Immobilier : Prologis rêve de logistique urbaine et de transition écologique

 |   |  524  mots
L'entrepôt de Marly, livré en avril 2018, a reçu le label BiodiverCity.
L'entrepôt de Marly, livré en avril 2018, a reçu le label "BiodiverCity". (Crédits : DR)
Le numéro un de l'immobilier logistique en France et dans le monde entend augmenter de 50% la surface de ses entrepôts et améliorer les services qu'il offre à ses clients.

Il lui manquait ce maillon. L'Américain Prologis, propriétaire de 2,8 millions de mètres carrés d'entrepôts, a annoncé ce 19 février 2019 partir "sans a priori" à la conquête de la logistique urbaine. « Nous voulons aider nos clients à se positionner sur des actifs plus proches des centres-villes », a justifié Cécile Tricault, directrice générale France. « Nous n'avons pas encore toutes les réponses, mais nous en reparlerons dans le courant de l'année », a poursuivi cette dirigeante.

Le major de l'immobilier logistique dit aussi avoir renoué en 2018 avec un taux d'occupation de 98,4% dans ses 118 bâtiments après un début d'année à 90%. Cette année, il compte donc "se recentrer" sur sa "colonne vertébrale" Paris-Lyon-Marseille en passant par Le Havre et Orléans. « Nous voulons consolider les localisations où nous sommes déjà pour créer des hubs mutualisant les offres et les services », a encore précisé la DG France.

Rentabiliser son offre de solutions

Par ailleurs, Prologis va proposer toujours plus de baux de courte durée de 12, 13 ou 15 mois pour aider ses occupants à mieux gérer leurs flux et leurs stocks. La prestation est 10% à 15% plus chère qu'un bail de trois, six ou neuf ans, mais elle répond parfois d'une demande émise le vendredi soir pour le lundi matin. « Nous avons simplement industrialisé le processus depuis deux ans en créant un bail-type », souligne Cécile Tricault.

En réalité, cette offre de location plus courte que la normale s'inscrit dans un éventail de solutions que la foncière logistique souhaite davantage rentabiliser. Elle lancera en effet cette année une plateforme centralisée pour que ses locataires commandent « en une seule fois » les contrats d'eau, d'électricité ou encore de nettoyage. Elle se rémunérera sur un pourcentage des transactions réalisées via cet outil. Outre « cette sorte de place de marché », Prologis mettra davantage de bornes de recharge pour véhicules électriques à disposition, mais aussi plus de navettes entre les sites et les transports en commun, ainsi que des permanents présents deux à trois jours par semaine.

De 2,8 à 4,5 millions de mètres carrés

Avec ces retombées économiques, l'opérateur logistique compte bien en profiter pour étendre son parc immobilier. Il rêve ainsi d'atteindre les 4 à 4,5 millions de mètres carrés (+50%) dans les deux à trois prochaines années en allant « chercher des acquisitions à valeur ajoutée ». La DG France promet toutefois qu'elle mise sur des terrains en recomposition industrielle plutôt que de s'étendre sur des terres agricoles et sites naturels. Elle développe d'ailleurs actuellement trois sites dans le Grand Paris qui gèrent leur eau en autosuffisance ou qui recyclent leurs matériaux de déconstruction.

Prologis poursuit effectivement des objectifs environnementaux qu'il entend utiliser comme vitrine. Il est notamment question de maquette numérique et de gestion technique du bâtiment pour repérer les anomalies en termes d'isolation, d'éclairage et de chauffage, d'ouverture et de fermeture des portes. Cécile Tricault a également l'idée de déployer des panneaux photovoltaïques sur les toits et les parkings de ses entrepôts.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :