A l'origine de ce mouvement, les chefs de file des huit principaux syndicats français (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Solidaires, FSU). Ils se sont réunis en intersyndicale en août dernier pour décider de cette journée d'action « contre l'austérité, pour les salaires et l'égalité femmes-hommes ».
Les inégalités de salaires à la DGAC parmi les revendications
Le syndicat USAC-CGT a été en pointe au printemps dans la mobilisation contre la réforme des retraites. Parmi les points qu'il défend figure le fait que « les agents DGAC commencent à être impactés par la réforme ». L'organisation a aussi montré du doigt « de plus en plus d'inégalités à la DGAC, en particulier en matière de salaires et critiqué le dynamitage du service public de l'aviation ».
« A l'heure où certains se satisfont d'une maigre revalorisation inégalitaire des agents DGAC (voire inexistante pour certains) au point de signer un moratoire sur les conflits sociaux (qui n'engage que ceux qui l'ont signé), l'USAC-CGT assume au contraire de mobiliser les agents sur ces problématiques majeures », a-t-il argumenté dans un tract appelant à la grève ce vendredi.
« Trêve olympique »
Ce préavis intervient un mois après que le premier syndicat de contrôleurs aériens, le SNCTA, s'est engagé à respecter une « trêve olympique », c'est-à-dire à ne pas faire grève d'ici à la fin des Jeux olympiques et paralympiques prévus en France pendant l'été 2024.
Selon le ministre des Transports Clément Beaune, cet accord engage aussi le deuxième syndicat en nombre de voix aux élections professionnelles des aiguilleurs du ciel, l'UNSA-ICNA. Mais pas l'USAC-CGT, troisième syndicat.
De nombreuses journées de grève des contrôleurs aériens français en début d'année, lors du conflit sur les retraites, avaient conduit la DGAC à demander aux compagnies aériennes d'annuler de façon préventive une partie de leurs vols. Ces grèves avaient ulcéré les compagnies qui desservent la France ou passent par son espace aérien, le plus survolé d'Europe de par sa position géographique centrale.
Ces développements interviennent alors qu'une proposition de loi adoptée en juin au Sénat prévoit l'obligation pour les contrôleurs aériens de se déclarer grévistes 48 heures à l'avance, comme c'est le cas déjà à la RATP ou à la SNCF. Le texte doit arriver à l'Assemblée nationale cet automne, selon M. Beaune qui l'a qualifié de « mesure de bon sens ».
(Avec AFP)