Logistique : la startup Easy2Go prend un virage vert et met le cap sur l'Europe
César Armand

Photo d'illustration
Reuters
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A l'ère du dérèglement climatique, comment concilier l'exigence de citadins qui veulent être livrés dans des délais très courts et la prise en compte de la transition écologique et énergétique qui devient la norme dans la grande distribution comme chez les transporteurs de marchandises ?
Né en juin 2016 dans le groupe européen Redspher, le logisticien Easy2Go réalise du business-to-business-to-consumer. Autrement dit, lorsque des acheteurs se rendent dans l'une des vingt enseignes partenaires, à savoir des surfaces de vente dédiées à l'ameublement, au bricolage, à l'électroménager, au jardinage ou à la literie, la startup pioche dans son réseau de 200 compagnies, et leur parc total de 600 à 800 véhicules, pour livrer dans les temps impartis le consommateur final.
Entre le départ du rayon et l'arrivée au domicile du particulier, la jeune pousse aura reçu la demande dans sa "tour de contrôle" de Lille avant d'affecter la course à une société locale. Le commerce, lui, n'a plus qu'à préparer les cartons pour les transmettre au chauffeur au moment opportun. Une fois servi, le particulier reçoit un questionnaire de satisfaction. Et si un problème se pose avant, pendant et après l'acheminement, un service-après-vente internalisé est joignable quinze heures par jour.
Tant pour répondre aux demandes de ses clients que pour se différencier et gagner des parts de marché sur un segment que quatre acteurs se disputent, Easy2Go veut mettre le paquet sur la mobilité durable. Par exemple, le géant suédois des armoires et des commodes lui a demandé de passer au 100% électrique avant le 1er janvier 2020.
Le logisticien se heurte toutefois à deux problématiques de taille : des constructeurs qui ne possèdent pas encore assez de véhicules performants en matière écologique dans leur gamme, et des villes qui ne vont pas suffisamment vite en termes de déploiement d'infrastructures adaptées, type bornes de recharge. Il a donc décidé de miser sur d'autres énergies comme le GNV, pour ne pas dépendre uniquement de l'électricité.
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Pour réduire son impact environnemental, Easy2Go encourage également ses partenaires à former leurs chauffeurs à l'éco-conduite, c'est-à-dire à une meilleure conduite. Ce comportement est en effet synonyme de réduction des émissions de gaz à effet de serre. De la même manière, la jeune pousse installe sa propre technologie embarquée à bord des véhicules, notamment pour surveiller leur consommation de carburant.
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Par ailleurs, la startup, qui a réalisé 30 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018 et qui parie sur une croissance de 40% en 2019, rêve de marchés européens. Présente en Espagne et en Italie, elle veut exporter sa solution en Italie et en Allemagne. Cela tombe bien : sa maison-mère Redspher y possède déjà une ingénierie financière et comptable, des services RH et juridiques et même des équipes implantées localement.
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