Transport aérien : choc social en vue sans nouvelles aides d'Etat (IATA)

 |  | 643 mots
Lecture 3 min.
(Crédits : Joshua Roberts)
La seconde vague du Covid-19 accentue le marasme dans lequel se trouvent les compagnies aériennes depuis le début de la crise sanitaire. Pour atteindre l'équilibre financier en 2021, elles devraient baisser leurs coûts unitaires de 30%, une réduction jamais observée dans l'histoire de l'aviation. A titre de comparaison, en 2019, Air France-KLM avait baissé ses coûts unitaires de 0,9%. Pour réaliser de telles baisses, il faudrait réduire les coûts unitaires des employés de 50% par rapport au troisème trimestre 2020 .

La seconde vague du Covid-19 enfonce encore un peu plus les compagnies aériennes, déjà complètement exsangues depuis huit mois. Période traditionnellement difficile pour le secteur, l'hiver sera catastrophique et le reste de l'année 2021 est complètement incertaine, avec peu d'espoir d'une reprise digne de ce nom. Pour fin 2021, l'association internationale du transport aérien (IATA) ne table plus sur un chiffre d'affaires en recul de 29% par rapport à 2019, mais de 46% ! Les prévisions de pertes financières n'ont quant à elles pas encore été réévaluées. Elles seront évidemment supérieures aux 86 milliards de dollars prévus en juin à un moment où les compagnies tablaient sur une reprise en septembre, certes timide, mais sans le retour d'une  deuxième...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 28/10/2020 à 10:14 :
Le problème étant que l'immaturité totale de notre oligarchie européenne va certainement alimenter ce puits sans fond qu'est cette aberrante économie aérienne.

Et ensuite ils vont nous dire que ya plus de fric pour la santé... -_-
Réponse de le 28/10/2020 à 16:53 :
Jusqu'ici, cette industrie aéronautique que vous décriez de manière si méprisante a tout de même été l'un des 3 seuls secteurs réellement rentables et exportateurs français (avec le luxe et l'agroalimentaire), et à ce titre, une véritable vache à lait pour le budget de l'état et tous ceux qui en vivent (salariés du public, retraités, bénéficiaires d'aides publiques etc) grâce aux dizaines de milliards d'euros récoltés annuellement en impôts sur les sociétés, taxe sur la production, taxes foncières, taxes d'apprentissage, charges sociales, impôts sur le revenu des salariés etc. Vous semblez vous réjouir du démantèlement de cette industrie capitaliste. Vous m'en voyez fort aise. J'espère que, par cohérence, vous serez toujours aussi joyeux lorsque viendra pour vous l'heure de payer - en impôts supplémentaires, CSG, baisse de pension si vous êtes retraité, ou tout autre forme - pour le chômage de ces salariés et de compenser les pertes fiscales de ce secteur d'activité. Et ce moment va arriver très vite, croyez moi. Alors, vous aurez beau maudire les oligarques, la finance, les banques, les dragons volants, Macron, le Pape ou tout autre cible favorite des gilets jaunes, il ne vous faudra pas moins payer.
Réponse de le 28/10/2020 à 19:05 :
Je ne veux pas qu'il soit démantelé je veux juste qu'il retrouve sa juste mesure avec des prix adaptés et que l'on arrête ce dumping tarifaire. Ne me dites pas qu'à 9 euros le trajet pour la Corse ils ne perdent pas de fric hein...
a écrit le 27/10/2020 à 21:01 :
Pour rappel, les crises économiques du système capitalistes servent à faire le ménage parmi les entreprises. L'Etat ne devrait pas sauver/aider une entreprise sans en prendre la possession, et seules les entreprises d'utilité publique devraient l'être. L'utilité du transport aérien touristique est plus que discutable SI on cherche à limiter le changement climatique. Mais SI on ne souhaite pas l'éviter, il n'y a pas de raison non plus de sacrifier l'économie pour quelques milliers de morts quand on sait que le changement climatique en fera des milliards.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :