Nouvelle rentrée de cash pour Norwegian

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LEHTIKUVA
Nouvelle rentrée de cash pour Norwegian. Après l'augmentation de capital de 3 milliards de couronnes norvégiennes (plus de 300 millions d'euros) réalisée en février, la compagnie low-cost norvégienne en difficulté financière a annoncé ce lundi 19 août la cession de ses actifs bancaires qui lui permettra de faire entrer 2,2 milliards de couronnes (222 millions d'euros) dans ses caisses. Un montant supérieur à celui de sa trésorerie fin juin (1,699 milliard de couronnes). Avec l'augmentation de capital de février, la compagnie aura fait entrer cette année plus de 5 milliards de couronnes d'argent frais, beaucoup plus que le niveau de la perte d'exploitation de l'an dernier (3,8 milliards de couronnes).
La compagnie va céder en deux temps ses 17,47% dans la banque Norwegian Finans Holding (Nofi) à des groupes financiers nordiques, a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Effectuée avec une prime de 15,4% par rapport au cours de clôture de Nofi du 16 août, l'opération permet à Norwegian de faire rentrer du cash dont elle a besoin pour surmonter ses difficultés. Pionnière du long courrier à bas coûts, la compagnie accumule les pertes depuis 2017, payant le prix d'une stratégie d'expansion agressive qui s'est traduite par une dette colossale alors que la rentabilité n'était pas au rendez-vous. L'immobilisation des 18 Boeing 737 MAX depuis l'accident d'Ethiopian Airlines en mars est également préjudiciable pour la compagnie norvégienne. Début juillet, la compagnie a évalué l'impact négatif sur l'année à 700 millions de couronnes (70 millions d'euros).
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Depuis le début de l'année, Norwegian a mis entre parenthèse sa stratégie de croissance. En début d'année la compagnie a annoncé la fermeture cet hiver des lignes reliant l'Amérique du Nord aux Antilles françaises et à la Guyane.
A partir du 15 septembre, les vols entre l'Irlande et l'Amérique du Nord seront arrêtés en raison des déboires du B737 MAX.
Pour cette année, le groupe a abaissé son objectif de croissance de ses capacités dans une fourchette de 0 à 5%, contre 5 à 10% précédemment.