Lufthansa dans les starting-blocks pour repartir très fort cet été
Fabrice Gliszczynski
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Kai Pfaffenbach
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L'an dernier, dès le début de la crise du coronavirus, Lufthansa avait été l'un des premiers groupes de transport aérien à réduire fortement ses capacités, bien avant que cette issue ne devienne inévitable pour l'ensemble des compagnies aériennes dans le monde. Avec la reprise qui se profile, le groupe va-t-il faire le chemin inverse en prévoyant une remise en service de ses capacités relativement élevée par rapport au contexte sanitaire et aux prévisions de l'association internationale du transport aérien?
En tout cas, le groupe est dans les starting-blocks. Ce jeudi, à l'occasion de la publication des résultats financiers 2020 marqués par une perte d'exploitation de 5,5 milliards d'euros, le groupe Lufthansa composé de la compagnie éponyme mais aussi de Swiss, Austrian Airlines et Brussels Airlines, s'est dit prêt à remettre jusqu'à 70% de sa capacité cet été.
Un tel niveau serait très élevé dans la mesure où, contrairement aux low-cost spécialisées sur le moyen-courrier, il est plus difficile pour les compagnies assurant une forte activité long-courrier comme Lufthansa, Air France-KLM ou British Airways, de remettre beaucoup d'offre rapidement en raison d'une reprise sur ce segment de marché qui s'annonce beaucoup plus lente.
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Sur l'ensemble de l'année, le groupe Lufthansa prévoit de remettre en ligne 40 à 50% de son offre (contre 31% en 2020), sachant qu'un niveau de 50% de capacités lui permettrait de générer à nouveau du cash. Après avoir consommé un million par heure au plus fort de la crise, le groupe ne brûle plus aujourd'hui "que" 300 millions d'euros par mois.
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