Uber perd encore une manche en Californie

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Supprimez le statut d'auto-entrepreneur, et cela réglera tout le problème, nous glissait récemment un chauffeur de VTC  de luxe issu de la l'historique grand remise.
"Supprimez le statut d'auto-entrepreneur, et cela réglera tout le problème", nous glissait récemment un chauffeur de VTC de luxe issu de la l'historique grand remise. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Employé plutôt qu'indépendant : le département américain pour l'emploi a tranché concernant les chauffeurs salariés d'Uber.

Un chauffeur d'Uber est-il un employé ou un travailleur indépendant ? Au sujet de la question - sensible - du statut d'un ancien chauffeur, l'agence publique californienne pour l'emploi a déclaré qu'il s'agissait bien d'un employé de la société américaine, d'après l'agence de presse Reuters.

Voilà qui pourrait bien, semble-t-il, bouleverser le modèle économique de la startup, plateforme de mise en relation entre chauffeurs indépendants et passagers. D'autant que cette décision vient s'ajouter à celle d'un juge, toujours en Californie, début septembre, autorisant un recours en nom collectif de certains chauffeurs.

Des taxis indépendants eux aussi...

Reste à voir ce que cela peut potentiellement changer à l'échelle mondiale, alors que cette question du statut se pose de part et d'autre de l'Atlantique.

     | Lire aussi : Comment les travailleurs "1099" menacent l'Uber-économie

Cela dit, n'oublions pas que les taxis affiliés à de grandes centrales de réservation, sont, eux aussi, des indépendants. Yann Ricordel, patron de Taxis Bleus, dont G7 est actionnaire majoritaire, déclarait d'ailleurs en avril 2014 à La Tribune :

"Nous sommes le Uber des taxis !"

...mais pas auto-entrepreneurs

La seule différence vient en réalité du statut d'auto-entrepreneur, à la faible fiscalité, que dénoncent les chauffeurs de taxis. Mais les VTCistes sont obligés de créer une EURL a minima, au-delà du plafond de 32.000 euros permis par l'auto-entrepreneuriat.

"Supprimez le statut d'auto-entrepreneur, et cela réglera tout le problème", nous glissait récemment un chauffeur de VTC de luxe issu de l'historique "grand remise".

    | Pour aller plus loin: Et si l'économie du partage annonçait la fin du salariat ?

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Commentaires
a écrit le 12/09/2015 à 13:47 :
Il est évident que ce combat contre Uber est ridicule et largement d'arrière garde, surtout en le basant sur les procédures américaines. Il est possible de fixer des règles raisonnables en France dès à présent car il est certain qu'elles vont être contournées rapidement. Par exemple en exigeant une prime de création d'entreprise dont on aurait organisé le processus de gestion. Tout le monde a des affiliés, IKEA par exemple le pratique pour ses installateurs de cuisine. Les exemples sont nombreux. La question des franchises est également posée. Revenons à plus de lucidité.
Réponse de le 12/09/2015 à 23:50 :
Le problème n'est pas là, le problème est de respecter le droit de chacun.
Les taxis ont un droit :celui de stationner et prendre en charge la clientèle sur la voie publique en direct ou électroniquement. Pas les vtc.
Les vtc ont été créés d'ans l'idée de pouvoir mettre en relation dès véhicules dé luxe avec des particuliers et croyez moi la 508 la superb et autres n'en sont pas.
Il ne faut pas s'étonner de cette guerre car des gens avides rêvent de faire le travail des autres sas payer le charges.
Cordialement

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