Concurrence ferroviaire : des entreprises déjà prêtes à défier la SNCF sur les TER

 |   |  637  mots
(Crédits : Regis Duvignau)
A partir du 3 décembre, les régions pourront choisir d'organiser des appels d'offres afin de choisir un opérateur chargé d'exploiter tout ou partie de leurs TER ou maintenir le monopole de la SNCF jusqu'à la fin 2033 au plus tard. Une demi-douzaine d'entreprises, étrangères notamment, sont prêtes à concurrencer la Sncf.

Plusieurs compagnies pourraient répondre aux appels d'offres de l'Etat et des régions, ou lancer directement leurs trains sur les rails français, face à la SNCF. En voici quelques-unes.

Transdev

Fruit de la fusion en 2011 de Transdev et de Veolia Transport, Transdev a hérité de Veolia ses ambitions de venir concurrencer la SNCF sur les rails français. Filiale de la Caisse des dépôts (66%) et du groupe allemand Rethmann (34%), Transdev fait déjà rouler des trains depuis longtemps, notamment en Allemagne, en Nouvelle-Zélande, aux Pays-Bas et en Suède.

En France, le groupe co-exploite déjà le tram-train de Mulhouse et exploite le petit train à crémaillère du Puy-de-Dôme, ainsi que --en sous-traitance de la SNCF-- deux lignes locales en Bretagne.

A force d'attendre depuis des années l'arrivée de la concurrence, Transdev avait commencé à douter de la réalité de l'ouverture du marché. Et son récent échec devant la SNCF et la RATP pour exploiter le futur CDG Express, la liaison rapide devant relier en 2025 Paris à l'aéroport de Roissy, ne l'a pas encouragé.

Le groupe est reparti au combat pour l'exploitation des TER, mettant surtout en avant son expérience en Allemagne, et proposant une organisation décentralisée.

La RATP

Les régions vont-elles passer de la SNCF à la RATP, un autre groupe public? Exploitant plusieurs lignes de RER dans la région parisienne et le Gautrain --un train régional reliant Johannesburg à Pretoria en Afrique du Sud-- la RATP s'intéresse ouvertement aux TER.

Elle-même menacée par l'arrivée prochaine de la concurrence sur son marché historique, la RATP a déjà répondu présent à l'appel à manifestation d'intérêts de la région PACA. Elle vient de s'allier à Getlink (l'ancien Eurotunnel) pour répondre aux appels d'offres dans le Grand Est et les Hauts-de-France.

Trenitalia

Trenitalia est déjà un opérateur ferroviaire en France via sa filiale Thello (une ancienne coentreprise avec Veolia/Transdev), qui fait rouler un aller-retour par nuit entre Paris et Venise et une poignée de trains entre Marseille, Nice et Milan.

Echaudée par l'arrivée sur ses terres du concurrent Italo (dont la SNCF était un actionnaire important à son lancement en 2012), la compagnie publique italienne a déjà indiqué qu'elle souhaitait participer aux appels d'offres des TER et se lancer sur le marché de la grande vitesse en France.

Arriva (Deutsche Bahn)

La Deutsche Bahn (DB) et sa filiale Arriva exploitent des trains régionaux en Allemagne, au Danemark, au Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, au Royaume-Uni, en Suède et en République tchèque.

Abellio

Moins connue, Abellio, filiale des chemins de fer néerlandais NS exploite des trains régionaux en Allemagne et au Royaume-Uni.

MTR

Opérateur du métro de Hong Kong, MTR a fait son entrée en Europe en 2009 en reprenant l'exploitation du métro de Stockholm, et fait actuellement rouler des trains en Australie, au Royaume-Uni et en Suède.

FlixTrain

FlixTrain, société-soeur de l'opérateur allemand d'autocars FlixBus, propose trois liaisons en Allemagne (Hambourg-Cologne, Berlin-Cologne et Berlin-Francfort-Stuttgart) de même qu'un train de nuit hebdomadaire de Hambourg à Lörrach (près de Bâle). Particularité: FlixTrain sous-traite l'exploitation à des compagnies spécialisées, dont l'opérateur tchèque LeoExpress.

En France, FlixTrain a notifié en juin son intention de faire circuler des trains classiques sur les liaisons Paris-Bruxelles, Paris-Lyon, Paris-Nice, Paris-Toulouse et Paris-Bordeaux, après l'ouverture à la concurrence des grandes lignes fin 2020.

... et la SNCF elle-même, via Keolis

Keolis, filiale de transports publics de la SNCF (à 70%), exploite des trains en Allemagne, aux Etats-Unis, au Pays-Bas et au Royaume-Uni. La SNCF pourrait la faire répondre à des appels d'offres pour des lignes suburbaines, afin de présenter une offre moins chère.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/12/2019 à 15:06 :
SI je peux pas et-c...

Géniaux les commentaires ici hein !? -_-
a écrit le 02/12/2019 à 15:06 :
SI je peux pas et-c...

Géniaux les commentaires ici hein !? -_-
a écrit le 02/12/2019 à 15:06 :
SI je peux pas et-c...

Géniaux les commentaires ici hein !? -_-
a écrit le 02/12/2019 à 15:06 :
SI je peux pas et-c...

Géniaux les commentaires ici hein !? -_-
a écrit le 02/12/2019 à 15:06 :
SI je peux pas et-c...

Géniaux les commentaires ici hein !? -_-
a écrit le 02/12/2019 à 15:06 :
SI je peux pas et-c...

Géniaux les commentaires ici hein !? -_-
a écrit le 02/12/2019 à 11:03 :
SI je ne peux pas répondre au déficient mental et ses arguments à deux balles vous virez mon commentaire vous ne le volez pas, autrement c'est 100 balles !

Et si j'ai le temps je reviendrais sur tous je suis certain que vous m'en avez volé déjà plein, vu l'état d'esprit ... -_-
a écrit le 02/12/2019 à 10:19 :
Seul les résultats nous diront si cette privatisation est réussie. Il paraîtrait qu'en cas de succès, la commission européenne envisage de privatiser les pets des vaches qui regardent passer les trains.
a écrit le 01/12/2019 à 23:45 :
Le truc c'est qui qui va payer la rénovation des rails ? Qui va vérifier que les trains sont bien aux normes ?
Le but des concurrents sera de circuler à tout prix même si ce n'est pas sécurisé...
De toute façon les aiguilleurs eux resteront à la sncf et sans aiguilleurs pas de circulation donc ils seront maîtres des circulations et tant mieux.
a écrit le 01/12/2019 à 18:14 :
Trains propres, à l'heure, moins chers, qui n'en rêve pas ?
a écrit le 01/12/2019 à 14:53 :
Oui que le ferroviaire s'ouvre à la concurrence est une très bonne chose pour les lignes de TER ou de TGV sur le réseau français, celà devrait réduire le coût du train en France, en multipliant les offres sur le réseau, plus de sécurité et des prix de billets plus attractifs pour l'utilisateur du train au quotidien. Oui vive la concurrence européenne sur le réseau celà evitera les grèves de la SNCF à répétition et evitera de bloquer des passager en gare en attente eventuelle d'un train ! La SNCF et les tarifs de la SNCF devront s'adapter à la concurrence des autres compagnies qui offriront des trains sur le réseau des TER ou des TGV ! La SNCF ne sera plus un monopole etatique et devra s'adapter au futur !!!
Réponse de le 02/12/2019 à 14:14 :
Réduire les coûts mais à quel prix? moins de sécurité, moins de confort et uniquement sur des lignes rentables quand aux grèves cela ne changera rien, les voies peuvent être bloquer comme avant alors les avantages sont où? les voies seront toujours en mauvais état, les trains n'iront pas plus vite donc retour à la case départ et vous serez le premier à dire qu'avant c'était mieux.
a écrit le 01/12/2019 à 14:46 :
Plus de concurrence, c'est un meilleur service, au meilleur prix pour le consommateur qui devient un client. On n'imagine même pas combien coûterait l'abonnement mobile si France Télécom, devenue Orange avait conservé son monopole? Le tout bien sûr avec une entreprise qui alignerait les pertes et les salariés insatisfaits, plus adeptes de la grève que du service client.
Réponse de le 01/12/2019 à 17:11 :
C'est bien de citer le marché des Télécom, mais là on est dans le transport. S'il y a une comparaison à faire, ce serait plutôt du côté des autoroutes. Et là on ne peut pas dire que cela ait été au bénéfice du consommateur.
Réponse de le 02/12/2019 à 0:20 :
la privatisation de l'eau a surtout contribué à faire exploser les prix sans que l'amélioration de qualité soit au rendez-vous.

Et je ne parle pas des autoroutes, payées depuis longtemps.

Et j'évite aussi les PPP qui nous font payer très cher des hôpitaux, des prisons et des palais de justice qui sont en ruine avant même leur ouverture et s'avèrent bourrés de malfaçon (ex: les façades de Ballard, les portes des hôpitaux qui ne laissent pas passer une brancard etc etc...
Réponse de le 02/12/2019 à 10:06 :
Il n'y a eu aucune privatisation de l'eau, les deux compagnies historiques La Générale des Eaux devenue Veolia et La lyonnaise des eaux devenue Suez ont toujours été des entreprises privées. C'est plutôt le contraire qui s'est passé avec la municipalisation des eaux comme à Paris et aucun parisien n'a constaté de baisses des prix.
a écrit le 01/12/2019 à 14:09 :
On met a disposition du privé un bien public, le réseau, que ces entreprises ne rembourseront jamais ... Joli cadeau, mais on commence à s'habituer : les médecins libéraux formés par l’hôpital public, les cars Macron qui profitent des infrastructures routières qu'elles ne financent pas, la Française des jeux (c'est vraiment cadeau), ADP dans peu de temps, les barrages hydrauliques, l’électricité nucléaire vendue à prix marginal au privé et revendue bien plus cher au client final etc , etc ...
Réponse de le 02/12/2019 à 14:27 :
@Labo, lisez le rapport annuel des Grandes Orientations des Politiques Économiques (GOPES), émis par la commission européenne et vous comprendrez ! Les français n'ont que ce qu'ils méritent.
a écrit le 30/11/2019 à 19:16 :
Changer d'opérateur ne rénovera pas les voies et ne permettra pas aux trains d'arriver plus vite (ou moins en retard) et ne les empêchera pas de dérailler .

Certains présidents de régions vont se faire plaisir (et certains empocher des pots de vin) mais ça ne résoudra pas le problème généralisé de l'obsolescence du réseau.

La réforme ferroviaire a permis de flinguer le statut des cheminots, en attendant de flinguer aussi leur retraite. Mais concrètement il n'y a pas un centime de plus pour RFF qui reste écrasée de dette et sans solution de solvabilisation.
Réponse de le 01/12/2019 à 10:00 :
Correct, qu'ils cessent leurs bavardages et prennent ce qu'ils veulent mais il faut préparer urgemment l'après pétrole donc recréer des solutions de transport collectif, le rail c'est bien en raison de la faible quantité d'énergie consommée.. Il faut redécouvrir la notion d'aménagement du territoire et ce n'est ni Gootruc ni AMAchun qui feront le travail....
a écrit le 30/11/2019 à 18:38 :
Les services publics privatisés c'est toujours plus cher pour moins de service mais il faut avouer que la classe politique a tout fait pour rendre la sncf chère donc le terrain est préparé.
Réponse de le 30/11/2019 à 20:37 :
Ne vous inquiétez pas, même si les trains sont vide, l'argent public continuera de combler le déficit.
Réponse de le 30/11/2019 à 22:32 :
Toujours ? Je ne me souviens pas qu'il y avait plus de services et des prix moins élevés à l'époque où France Telecom était seul sur le marché.

Les privatisations, c'est le risque de voir se développer des monopoles privés qui iront enrichir seulement quelques uns.

Les services publics sans aucune concurrence, c'est le risque de voir des gens qui s'en fichent pas mal du service qu'ils rendent.

Les prix des billets de train sont super chers. La SNCF pratique le Yield Management à haute dose, ça n'a déjà plus rien d'un service public pour moi.
Réponse de le 01/12/2019 à 9:34 :
@ apo

Je ne vois pas pourquoi je men ferais vu que c'est ce que j'explique les politiciens ont anéanti le train. A trop utiliser les éléments de langage parce que l'on est vide sémantiquement on fini par se ridiculiser mais cela ne semble pas vous gêner.visiblement
Réponse de le 01/12/2019 à 12:10 :
@ multipseudos: "Toujours ? Je ne me souviens pas qu'il y avait plus de services et des prix moins élevés à l'époque où France Telecom était seul sur le marché."

Si tu étais né, tu prends ta facture de télécom d'avant la privatisation et tu prends celle de maintenant et tu compares.

Je suis tranquille hein, me censurer cette réponse est stupide...
Réponse de le 01/12/2019 à 14:40 :
@Citoyen blasé

Vous avez parlé de prix ET de services. Un indice : vous utilisez ce service pour écrire ici même.
Le rapport prix/service est sans équivalent par rapport à ce qui existait à l'époque.
Réponse de le 01/12/2019 à 19:44 :
@ multipseudos: "Vous avez parlé de prix ET de services"

Si tu veux en rentrant chez moi, sur une petite route qui fait un kilomètre il y a 5 endroits dans lesquels les câbles téléphoniques sont couchés par terre ou les boitiers explosés ou en mauvais état, alors ça tient certes mais jusqu'à ce que ça lâche...

Par ailleurs j'ai toujours pu avoir france télécom au téléphone, la je veux me désabonner de chez sfr qui me ponctionne mon blé pour rien depuis un an et demi et je n'y arrive pas, je suis même allé dans une de leurs boutiques ou le gars m'a filé en oucedé, on est chez les fous, un numéro où appeler et dont il ne fallait surtout pas que je parle mais qui répond jamais.

Mais tu vis où, sur la lune ? Tu peux arrêter de me pourchasser stp ? On ne vit pas dans le même monde. Merci et signalé.
Réponse de le 02/12/2019 à 15:08 :
SI je peux pas et-c...
a écrit le 30/11/2019 à 17:58 :
l'arrivée de concurrents à la SNCF va très vite inciter les clients à privilégier les opérateurs performants , et à mettre la pression sur le gouvernement pour accélérer la suppression du monopole SNCF d'exploitation des lignes
les clients publics ( Régions et Départements ) seront les plus déterminés à le casser , en particulier ceux confrontés à des flux importants de voyageurs et qui subissent un service insuffisant .
les entreprises encore " obligées "de faire appel au ferroviaire pour transporter leurs produits pourront aussi revendiquer une alternative à la SNCF dont l'activité "marchandise" ne cesse de régresser depuis des années .
il est probable qu'à terme le démantèlement de la SNCF et une privatisation de certaines activités soit la solution économique de progrès .
a écrit le 30/11/2019 à 16:54 :
Excellente nouvelle ! On ne dépendra plus des mêmes grossiers grévistes qui se permettent de nous insulter alors même qu'ils se font payer leur retraite à nos frais...
Réponse de le 30/11/2019 à 20:10 :
Ouuuuh le gros naïf dogmatique qui croit que les privés vont faire du rail un paradis. Le gars qui n’est jamais allé en Angleterre, pays dans lequel les citoyens n’en peuvent plus et souhaitent le retour à des trains publics.
Réponse de le 01/12/2019 à 5:47 :
On peut espérer que les nouveaux acteurs permettront de continuer de disposer de trains de nuit sur longue distance, voir ré utiliser des lignes ou des gares que la SNCF ne daigne plus assurer. Si on compare la France aux pays alpins nos voisins il y a une vraie marge de progression. Certains de nos politiques nationaux aussi bien que locaux n'ont guère défendu leurs électeurs, d'ailleurs en voyons nous beaucoup dans nos trains, au niveau écologie ils sont trés bons pour faire la lecon, mais pas quand celà les concerne concrètement. Il faut dire aussi que certains syndicats SNCF ont tout fait pour saboter les trains de fret alors que le ferroutage est obligatoire chez certains de nos voisins. Quand aux tarifs, on a vu ce qui s'est passé aprés la fin du monopole de France Telecom.
Réponse de le 01/12/2019 à 6:25 :
L'Angleterre est un exemple qui fonctionne pas. Mais il y a d'autres exemples où cela fonctionne très bien comme au Japon... Rien de naïf dans les propos de Britannicus.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :