Loi Grandguillaume : taxis et VTC font front commun

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Si les plateformes semblent insatisfaites, au moins en partie, au contraire, les syndicats de chauffeurs signataires de la lettre disent soutenir en tout point la proposition de loi du député socialiste de Côte d'Or Laurent Grandguillaume.
Si les plateformes semblent insatisfaites, au moins en partie, au contraire, les syndicats de chauffeurs signataires de la lettre disent soutenir en tout point la proposition de loi du député socialiste de Côte d'Or Laurent Grandguillaume. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Info La Tribune. UNT, FNDT, Unsa-VTC... un total de huit fédérations et syndicats de chauffeurs, aussi bien taxis, que VTC (voitures de transport avec chauffeur) et de grande remise ont signé un courrier commun adressé aux sénateurs pour apporter leur soutien à la proposition de loi Grandguillaume censée réguler le secteur du transport de personnes à la demande. Un revers pour les plateformes.

Article publié le 14 octobre à 23h08 et actualisé le 15 à 11h.

C'est une première. Huit représentants de chauffeurs de taxis, de VTC et de grande remise ont co-signé un courrier commun adressé ce vendredi aux sénateurs en prévision de l'étude de la proposition de loi (PPL) Grandguillaume en commission développement durable le 19 octobre. Certes, cela n'est pas représentatif de l'ensemble des chauffeurs. Mais c'est une "alliance historique" en la matière, dans la mesure ou certains chauffeurs VTC, Loti et taxis font cause commune. En effet, dans cette lettre que s'est procurée La Tribune (cf ci-dessous), les syndicats dénoncent ainsi le lobbying de "certaines plateformes", arguant que celles-ci défendent leurs propres intérêts et non pas ceux des chauffeurs.

Pour rappel, Uber a en effet lancé cette semaine une opération de sensibilisation à l'intention du public, des passagers et des chauffeurs, en se positionnant contre la PPL. L'entreprise est surtout hostile à la disparition du statut de Loti pour les chauffeurs partenaires des plateformes, lesquels seront désormais soit VTC soit Loti. Et dénonce le fait que l'examen VTC dépende d'un régime administratif qui revienne à contraindre le secteur et empêcher les candidats de le devenir.

Plateformes cherchent compromis ?

Quant aux plateformes membres de la FFTPR (SnapCar, Allocab, Marcel, Chauffeur-Privé), elles tentent aussi de faire entendre leurs voix, pour trouver un compromis sur certains points. Comme l'explique Bertrand Altmayer, co-fondateur de Marcel à La Tribune, elles souhaitent notamment avoir l'assurance que les chauffeurs capacitaires (dits Loti) auront le temps d'obtenir une équivalence "sans douleur' de chauffeur VTC professionnel.

A l'oral, Laurent Grandguillaume assure qu'il y aura bel et bien une période de transition jusqu'en 2018. Elles voudraient en outre que les examens ne se fassent pas dans les CMA (chambres des métiers et d'artisanat), dont l'assemblée permanente est actuellement présidée par Alain Griset, aussi président de l'Union nationale des taxis et signataire de la lettre aux sénateurs. Ce à quoi Laurent Grandguillaume répond qu'il s'agit d'une présidence tournante, et qu'Alain Griset ne sera plus à la tête de cette assemblée d'ici la fin de l'année. La FFTPR insiste cependant et trouverait qu'une solution comme celle des chambres de commerce et d'industrie (CCI) serait plus "neutre". "Que dirait-on si l'on imposait les examens des taxis dans un centre dirigé par un responsable d'Uber?", interroge Bertrand Altmayer. Enfin, la partie "pratique" de l'examen de VTC, en plus du volet théorique, les taraude également.

Une approbation commune pour les chauffeurs

Reste que, si les plateformes semblent insatisfaites, au moins en partie, les syndicats de chauffeurs signataires de la lettre disent soutenir en tout point la proposition de loi du député socialiste de Côte d'Or Laurent Grandguillaume:

"Il ne peut y avoir de proposition de loi plus légitime et consensuelle que celle-ci, puisqu'elle est le fruit de longs mois de travaux entre les principaux acteurs du transport de personnes pour apporter des règles équilibrées et acceptées par l'ensemble des acteurs vertueux et responsables dudit secteur".

Un revers pour les plateformes. Ou en tout cas, voilà de quoi alimenter le débat.

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Commentaires
a écrit le 15/10/2016 à 8:56 :
Je pensais que la loi thevenoud avait tout résolu ? Encore une nouvelle loi , des commissions , du lobbying , des sénateurs à rien faire , des professionnels , une collusion d'intérêts etc.... Vive la France des arcanes compréhensibles au commun des mortels
a écrit le 14/10/2016 à 23:22 :
Article un incompréhensible.
Aucun rappel du contexte, aucune explication... Ça est se demander si l'auteur même comprend ce qu'il ecrit pour être aussi flou...

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