La SNCF fixe un prix interne du carbone pour guider ses achats auprès des fournisseurs
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Grosse consommatrice d'énergie, la SNCF travaille son bilan carbone.
GONZALO FUENTES
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Grosse consommatrice d'énergie, la SNCF travaille son bilan carbone.
GONZALO FUENTES
Prompte à mettre en avant les avantages écologiques du train sur les autres modes de transport, la SNCF entend également améliorer son bilan environnemental en transformant ses pratiques internes et étoffer sa responsabilité sociale d'entreprise (RSE). Parmi les pistes explorées, l'entreprise ferroviaire a mis en place cette année un prix interne du carbone pour évaluer ses investissements. Pour l'instant appliqué dans les projets au sein du groupe, ce principe devrait être décliné prochainement sur les achats afin d'être intégré dans les appels d'offres passés aux fournisseurs de travaux. Une démarche volontaire, mais qui reste entravée par certaines limites et qui ne concernera qu'une partie des 15 milliards d'euros d'achats passés chaque année par la SNCF.
Directeur du projet d'entreprise « Tous SNCF » depuis début 2020, Mikaël Lemarchand s'est également vu confier quelques mois plus tard le poste de directeur de l'engagement social, territorial et environnemental ainsi qu'une place au comité exécutif du groupe par « le président », Jean-Pierre Farandou. Et pour lui, « ce n'est pas un hasard » mais bien la preuve que la SNCF met la RSE au cœur de sa stratégie afin de répondre, à son échelle, aux défis sociaux, écologiques et démocratiques.
Derrière ces grandes ambitions, le groupe poursuit plusieurs actions sur le plan environnemental afin de réduire son empreinte carbone, développer l'économie circulaire et limiter l'importante pollution générée par ses activités. Parmi les actions réalisées en conséquence, certaines pistes sont connues et assez présentes dans la communication du groupe, comme des mesures de sobriété pour réduire sa consommation énergétique de 10 % d'ici 2024, l'arrêt du glyphosate depuis le début de l'année, l'entrée en service de nouveaux trains pour réduire la part de la motorisation thermique dans le parc.
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D'autres le sont moins comme la volonté de valoriser les trois millions de tonnes de déchets générés par an, (principalement issus de la régénération du réseau ou du remplacement des trains) ou encore l'adossement à partir de 2023 de la part variable des cadres dirigeants et cadres supérieurs à des objectifs de performances RSE, à hauteur de 25 %.