Non, les compagnies aériennes françaises ne sont pas encore sorties du Covid
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Les questions de régulation pourraient voir s'affronter aéroports et compagnies aériennes.
Charles Platiau
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Les questions de régulation pourraient voir s'affronter aéroports et compagnies aériennes.
Charles Platiau
Le Covid n'est pas fini pour le transport aérien. Jean-François Dominiak, ancien directeur général d'ASL Airlines France mais toujours à la tête du Syndicat des compagnies aériennes autonomes (SCARA), met en garde contre tout optimisme démesuré qui pourrait découler de la reprise du trafic. « Nous avons fait le tour de nos adhérents, et au-delà, et il reste encore beaucoup de compagnies aériennes qui sont plus qu'à la peine », affirme-t-il.
Le président du Scara souhaite attirer en particulier l'attention sur les transporteurs qui n'étaient « pas suffisamment morts » pour bénéficier d'un appui ciblé de la part de Bercy, contrairement à « une certaine compagnie qui a eu de très belles subventions car l'Etat est actionnaire », en l'occurrence Air France, ou d'autres qui ont négocié des plans de restructurations à l'instar d'Air Austral et de Corsair. « Certaines ont pu s'en sortir plus facilement que d'autres, mais il reste encore tout un pan d'activité qui est encore plus que fragile au moment où l'inflation frappe à la porte, où le prix du carburant explose et où il faut rembourser les prêts garantis par l'Etat (PGE) », poursuit-il.
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S'il salue l'apport des PGE pendant la crise, Jean-François Dominiak rappelle qu'il ne s'agissait pas d'argent gratuit avec des taux d'intérêt aujourd'hui de « 3,4, voire 5 % et que l'on demande de rembourser maintenant ». Et pas question de laisser jouer la garantie de l'Etat pour échapper au remboursement : l'ancien DG d'ASL Airlines France explique que pour que cette garantie joue, il faut que la banque prêteuse établisse que la compagnie aérienne ne peut pas rembourser à cause d'une défaillance due au Covid, contrairement à ce qui a pu être fait dans d'autres pays comme les Pays-Bas. Beaucoup d'adhérents du Scara - qui représente 12 compagnies dont Air Tahiti Nui, Air Calédonie, Air Antilles, ASL Airlines France ou encore Air Corsica - estiment qu'ils vont avoir un gros souci avec des PGE très compliqués à rembourser ».
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