Grève SNCF tout l'été ? Les syndicats réformistes lâchent la CGT

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Selon l'information transmise aux médias par l'Unsa, la CGT envisagerait de prolonger la grève les 2, 6 et 7 juillet prochains, une intention que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez (photo), s'est refusé mardi soir à confirmer dans le détail.
Selon l'information transmise aux médias par l'Unsa, la CGT envisagerait de prolonger la grève les 2, 6 et 7 juillet prochains, une intention que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez (photo), s'est refusé mardi soir à confirmer dans le détail. (Crédits : Regis Duvignau)
Après avoir annoncé hier matin qu'elle ne poursuivrait pas le mouvement après le 28 juin, l'Unsa ferroviaire, syndicat réformiste, rapporte que, lors de la réunion intersyndicale de mardi, la CGT avait envisagé de pousser le bouchon plus loin, en poursuivant la grève pendant la période estivale, et pour commencer les 2, 6 et 7 juillet.

Alors qu'on sortait de la seizième séquence de grève de deux jours à la SNCF (dimanche 17 et lundi 18 juin), les quatre syndicats représentatifs de la SNCF - CFDT, CGT, Unsa et Sud Rail - se réunissaient mardi en interfédérale pour discuter de la suite du mouvement au-delà du 28 juin, échéance convenue en intersyndicale.

La CGT-cheminots a fait cavalier seul vendredi en annonçant la poursuite en juillet de la grève contre la réforme de la SNCF, au-delà du 28 juin, même si le projet de loi a définitivement été adopté par le Parlement.

Selon l'Unsa, la CGT poursuivrait la grève (Martinez refuse de confirmer)

L'Unsa rapportait lundi que la CGT envisageait de prolonger la grève les 2, 6 et 7 juillet prochains, des dates que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s'est refusé mardi à confirmer dans le détail.

La CGT "déterminera demain [ce mercredi 20 juin] des modalités qui seront appliquées en juillet, août et septembre", a dit Laurent Brun, secrétaire général de la fédération des cheminots, devant des journalistes à l'issue de la réunion.

SUD Rail sur la même ligne dure que la CGT

Le secrétaire fédéral SUD-Rail Erik Meyer s'est montré favorable lui aussi à une poursuite de la grève.

L'Unsa ferroviaire, qui avait annoncé mardi matin qu'elle ne poursuivrait pas le mouvement après le 28 juin, entend maintenir la pression par le biais de moyens alternatifs à la grève.

"On sort de trois mois de chantiers intenses et importants. Il y a des désaccords, on va continuer à oeuvrer, mais pas pendant la période estivale", a dit à Reuters le secrétaire général adjoint de l'Unsa ferroviaire, Florent Monteilhet.

La CFDT ne veut surtout pas faire de surenchère

Si, pour l'Unsa, l'unité syndicale n'est plus aussi forte qu'au début, elle pourra être "reconstruite assez rapidement lorsqu'il faudra peser", a dit le secrétaire général de la CFDT cheminots, Didier Aubert, devant la caméra de LCI. Un peu plus tôt, il avait jugé "prématurée" la décision d'une poursuite du mouvement au-delà du 28 juin.

"Il n'est pas question pour la CFDT de faire de la surenchère dès aujourd'hui", a-t-il ajouté, estimant qu'après les amendements obtenus sur la loi et les garanties apportées dans la convention collective, seule la négociation du pacte ferroviaire d'entreprise avec la SNCF continuait de représenter un "verrou".

"Il faut savoir finir une grève"? Le Maire n'hésite pas à citer (à tort) Maurice Thorez

Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a quant à lui appelé mardi à la fin du mouvement.

"Il faut savoir finir une grève. Le peuple français a tranché par l'intermédiaire de ses représentants, qui ont voté à une large majorité pour le projet de réforme de la SNCF", a-t-il déclaré sur BFM TV.

La première phrase, empruntée au secrétaire général du Parti communiste français Maurice Thorez pendant les grèves du Front populaire, a déjà été reprise dans ce contexte par le gouvernement, notamment le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Mais les deux locataires de Bercy n'ont cité que partiellement Maurice Thorez, qui avait estimé qu'"il faut savoir arrêter une grève dès que satisfaction a été obtenue." (Lire le petit rappel du Huff Post à ce sujet)

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 23/06/2018 à 20:00 :
Que de conneries écrites sur le paiement des jours de repos , mais ne compter pas sur les journalistes pour rectifier , je vous explique ;
Il est interdit de travailler sans arrêts , donc 2 jours par semaine sont octroyés ,et la SNCF s emparant de cette discontinuité , décrète que ce ne sont pas des jours de repos
et les considère comme ouvrables donc susceptibles d être payés , mais aucun organigrammes ne prévois la tache à accomplir ses jours là , donc relaxe .
a écrit le 22/06/2018 à 11:37 :
Erik Meyer est-il ce cheminot qui se présente à la télé comme conducteur de train obligé de travailler en horaires décalés ( embauche en pleine nuit ) ?
comment arrive t-il en plus à assurer une fonction syndicale à Sud Rail de secrétaire fédéral , porte parole à la télé , alors que son boulot de conducteur de train est si prenant ?
ou bien est-il en fait un conducteur déchargé de sa fonction et représentant syndical à plein temps ?
a écrit le 21/06/2018 à 17:37 :
Ils avaient misé sur des débrayages en pointillé - dix-huit fois deux jours - pour limiter la casse question retenue sur salaire. Ils ont bien fait. Les cheminots, engagés dans un combat judiciaire avec la SNCF, concernant le décompte de leurs jours de grève "perlée", viennent de se voir conforter, ce 21 juin, par le tribunal de grande instance de Bobigny, selon l'avocat de la CFDT Cheminots, Daniel Saadat. Les juges ont estimé qu'il ne s'agissait pas d'un seul et même mouvement social mais de plusieurs petits mouvements successifs. En conséquence, la direction a eu tort de décider de ne pas rémunérer leurs jours de repos inclus dans la période.
a écrit le 21/06/2018 à 16:48 :
Tant mieux. ça dure déjà depuis avril. La seule raison de continuer la grève est de rendre service à la CGT, pas de rendre service aux cheminots ou aux voyageurs.
a écrit le 21/06/2018 à 8:14 :
si je devais manifesterez états d’ame je serai toujours en grève, mais il faut accepter la démocratie .
Quand je n’etais Pas content de mon emploi je l’ai quitté pour un autre, je demande aux cheminots grévistes de faire de même et mieux de créer une entreprise, ils en auront tous les avantages
Réponse de le 21/06/2018 à 8:37 :
"Quand je n’etais Pas content de mon emploi je l’ai quitté pour un autre"

A quelle époque ?
a écrit le 20/06/2018 à 22:07 :
On sait très bien que la CFDT, n'est pas un syndicat, mais simplement une antenne du pouvoir, qui n'hésite pas à vendre les salariés plutôt que de les défendre.
Réponse de le 21/06/2018 à 9:05 :
Et la CGT est une antenne de la bétise qui préfère sacrifier les revenus de ses militants plutôt que de propose rune approche constructive
a écrit le 20/06/2018 à 16:54 :
« Faire grève contre une loi, en démocratie, c’est curieux», dit Édouard Philippe

Ce sont les mots du Premier ministre, interviewé au sujet de la réforme de la SNCF.

Source : 20 Minutes (14 juin)

Curieuse interprétation de la démocratie de la part de Philippe : la démocratie consisterait donc à se taire, quand bien même le gouvernement passe des lois contre l’intérêt général et pour lesquelles il n’a pas de légitimité électorale.
https://www.upr.fr/actualite/notre-revue-de-presse-de-la-semaine-semaine-du-11-au-17-juin-2018
Réponse de le 20/06/2018 à 18:19 :
"le gouvernement passe des lois contre l’intérêt général et pour lesquelles il n’a pas de légitimité électorale"
Désolé mais les députés ont été élus par le peuple et ils ont toute la légitimé pour voter des lois..n'en déplaise à certains qui se disent démocrates.
Réponse de le 20/06/2018 à 19:48 :
@Gédeon "curieuse interprétation de la démocratie" vous avez de l'humour, un parti au main d'un énarque qui parle de démocratie hors état vous vous moquez du monde. Allez un peu de sérieux l'UPR un parti d'énarques et de hauts fonctionnaires ne peut parler de démocratie au sens noble du mot. Autre point AUCUN parti ou Président de notre pays est un démocrate au sens noble du mot. La France par son histoire est un pays de roi pas un pays dans lequel la majorité du peuple à pouvoir d'ailleurs le refus de considérer le vote blanc comme exprimé et comptabilisé comme tel en est une preuve. L'UPR sera comme les autres une assemblée de moutons et un Président qui se prendrait pour M. Monde mais bon il n' y aucune possibilité de voir ce micro parti jouer un role dans notre pays et heureusement car le chef de file plus charlatan que compétent est déjà dans le monde de l'oubli.
a écrit le 20/06/2018 à 15:51 :
A part faire d' incessantes grèves à la SNCF, de quoi d 'autre le camarade Martinez est il capable de faire ....?
Cela fait longtemps qu'il est sur une autre planète.....
a écrit le 20/06/2018 à 15:48 :
!
honte aux réformistes : ils sont achetés l avenir n est pas réjouissant.. privatisation
a écrit le 20/06/2018 à 15:26 :
Ils n'ont qu'à continuer à faire gréve jusqu'aux élections professionnelles prévues à la fin de l'année.
Cordialement
a écrit le 20/06/2018 à 14:36 :
Allez Martinez, fais comme les trains, circule et ne nous ennuie plus.
a écrit le 20/06/2018 à 14:19 :
quand va t on arreter de subventionner par des formations bidons et des emplois fictifs des syndicats qui ne défendent pas l'interet general mais les privileges
a écrit le 20/06/2018 à 12:33 :
Ce syndicat en est encore à l'époque soviétique et prêche et croit toujours au "grand soir" pour une gouvernance par des apparatchiks d'appareils représentant la justice sociale.
Le parti communiste en France c'est lui de nos jours.
a écrit le 20/06/2018 à 12:11 :
Sans comprendre la position de la CGT, le droit de grève est parfaitement légal. Mais il temps que la Justice se prononce sur les modalités de cette grève perlée, et qui n'est organisée ainsi que pour minimiser les impacts pour les grévistes, et maximiser les problèmes pour l'entreprise. Et je ne parle même pas du tord causé au service public (on pourrait disserter des heures à ce sujet). Interdisons dans un premier temps de faire grève perlée, et chacun prendra ses responsabilités. On pourrait même, dans un deuxième temps, restreindre le droit de grève à la seule défense de son contrat de travail (les grévistes invoquent la défense des futurs embauchés et du "service public", mais apparemment n'ont pas de revendications personnelles..)..
a écrit le 20/06/2018 à 11:06 :
Ah le Cancer Généralisé du Travail, toujours le même diplodocus communiste, sectaire, rigide, idéologue, et ringard, qui vit de subventions étatiques pour détruire ce qui le fit vivre, belle hypocrisie de la comédie paritaire.
a écrit le 20/06/2018 à 10:18 :
Quelle mascarade ce mouvement imposé à la majorité des Français par une minorité médiocre qui ne sait même plus pourquoi elle a fait grève. De vrais pieds nickelés rémunérés en partie par nos impôts........... pour des imposteurs !
a écrit le 20/06/2018 à 10:11 :
Les syndicats ou le ballet bien réglé. CE n'est pas pour rien que l'oligarchie a totalement infiltré tous les syndicats leur donnant une nuance permettant l'illusion.

La CGT aussi s'est déjà faite acheter dans son histoire, on a les preuves, elle fait semblant de tenir mais finira par lâcher en utilisant des moyens de pression toujours aussi inefficaces.

Tout comme le parti communiste est totalement compromis avec le système, la CGT et bien entendu les autres syndicats, sont aussi le système, permettant cet enlisement permanent.

Si les gens ne vont pas se syndiquer ce n'est pas parce que comme aimeraient nous faire croire nos minables serviteurs de l'oligarchie, les salariés croient à fond aux propriétaires d'outils de production, c'est qu'ils savent que c'est inefficace aboutissant toujours à des échecs.
Réponse de le 20/06/2018 à 16:58 :
Martinez est financé pour partie comme les autres syndicats par le mécanisme de la CES, Confédération Européenne des Syndicats dans la plus parfaite ignorance de ses militants et pour faire la politique de l' UE !
https://www.youtube.com/watch?v=3A6SH-HnH_Q
a écrit le 20/06/2018 à 9:46 :
En fin de compte, c'était prévisible :

1er tour de la presidentielle:
CFDT:
Macron frôle la majorité (48 %) devant Fillon (15 %), Mélenchon (14 %), Hamon (12 %) et Le Pen (7 %).

Unsa:
Les sympathisants du syndicat réformiste votent à 42 % pour Emmanuel Macron. Suivent Mélenchon (16 %), Le Pen (14 %) et Hamon (13 %).
Réponse de le 20/06/2018 à 11:19 :
Sondage interne avec 55% de réponses.
94% des agents SNCF soutiennent le mouvement de gréve :

Quoi qu'il en soit, je ne vois toujours pas comment après cette "réforme", SNCF Mobilité, avec son Ca de 6 Md€ et un déficit chronique de 2 md€ va pouvoir commencer à rembourser une dette résiduelle de 12 à 15 Md€ et en même temps entretenir, voire rénover 30 000 km de lignes.

Et ce n'est pas en changeant le statut du personnel qu'on va répondre à ça.

Le gouvernement attend surement un autre massacre de voyageurs à Bretigny pour se sortir les doigts.
Réponse de le 20/06/2018 à 14:16 :
@sauf que : contributions de l'Etat a la SNCF : €4 Mds pour les retraites, et €11Mds comme subvention d'équilibre, soit €15 Mds par an !! Incroyable et en plus ils font grève, soit la double peine pour les contribuables usagers !!! Arrêtons cela !!!
Réponse de le 20/06/2018 à 15:33 :
@Réponse de sauf que

"Sondage interne avec 55% de réponses.
94% des agents SNCF soutiennent le mouvement de gréve"

Effectivement ,mais j"évoquais plutôt la fin de la greve.

"Le gouvernement attend surement un autre massacre de voyageurs à Bretigny pour se sortir les doigts".
,
Sinon, on peut parler aussi de la panne à St lazare à cause d'une piece de quelques dizaines d'euros qui datait de ...1966 ( salaire de Florence Parly ,notre ministre de armée ,52.000€/mois quand elle était à la SNCF ) .Ou comment créer une obsolence programmé de la SNCF ,pour mieux la privatiser ensuite en justifiant des pannes à repetition.
Réponse de le 20/06/2018 à 18:51 :
involontairement, du moins je le pense, vous apportez de l'eau à mon moulin.

Sans contributions lourdes de l'Etat, SNCF réseau n'est pas rentable, ne l'a jamais été et ne le sera jamais.

C'est une constante européenne, sinon planétaire, L'état doit être impliqué, sinon c'est tout le réseau qui s'effondre en quelques années. On se souviendra de l'exemple anglais.

Si l'état envisage de sortir du ferroviaire, qu'il le dise franchement. Mais il affirme au contraire ne pas vouloir de privatisation.

Dans tous les cas, c'est de son devoir de présenter un plan de financement crédible des infrastructures. Et bien on ne l'a pas. La reprise partielle de la dette ne permettra même pas à SNCF réseau de remplir la moitié de ses missions, encore moins de faire des bénéfices, ce qui rend impossible le désendettement.
Réponse de le 20/06/2018 à 19:11 :
J'avais bien compris votre pensée. Ces deux syndicats n'ont pas les mêmes recrutements que la CGT, Sud ou même FO donc pas les mêmes comportements vis à vis de la fin de grève.

Les grèves doivent finir un jour, non pas parce que un ministre l'a dit, mais parce que les grévistes travaillent pour gagner leur croûte alors que Macron est payé quelque soit le nombre de personnes dans la rue.

D'autre part, il est évident que les français sont las de ne pas être entendus et pris en considération lorsqu'ils manifestent ou font grève. Quitte à être snobés, beaucoup ne se manifestent plus mais font du dégagisme politique. Sarkozy et Hollande ont payé cash les ordonnances et les lois imposées au forceps.
J'imagine que Macron pourra subir le même sort.

En ce qui concerne la pièce de St Lazare je suis partagé.

D'un coté une pièce installée en 1966 qui fonctionne encore 52 ans plus tard, peut difficilement être qualifiée de pièce d'usure et je ne suis pas convaincu que la défaillance était prévisible. Elle aurait pu probablement durer 10 ans de moins ou de plus, ce qui rend couteux et pas pertinent un remplacement par anticipation. Mais je ne suis pas un spécialiste, donc je n'en dirais pas plus.

Pa contre je pense pouvoir prendre les paris que sa remplaçante ne durera pas aussi longtemps.
a écrit le 20/06/2018 à 9:42 :
collez un controle fiscal et un controle urssaf au comite d'entreprise, et ca va vite s'arreter

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