Le patron de Norwegian Bjorn Kjos démissionne

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Bjorn Kjos lâche les manettes opérationnelles de Norwegian
Bjorn Kjos lâche les manettes opérationnelles de Norwegian (Crédits : Norsk Telegrambyra AS)
Bjorn Kjos le directeur général et cofondateur de Norwegian il y a 17 ans a démissionné ce jeudi 11 juillet, à l'âge de 72 ans. La compagnie a quadruplé son résultat d'exploitation au deuxième trimestre.

Bjorn Kjos le directeur général et cofondateur de Norwegian il y a 17 ans a démissionné ce jeudi 11 juillet, à l'âge de 72 ans. Le temps la compagnie low-cost recrute son successeur, il est remplacé par le directeur financier, Geir Karlsen (54 ans). Bjorn Kjos reste conseiller auprès du président, Niels Smedegaard (57 ans), lequel va jouer un rôle plus actif.

Développement extrêmement rapide

Troisième low-cost européenne (avec 162 appareils) derrière Ryanair et Easyjet, Norwegian est en revanche la première compagnie low-cost européenne sur les vols long-courriers. Et même la deuxième compagnie mondiale sur ce créneau derrière Air Asia X. Son développement extrêmement rapide sur l'axe transatlantique est à l'origine de ses difficultés financières ces dernières années (400 millions d'euros de pertes l'an dernier) qui ont nécessité plusieurs recapitalisation. D'un montant de 311 millions d'euros, la dernière date de février dernier. L'immobilisation des 18 Boeing 737 MAX depuis l'accident d'Ethiopian Airlines en mars est également préjudiciable pour la compagnie norvégienne. La compagnie évalue l'impact négatif sur l'année à 700 millions de couronnes (70 millions d'euros).

"Bjorn a été la force motrice de l'entreprise. La grande question est maintenant de savoir si Norwegian Air peut poursuivre sur sa lancée s'il joue un rôle moins actif", écrit Bernstein dans une note adressée aux clients.

La suite s'annonce néanmoins compliquée. S'il y a 12 mois, les groupes IAG et Lufthansa avaient manifesté leur intérêt à une reprise de Norwegian, la donne a quelque peu changé depuis.  IAG a retiré son offre et Lufthansa a annoncé l'arrêt de l'activité long-courrier de sa filiale low-cost Eurowings. Certes, si IAG peut toujours revenir à la charge à l'avenir, la compagnie norvégienne doit à tout prix réussir son plan de restructuration annoncé en février.

Premiers résultats encourageants

Les premiers résultats semblent encourageants. Le bénéfice d'exploitation a quadruplé au deuxième trimestre, à 622 millions de couronnes, pour un chiffre d'affaires en hausse de 19%, à 12,2 milliards de couronnes. Le résultat net a quant à lui chuté de de 72%, à pas 82,8 millions de couronnes, mais ce résultat est toutefois légèrement supérieur à celui de 76,2 millions de couronnes attendus en moyenne par cinq analystes, selon le consensus de Refinitiv. Le groupe a terminé le semestre avec une trésorerie de 1,699 milliard de couronnes, contre 1.922 milliard l'an dernier

Conformément à son changement de stratégie annoncé en février pour redresser les comptes, le groupe a abaissé son objectif de croissance de ses capacités dans une fourchette de 0 à 5%, contre 5 à 10% précédemment.

Le bénéfice avant intérêts, impôts, amortissements et coûts de restructuration ou de location (Ebitdar), hors "autres" pertes ou gains pour des éléments tels que les contrats de change et les contrats de carburant à terme, devrait atteindre 6 à 7 milliards de couronnes en 2019 (600 à 700 millions d'euros) contre 3,2 milliards en 2018, a-t-il indiqué.

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