La banque Standard Chartered prête à vendre son activité de leasing aéronautique
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Standard Chartered étudie la vente de son activité de location d'avions.
Bobby Yip
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Standard Chartered étudie la vente de son activité de location d'avions.
Bobby Yip
Le secteur de la location d'avions va-t-il aller vers une nouvelle consolidation ? La banque britannique Standard Chartered envisage de vendre son activité Standard Chartered Aviation Finance, qui possède une flotte évaluée à environ trois milliards de dollars. De quoi attirer les convoitises dans un secteur qui a vu d'importantes opérations se réaliser ces dernières années.
Après avoir annoncé une nouvelle stratégie commerciale en février 2022, Standard Chartered semble décidé à accélérer sur ce dossier. Par voie de communiqué ce mercredi, elle a annoncé « son intention d'explorer des alternatives pour la propriété future de son activité de financement aéronautique ». La banque s'est adjointe les services de J.P. Morgan Securities en tant que conseiller financier à cet effet.
Après avoir vanté les mérites de Standard Chartered Aviation Finance « en matière de création et de gestion de transactions de crédit-bail et de prêt d'avions, des portefeuilles d'avions et de prêts de grande qualité, des relations avec des compagnies aériennes de classe mondiale », Simon Cooper, directeur général de la division banque d'entreprise et institutionnelle et Europe & Amérique de Standard Chartered a déclaré « qu'un nouveau propriétaire pourra conduire la prochaine phase de croissance ».
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A l'inverse, le dirigeant estime que la vente de cette filiale permettra à Standard Chartered de « continuer à (se) concentrer sur (son) engagement à améliorer le rendement des actionnaires et à atteindre nos objectifs pour 2024. » Cela pourrait être aussi une volonté pour la banque britannique de simplifier la structure de son activité alors qu'elle suscite des convoitises. La First Abu Dhabi Bank (FAB), basée dans les Émirats arabes unis, a ainsi fait savoir début janvier qu'elle avait envisagé une offre de rachat avant d'y renoncer. Selon l'agence Reuters, analystes et investisseurs ont alors estimé que les complexités réglementaires et pratiques de la reprise de cette banque tentaculaire pourraient faire obstacle à toute transaction.