faillite chroniques à bout de souffle, financés par les contribuables français depuis l après guerre et qui continuent de prendre en otages les français dans leur quotidien. Il est temps de sonner la fin de la recreation
Réponse de le 14/12/2019 à 11:58 :
Des «bolcheviques de syndicalistes», il y en a aussi dans les entreprises privées !
a écrit le 14/12/2019 à 11:22 :
Excellente idée ... digne des années 90 et sans prise en compte des retours d'expériences unanimes sur les conséquences des privatisations des infrastructures tels que celles-ci.... Mais bon pour quelques valises de plus on peut bien balancer 60 ans de construction du pays...
a écrit le 14/12/2019 à 11:18 :
Bravo Muselier il faudrait que toutes les régions en fassent autant. L'exploitation par la SNCF est une honte et je ne parle pas que des grèves
a écrit le 14/12/2019 à 11:14 :
Ce ne sera en effet pas compliqué d'avoir un meilleur service à meilleur coût.
On nous dit que le train est moins cher que l'avion. Ce qui n'est pas toujours vrai et l'écart de prix n'est pas si significatif (hormis les trains bradés, au nombre de destinations très limités)
Sachant que le coût de fonctionnement de la SNCF est pris en charge à 80% par les collectivités et l'Etat (905€ par foyer fiscal en 2018), donc non ...au final le coût réel du train est exorbitant.
Pour ma part, je n'ai rien à redire sur le confort des aéroports et des avions (même si AIr France pourrait s'inspirer sur Thai Airways pour les fauteuils) alors que tout est géré par le privé. La qualité des appels d'offre fera la différence.

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